<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762</id><updated>2011-11-28T02:24:39.136+01:00</updated><category term='Remix (actualités)'/><category term='Droit d&apos;auteur et copyright'/><category term='Edition papier'/><category term='Vie privée'/><category term='Neutralité'/><category term='Libre'/><category term='Hadopi'/><category term='Tablettes et liseuses'/><category term='Société numérique'/><category term='ACTA'/><category term='Gratuité'/><category term='Auteurs'/><category term='Piratage'/><category term='Propriété intellectuelle'/><category term='Théorie de l&apos;information'/><category term='Ecriture'/><category term='Censure'/><category term='Edition numérique'/><category term='Copie privée'/><title type='text'>mon IPhone m'a tuer</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>304</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-5645256636537511837</id><published>2010-06-10T05:34:00.002+02:00</published><updated>2010-06-10T05:38:59.430+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tablettes et liseuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Edition numérique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Edition papier'/><title type='text'>Gallimard n’a rien compris (et sera donc président du SNE)</title><content type='html'>Mon ami Antoine Gallimard (&lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/antoine-gallimard-dans-le-texte.html" target="_blank"&gt;voir ici&lt;/a&gt;) en remet une couche dans un entretien accordé au &lt;a href="http://www.lepoint.fr/culture/2010-06-09/interview-d-antoine-gallimard-c-est-l-independance-et-l-autonomie-du-lecteur-qui-sont-mises-en/249/0/464527" target="_blank"&gt;Point&lt;/a&gt;. Entretemps, le patron de la rue Sébastien-Bottin est devenu le &lt;a href="http://www.actualitte.com/actualite/19401-antoine-gallimard-president-sne-election.htm" target="_blank"&gt;premier prétendant à la présidence du Syndicat national de l’édition&lt;/a&gt;, suite à de sombres luttes de pouvoir chez les magnats du papier. Et donc Antoine précise sa vision du livre numérique. Je suis consterné par ses propos et si son probable accès à la présidence du SNE signifie qu’ils seront désormais les positions dominantes des éditeurs, cela promet à mon sens une décennie de naufrage pour les dernières lignées de Gutenberg.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Concernant l’absence de Gallimard dans l’iBookstore d’Apple&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;En somme, aujourd'hui, on nous demande d'accepter qu'un fabricant fasse le marché. Non ! Ce sont les éditeurs et les lecteurs qui doivent le faire. Car si l'éditeur ne maîtrise pas les prix, il perd sa vision du marché et ne contrôle plus son usage. Un prix papier est fixé par l'éditeur, mais si on entre dans le système iBookstore, on se retrouve obligé de vendre ce livre à ce prix moins 20 %. Et c'est sans concession, puisque c'est imposé par le contrat. Pourtant, il est dans le droit de l'éditeur de vendre ou non plus cher son livre.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Ainsi, Apple commet le crime de lèse-oligarchie consistant à proposer des livres moins chers. Il est risible que Gallimard mentionne «&amp;nbsp;les lecteurs&amp;nbsp;» dans les supposés acteurs du marché, puisque son propos consiste à soutenir que la fixation du prix relève de la seule volonté de l’éditeur. Pour être plus précis&amp;nbsp;: l’éditeur artificiellement protégé (avec le libraire) par la loi sur le prix unique du livre, que le SNE espère voir reproduite pour le livre numérique histoire de préserver l’entente cordiale des oligarques de la chaîne papier.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Sur la stratégie «&amp;nbsp;cavalier seul&amp;nbsp;» de chaque éditeur&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;On ne veut pas de la bibliothèque d'Apple. Nous, on veut créer notre propre application. C'est ce qu'on cherche à faire avec notre Eden Reader. Cette librairie numérique existe déjà sur PC. Son utilisation est simple. Une fois son compte créé, le lecteur choisit dans la librairie numérique son livre. Il le télécharge sur PC. Il peut même le copier à six amis.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Il ne vient apparemment pas à l’esprit d’Antoine Gallimard que la multiplication des plateformes, des formats et des DRM ne peut que pénaliser le lecteur numérique, qui n’a pas envie de s’adresser à plein de sites différents (ou d'applications) pour feuilleter et choisir ses lectures. Sur Eden Reader / ePagine, l’avis de Clément Monjou (&lt;a href="http://www.ebouquin.fr/2010/06/09/eden-reader-arrive-enfin-sur-lipad/" target="_blank"&gt;eBouquin)&lt;/a&gt; est pour le moins mitigé et il en va de même pour Nicolas Gary (&lt;a href="http://www.actualitte.com/actualite/19485-ipad-gallimard-lecture-controler-marche.htm" target="_blank"&gt;Actualitté&lt;/a&gt;). N’ayant pas d’iPad (ni l’intention d’acheter cette tablette à laisse pour usager captif), impossible de charger l’application en question (qui est absente de l’iPhone). J’aimerais bien vérifier dans le détail l’histoire de la copie libre pour six amis.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Sur le format ePub&amp;nbsp;:&lt;i&gt; «&amp;nbsp;C'est surtout sur la modalité de lecture que réside le danger. Apple impose, à la lecture, un format : le e-pub. Ce format donne la possibilité au lecteur de changer, à sa guise, la topographie du texte ou d'un livre (sa taille de caractère ou l'emplacement d'une image, etc.). Du coup, tous les efforts traditionnels et historiques de l'éditeur dans la conception d'une page ou d'un livre disparaissent. La numérisation risque ainsi de dévaloriser le contenu. L'enjeu est donc de savoir quels seraient les moyens pour garder un confort de lecture tout en conservant l'esprit, le parcours d'un texte.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Notons d’abord que le format epub n’est pas imposé par Apple&amp;nbsp;: le constructeur n’a fait que s’aligner sur ce standard ouvert créé en septembre 2007. Steve Jobs aurait sûrement préféré créer son propre format propriétaire, mais il est arrivé un peu tard pour laisser s’exprimer ses pulsions de contrôle. Remarquons ensuite que les craintes de Gallimard illustrent à leur état quasi-pur les incompréhensions de la vieille génération papier et surtout son hostilité à l’esprit même de l’ère numérique. Car ce que Gallimard décrit (possibilité de manipuler un texte à sa guise), c’est l’appropriation des contenus par les usagers, le principe même du &lt;a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/02/05/a-la-une/culture-libre-free-culture-lawrence-lessig-ebook/"&gt;read write web&lt;/a&gt; et du mouvement de la culture libre. A cela, le futur président du syndicat des papimanes oppose la maîtrise de A à Z du texte &lt;i&gt;et de son usage par le lecteur&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;. Non pas que je critique l’excellent travail des graphistes et maquettistes des éditions Gallimard&amp;nbsp;: mais refuser l’epub parce que l’on veut figer dans le marbre une certaine mise en page, c’est continuer de penser papier quand on parle numérique.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Sur le push affinitaire par choix de lecture&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;La librairie proposée par Apple vous liste dans des catégories. Dès que vous commandez un ouvrage, elle enregistre votre choix. Du coup, dès qu'un livre sort dans cette catégorie, elle ne vous propose que celui-là. On perd tout le libre arbitre qu'on pouvait avoir avec la librairie traditionnelle. Ce vieux compagnon de route du livre, où on y fait de belles rencontres et qui, comme on dit dans le milieu, contribue au "hasard de l'édition heureuse". La lecture est une promenade solitaire. En aucun cas, elle se fait en collectif. C'est donc l'indépendance et l'autonomie du lecteur qui sont mises en cause.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Là encore, Apple n’innove en rien, cela fait des années qu’Amazon propose des suggestions de lecture en fonction de vos listes antérieures d’achat. Les arguments de Gallimard sont parfaitement stupides. Quand on s’intéresse à un sujet, surtout s’il est pointu, les conseils de lecture sont généralement assez avisés, de même que les commentaires des précédents lecteurs sont parfois utiles. J’en ai encore fait l’expérience récente, depuis que je suis mis en tête de rafraîchir ma culture en physique quantique. Et de toute façon, ces conseils automatiquement produits ne prétendent pas remplacer la circulation personnelle de livres à livres. Gallimard se contredit par ailleurs, puisqu’en faisant cavalier seul avec Eden Reader, il empêche le lecteur de consulter tous les romans sur le même «&amp;nbsp;étalage numérique&amp;nbsp;» et donc de pratiquer la fameuse promenade solitaire dans les nouveautés. Enfin, chacun connaît l’importance du bouche-à-oreille dans certains succès de librairie (et ce n’est pas à Galliamrd que l’on apprendra son métier)&amp;nbsp;: cela montre que la lecture est bel et bien «&amp;nbsp;collective&amp;nbsp;» à un certain degré, ou sociale si l'on veut, c’est-à-dire que les conseils de personnes à personnes déterminent une partie des choix.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Bref, Antoine ne comprend pas grand chose aux mœurs digitales. Mais les lecteurs numériques comprennent très bien que la stratégie «&amp;nbsp;seul contre tous&amp;nbsp;» de la maison Gallimard n’aura que des conséquences fâcheuses pour eux. Puisque les livres de cet éditeur seront si difficiles à trouver et si chers à payer, il ne devra pas s’étonner si certains lecteurs vont les chercher du côté des réseaux BitTorrent dans les années à venir…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-5645256636537511837?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/5645256636537511837/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/06/gallimard-na-rien-compris-et-sera-donc.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5645256636537511837'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5645256636537511837'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/06/gallimard-na-rien-compris-et-sera-donc.html' title='Gallimard n’a rien compris (et sera donc président du SNE)'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-533066992461859916</id><published>2010-06-10T05:33:00.001+02:00</published><updated>2010-06-10T05:33:04.032+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/TBBc5-WQZ-I/AAAAAAAABXE/g1Mz2r5djfk/s1600/ratmort.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/TBBc5-WQZ-I/AAAAAAAABXE/g1Mz2r5djfk/s400/ratmort.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-533066992461859916?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/533066992461859916/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/06/blog-post_10.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/533066992461859916'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/533066992461859916'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/06/blog-post_10.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/TBBc5-WQZ-I/AAAAAAAABXE/g1Mz2r5djfk/s72-c/ratmort.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-4329842385501570691</id><published>2010-06-04T13:02:00.002+02:00</published><updated>2010-06-04T16:05:19.332+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société numérique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théorie de l&apos;information'/><title type='text'>Quelques réflexions sur l'information</title><content type='html'>Etant ces temps-ci au milieu de nulle part, et doté d’une bien médiocre connexion, voici quelques réflexions inactuelles sur l’information. Il s’agit de commentaires sur certaines propositions que l’on entend souvent à son sujet. L’information n’est pas ici prise dans son sens informatique ou physique, elle désigne plutôt quelque chose comme nos unités d’échange cognitif sur le monde, au sens où notre esprit a évolué pour acquérir, mémoriser / oublier, transmettre et produire ce que l’on peut appeler génériquement des informations. Chacun échange en permanence des informations ainsi définies. Le terme a aussi une connotation plus spécialisée par laquelle je commence (l’information sur le monde actuel telle que les médias modernes l’ont définie).&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;L’information des amateurs ne vaut rien, informer est un métier.&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; De nombreux blogs et sites sont animés par des professionnels de la presse, de la communication en général (c’est le cas de celui que vous lisez). Et en tout état de cause, sur des sujets qui les passionnent, les «&amp;nbsp;amateurs&amp;nbsp;» ont des connaissances plus étendues et plus précises que des professionnels généralistes. Quand il s’agit d’exprimer des opinions, et non des connaissances, les uns et les autres sont à égalité. Cet argument reflète souvent l’avis d’une corporation (journalistes) qui vit très mal la remise en cause de son statut économique et symbolique à l’ère numérique. Mais cela ne signifie pas que les professionnels de l’information sont inutiles&amp;nbsp;: on attend simplement d’eux un travail à valeur ajoutée par rapport à ce que peut produire l’intelligence collective du réseau (c’est-à-dire le fait qu’il y aura toujours des sources d’information gratuite, amateur et de qualité parmi les multitudes).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;La pluralité de l’information n’a pas attendu Internet.&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; C’est vrai et faux. En démocratie, la presse est libre et la diversité des opinions s’exprime. Mais les canaux de communication avant l’Internet étaient coûteux&amp;nbsp;: les médias les plus influents, financés par l’État ou la publicité, ne pouvaient se dire totalement indépendants de leurs ressources économiques. Ils étaient surtout rares, et dans cet espace-temps limité, ils laissaient donc souvent la place à la parole dominante des experts ou des représentants «&amp;nbsp;officiels&amp;nbsp;» de certains secteurs d’opinion. Internet a facilité et généralisé l’expression des individus et des communautés vers un public plus ou moins large, lui-même fragmenté (l’opinion publique devient l’opinion des publics). La baisse du coût de production de l’information signifie un accroissement sans précédent de la pluralité de ses sources.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Nous sommes noyés dans l’information, cela provoque l’insignifiance.&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Cette noyade ne concerne que ceux qui sont disposés à perdre pied. Car sauf à prendre l’Internaute pour un simple d’esprit, il est relativement simple d’organiser ses flux d’information par la syndication RSS, le following Twitter, le criblage des fils d’actualité par mots-clés, le suivi des sources pertinentes, le partage sur réseaux sociaux, etc. Internet produit certes la profusion de l’information, mais aussi bien les outils de sélection au sein de cette abondance.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;L’Internet nous prive de notre mémoire individuelle, nous y puisons les informations que nous retenions jadis.&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Sans doute, mais à quoi bon encombrer sa mémoire de données qui deviennent peu à peu immédiatement et universellement accessibles&amp;nbsp;? Dans la plupart de nos tâches intellectuelles, ce n’est pas la mémorisation mais l’agilité et la créativité qui font la différence, c’est-à-dire notre capacité à rassembler, trier, synthétiser l’information, pour finalement produire une interprétation qui nous est propre. Socrate déjà pestait contre l’écriture qui allait priver les humains de leur mémoire en stockant des informations ailleurs que dans le cerveau. On s’en est remis…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Les informations fausses et vraies deviennent indiscernables, Internet est le tombeau de la vérité.&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Ceux qui se souviennent la première guerre du Golfe (par exemple) souriront en lisant cela&amp;nbsp;: presse, radio et télévision ont déjà produit un reflet du monde qui n’est nullement la vérité du monde (la réalité), mais une sélection, une interprétation voire une manipulation d’une infime partie du réel. Reste à s’accorder sur la notion même de «&amp;nbsp;vérité&amp;nbsp;» dans nos propositions de langage&amp;nbsp;: dans bien des cas, cette vérité n’existe pas ou, ce qui revient au même, elle varie selon l’opinion subjective des locuteurs. Des jugements objectifs renvoient à une méthodologie éprouvée et partagée définissant cette objectivité. Ce qui est finalement le cas le plus rare de nos échanges&amp;nbsp;: car l’humain parle assez peu des faits, beaucoup des interprétations de ces faits (donc du ressenti ne prétendant pas au statut d’une vérité objective, universelle, indépendante du locuteur-observateur).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Tout vaut tout, l’information anarchique sur Internet alimente le relativisme et le nihilisme de l’époque.&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Cette conviction est souvent associée à la précédente. Elle émane parfois de personnes pour qui l’information doit être hiérarchisée par des «&amp;nbsp;experts en vérité et en qualité&amp;nbsp;», son sens et sa portée devant être fixés une fois pour toutes. En fait, Internet ne produit pas mais reflète la diversité de nos points de vue dans la plupart des domaines&amp;nbsp;: celle-ci n’est pas une idéologie (le «&amp;nbsp;relativisme&amp;nbsp;»), mais d’abord une réalité, à savoir que les gens ne partagent pas les mêmes goûts, les mêmes opinions, les mêmes valeurs. Certains s’en effraient car ils sont nostalgiques des ordres symboliques homogènes&amp;nbsp;; d’autres s’en félicitent, car ils préfèrent l’instabilité et l’évolutivité des représentations individuelles ou collectives.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Plus ça change, plus c’est la même chose&amp;nbsp;: Internet est un épiphénomène anodin, au bout du compte.&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; On peut penser le contraire. Si Socrate a bu la ciguë, si Bruno a terminé sur le bûcher, si l’imprimerie a été soumise aux lettres de cachet et si la plupart des puissances publiques ou privées continuent aujourd’hui encore de pratiquer le secret et/ou de contrôler et manipuler l’information, c’est bien que cette dernière occupe une place de premier plan dans les rapports de pouvoir. Les canaux de communication ne sont donc jamais indifférents au cours de l’histoire&amp;nbsp;: l’existence d’un réseau d’information décentralisé, individualisé et libre constitue une nouveauté importante de notre temps. Et ce réseau est un enjeu de pouvoir, comme en témoignent les remises en cause régulières de sa neutralité en démocratie, ainsi que son contrôle direct en tyrannie.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;L’information n’est pas la connaissance, on peut être surinformé et ignorant&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;. Cela me semble exact, mais il faut être plus précis. L’information est une condition nécessaire mais non suffisante de la connaissance&amp;nbsp;: on ne peut connaître un sujet sans information directe (par la pratique) ou indirecte (par l’observation de la pratique) sur celui-ci. Si la sur-information ne garantit pas la compréhension, la sous-information produit toujours l’ignorance. L’enjeu principal des décennies à venir, pour l’individu comme pour les collectivités, sera d’exploiter les flux d’information toujours plus massifs afin d’en produire des connaissances.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-4329842385501570691?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/4329842385501570691/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/06/quelques-reflexions-sur-linformation.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/4329842385501570691'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/4329842385501570691'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/06/quelques-reflexions-sur-linformation.html' title='Quelques réflexions sur l&apos;information'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-6997043390154847305</id><published>2010-06-04T13:00:00.001+02:00</published><updated>2010-06-04T13:00:46.392+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/TAjc0ttxSUI/AAAAAAAABW8/685dB7wpWIA/s1600/ruedesanary.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/TAjc0ttxSUI/AAAAAAAABW8/685dB7wpWIA/s400/ruedesanary.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-6997043390154847305?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/6997043390154847305/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/06/blog-post_04.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/6997043390154847305'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/6997043390154847305'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/06/blog-post_04.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/TAjc0ttxSUI/AAAAAAAABW8/685dB7wpWIA/s72-c/ruedesanary.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-5648233332599112375</id><published>2010-06-01T12:36:00.001+02:00</published><updated>2010-06-01T12:37:28.484+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Propriété intellectuelle'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Edition numérique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Edition papier'/><title type='text'>Questions aux éditeurs en procès contre Google</title><content type='html'>Chers éditeurs, vous venez de faire condamner la société Google pour la numérisation sans votre autorisation d’ouvrages français présents dans les bibliothèques américaines, estimant que cette démarche s’apparente à la contrefaçon et porte atteinte à votre propriété intellectuelle (&lt;a href="http://books.google.fr/intl/fr/googlebooks/JugementTGI18Decembre2009-modified.pdf" target="_blank"&gt;jugement&lt;/a&gt;, pdf).&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Vous défendez le droit d’auteur, fort bien. Mais, chers éditeurs, vous avez également un certain nombre de devoirs vis-à-vis de ces auteurs et, plus largement, vis-à-vis des lecteurs. Vous n’ignorez pas que la chaîne de production du livre est numérisée depuis les années 1980, que les scanners existent depuis plus longtemps encore, que la simple saisie d’un texte permet aisément de le rendre disponible en lecture numérique, que les premières machines à numérisation automatique sont apparues au début des années 2000. Vous n’ignorez pas non plus que vos fonds comportent plusieurs centaines de milliers de titres parus au XXe siècle, protégés par ce fameux droit d’auteur auquel vous attachez tant d’importance.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Vous vous félicitez de votre procès contre Google, mais je me permets de vous poser quelques questions&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;•&amp;nbsp;Qu’avez-vous fait pendant les années 1970, 1980, 1990 et 2000, soit quatre longues décennies qui vous auraient permis de numériser lentement votre fond, comme l’a fait patiemment le modeste Projet Gutenberg aux Etats-Unis&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;•&amp;nbsp;Pourquoi le rapport Albanel prévoit-il que la BnF (en d’autres termes l’argent public) assure la numérisation des «&amp;nbsp;œuvres orphelines&amp;nbsp;» qui sont, dans bien des cas, &lt;i&gt;vos œuvres,&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; celles sur lesquelles vous revendiquez si bruyamment &lt;/span&gt;&lt;i&gt;votre&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; propriété intellectuelle&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;•&amp;nbsp;Comment se fait-il que la «&amp;nbsp;révolution numérique&amp;nbsp;» vous prenne de court alors que le texte a été le premier média numérisé&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;•&amp;nbsp;Pourquoi l’offre francophone sur liseuse est-elle si pauvre, &lt;i&gt;minable&lt;/i&gt;&amp;nbsp;même, alors que le succès des liseuses date de plusieurs années déjà&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;• Le chiffre d’affaire annuel de 2,83 milliards d’euros de votre profession (Ministère de la Culture, mars 2010), en croissance régulière depuis 30 ans, vous laisse-t-il des marges si faibles que vous ne pouviez réinvestir la moindre somme dans la numérisation progressive de votre fonds&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Comprenez bien, chers éditeurs, que ces questions sans réponse font planer un sérieux doute sur votre honnêteté intellectuelle. Votre défense procédurière du droit d’auteur paraît une préservation à courte vue de vos profits, de sorte que dans le cas Google, le couplet de l’exception culturelle face à l’ogre américain ne trompe personne – pas même vous, sans doute. Le meilleur moyen de défedre la culture de langue française serait de la rendre abondamment disponible en accès numérique&amp;nbsp;: vous avez failli dans cette tâche, c’est à l’initiative publique (Gallica) ou privée mais étrangère (Google) que l’on doit aujourd’hui les ressources les plus abondantes.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Rien dans vos actes ne témoigne ainsi d’une vision ancienne, ample et généreuse du livre à l’âge numérique, tout démontre la précipitation et l’affolement. L’expression inadéquate de «&amp;nbsp;droit d’auteur&amp;nbsp;» masque de plus en plus difficilement sa réalité, à savoir un monopole de copie, et un monopole dont vous n’avez pas su user pour rendre en temps et en heure ces copies disponibles au public numérique.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Vous pouvez bien sûr continuer dans cette voie, estimant que la loi vous protège et ne vous oblige à aucun devoir vis-à-vis du public. Vous pouvez continuer à revendiquer le droit d’auteur que lorsqu’il vous est profitable et à ne surtout pas exploiter cette propriété intellectuelle quand elle vous coûte. Mais cette pratique si manifestement centrée sur vos intérêts n’aura que des conséquences néfastes&amp;nbsp;: dégradation supplémentaire de votre image, éloignement des auteurs lucides, déception de vos lecteurs. Et pour finir piratage de vos best-sellers, car le respect de la propriété intellectuelle est proportionné au respect qu’inspire le propriétaire.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je ne doute cependant pas, chers éditeurs, que vous aurez l’obligeance de répondre à mes questions et, surtout, de garantir aux lecteurs francophones que votre fonds sera prochainement et intégralement disponible sur les liseuses, à des prix et des formats accessibles pour le grand nombre.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-5648233332599112375?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/5648233332599112375/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/06/questions-aux-editeurs-en-proces-contre.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5648233332599112375'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5648233332599112375'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/06/questions-aux-editeurs-en-proces-contre.html' title='Questions aux éditeurs en procès contre Google'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-8712125876515545093</id><published>2010-06-01T12:35:00.001+02:00</published><updated>2010-06-01T12:35:07.742+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/TATiUodYwDI/AAAAAAAABW0/sFAfNS_an3s/s1600/cimetieresatleu.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/TATiUodYwDI/AAAAAAAABW0/sFAfNS_an3s/s400/cimetieresatleu.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-8712125876515545093?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/8712125876515545093/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/06/blog-post.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/8712125876515545093'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/8712125876515545093'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/06/blog-post.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/TATiUodYwDI/AAAAAAAABW0/sFAfNS_an3s/s72-c/cimetieresatleu.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-3460378871132318885</id><published>2010-05-28T15:25:00.007+02:00</published><updated>2010-05-28T17:45:51.120+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tablettes et liseuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société numérique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Censure'/><title type='text'>De la pornographie sur l'iPad</title><content type='html'>Nul doute qu’avec un titre pareil, je vais faire exploser la popularité de mon blog sur les moteurs de recherche, bien plus efficacement que par mes considérations sur l’information quantique. La lecture d’un &lt;a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/05/28/l-industrie-du-porno-fait-un-pied-de-nez-a-steve-jobs_1363528_651865.html#ens_id=1363514" target="_blank"&gt;article du Monde&lt;/a&gt; a éveillé mon attention sur le sujet. On sait que la firme de Steve Jobs opère une &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/mon-iphone-ma-censurer-mark-fiore-ou-le.html" target="_blank"&gt;censure sévère&lt;/a&gt; sur toute application pornographique ou érotique. Le quotidien allemand &lt;i&gt;Bild&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; en a déjà fait l’expérience, et le magazine &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Dazed&amp;amp;Confused&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; qualifie sa propre déclinaison iPad de «&amp;nbsp;version iranienne&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Dans un échange de mail avec Ryan Tate de &lt;a href="http://gawker.com/5539717/steve-jobs-offers-world-freedom-from-porn" target="_blank"&gt;Gawker&lt;/a&gt;, Steve Jobs explique sa position&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Vous ferez plus attention à la pornographie quand vous aurez des enfants (…) Cela ne concerne pas la liberté, cela concerne Apple qui tente d’adopter une position juste pour ses utilisateurs (…) Vous pouvez être en désaccord avec nous, mais nos intentions sont pures&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;. Cette pureté revendiquée définit en effet le puritanisme, attitude assez rare et incompréhensible de ce côté-ci de l’Atlantique. Des producteurs de X se sont amusés à développer des versions non-Flash de leur site afin que celles-ci apparaissent sans difficulté sur iPhone ou iPad, malmenant la garantie 100% pur-de-cul de la communication d’Apple à destination des enfants terrorisés et des parents concernés.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Une chose est certaine&amp;nbsp;: Apple fait ce qu’il veut sur ses supports et applications propriétaires. Le point le plus étonnant est que les médias européens tressent les lauriers de la tablette d’Apple alors que cette menace permanente de censure les ferait hurler si elle était exercée par quelque régime tyrannique. Il faut croire que les mêmes médias acceptent l’idée d’une information à deux niveaux&amp;nbsp;: leurs abonnés sur l’iPad seront privés de ce qui déplaît à Steve Jobs (aujourd’hui le cul, demain autre chose), les autres non. Curieuse conception de la cohérence éthique pour une profession qui met si souvent en avant sa déontologie…&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Pour comprendre la position de Jobs-le-quaker, du moins son arrière-plan, on lira avec profit le dernier essai de Marcela Iacub, &lt;i&gt;De la pornographie en Amérique&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;. On sait que les États-Unis sont la terre d’élection de la liberté d’expression grâce au Premier Amendement de leur constitution – et pour le coup, on regrette de vivre sur la rive liberticide de l’Atlantique. Mais cette liberté connaît une exception de taille&amp;nbsp;: l’obscénité. Par un arrêt de 1973, la Cour suprême des États-Unis a considéré que l’obscénité constitue un message à ce point dégradé et dégradant qu’elle ne peut être considérée comme une expression ou une opinion normale. Elle serait une injonction à la lascivité, relevant du faire plutôt que du dire, donc de la sexualité elle-même et non de la parole. Par exemple, il est interdit de prononcer «&amp;nbsp;fuck&amp;nbsp;» sur une télévision ou une radio non câblée. Cette correction politique du langage public limite donc la liberté selon une certaine conception fonctionnelle de la langue (pas de mauvais esprit dans la lecture de cette dernière phrase SVP).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le problème est que cette vision fonctionnelle reste mystérieusement centrée sur le sexe. Ainsi, selon l’approche pragmatique d’Austin, on peut penser que parfois «&amp;nbsp;dire c’est faire&amp;nbsp;» et donc que certaines paroles relèvent effectivement de l’action. Si je dis&amp;nbsp;«&amp;nbsp;tuez-le » en désignant une victime à une foule en colère,&amp;nbsp;&amp;nbsp;j'agis plus que je ne parle. Mais la même Cour suprême considère, dans un arrêt de 1969, l’appel au lynchage des Noirs par le Ku-Klux-Klan comme relevant du régime commun de la liberté d’expression. Or, il est tout de même difficile de penser que cette incitation à l’acte violent par un propos haineux diffère ontologiquement d’une incitation à l’acte sexuel par un propos obscène. Cette aporie manifeste la nature profondément religieuse de l’imaginaire américain… dont la censure du X sur l’iPhone et l’iPad est un écho.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Mais on ne doit évidemment pas sous-estimer des arrière-pensées bien moins puritaines et bien plus publicitaires dans la stratégie de Jobs. Comme le relève Tristan Nitot sur le &lt;a href="http://standblog.org/blog/post/2010/05/26/%C3%80-propos-de-l-iPad" target="_blank"&gt;Standblog&lt;/a&gt;, le dernier gadget d’Apple n’est absolument pas le synonyme de la geek-attitude technophile et bidouilleuse (au contraire, il est conçu pour limiter au maximum l'appropriation), mais avant tout un terminal mainstream pour ceux qui veulent naviguer sans se prendre la tête. On a moqué l’Ipad comme un Minitel 2.0, mais sa philosophie se rapproche plutôt dans mon esprit de la télévision&amp;nbsp;: le joli écran qui crache sans difficulté des images, du son et un peu de texte quand même, le tout en consommation plutôt passive. Passive mais non lascive, donc, car les braves gens ne consommeront que des contenus estampillés «&amp;nbsp;corrects&amp;nbsp;» par les «&amp;nbsp;intentions pures&amp;nbsp;» de Jobs et ses employés.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Référence citée&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Iacub M (2010), &lt;i&gt;De la pornographie en Amérique. La liberté d’expression à l’âge de la démocratie délibérative&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;, Fayard, 332 p.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-3460378871132318885?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/3460378871132318885/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/de-la-pornographie-sur-lipad.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/3460378871132318885'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/3460378871132318885'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/de-la-pornographie-sur-lipad.html' title='De la pornographie sur l&apos;iPad'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-6711058758123134774</id><published>2010-05-28T15:23:00.002+02:00</published><updated>2010-05-28T15:23:34.243+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S__Dx9uKVTI/AAAAAAAABWk/DkFRdbnvycs/s1600/disqueronaldapoil.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S__Dx9uKVTI/AAAAAAAABWk/DkFRdbnvycs/s400/disqueronaldapoil.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-6711058758123134774?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/6711058758123134774/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_8887.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/6711058758123134774'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/6711058758123134774'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_8887.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S__Dx9uKVTI/AAAAAAAABWk/DkFRdbnvycs/s72-c/disqueronaldapoil.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-7262781552488620286</id><published>2010-05-28T14:10:00.003+02:00</published><updated>2010-05-28T17:54:02.030+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théorie de l&apos;information'/><title type='text'>Darwinisme quantique et physique de l’information</title><content type='html'>L’humanité évolue par transfert, modification et sélection de l’information socioculturelle. La vie évolue par transfert, modification et sélection de l’information biologique. Se pourrait-il que l’univers évolue par transfert, modification et sélection de l’information quantique&amp;nbsp;? C’est, en substance, l’hypothèse que défend depuis quelques années le groupe du physicien Wojciech Hubert Zurek et dont une expérience récente suggère la validité (Burk et al, &lt;a href="http://prl.aps.org/abstract/PRL/v104/i17/e176801" target="_blank"&gt;Phys. Rev. Lett. 104, 176801&lt;/a&gt;, voir aussi le commentaire sur &lt;a href="http://www.physorg.com/news192693808.html" target="_blank"&gt;PhysOrg&lt;/a&gt;). Ce modèle est connu sous le nom de «&amp;nbsp;darwinisme quantique&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;Je vais tâcher d’introduire ces notions… en espérant rester compréhensible&amp;nbsp;! Comme le faisait remarquer Feynman avec son humour célèbre, ceux qui affirment avoir compris la physique quantique manifestent ainsi que ce n’est pas décidément le cas. Je crains de ne pas échapper à la règle… (Pour des synthèses plus fiables sur le darwinisme quantique par l’auteur de cette hypothèse, voir Zurek 2008, Zurek 2009)&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;Petit rappel. En physique quantique, le comportement des particules diffère considérablement de ce que nous observons des corps en physique classique, c’est-à-dire à l’échelle macroscopique. Ces particules sont les électrons, photons, bosons, quarks formant les protons et neutrons, des dizaines d’autres dont l’existence est très courte. Ce sont des quantifications discrètes de la matière, de l’énergie et des forces, d’où leur nom de quanta (singulier quantum)&amp;nbsp;: ce qui nous apparaît comme continu est discontinu. Les particules ne peuvent être décrites à proprement parler comme des ondes, ni comme des corpuscules (ponctuels). Il est impossible de connaître simultanément leur position et leur vitesse. L’observation dans un appareillage ad hoc va «&amp;nbsp;figer&amp;nbsp;» leur comportement. La description adéquate du niveau quantique de l’univers est mathématique&amp;nbsp;et se fait le plus souvent dans un espace vectoriel (un espace euclidien de nature complexe, où l’on calcule le comportement d’une fonction). L’approche déterministe de la physique classique laisse place à une estimation probabiliste&amp;nbsp;(évaluation des amplitudes de probabilité représentées par une matrice, c’est-à-dire la probabilité qu’a la particule considérée de se trouver dans un état particulier)&amp;nbsp;: il ne s’agit pas d’une carence de la théorie ou de l’expérimentation, mais du comportement &lt;i&gt;réel&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; des particules élémentaires. «&amp;nbsp;Le vieux&amp;nbsp;» joue bel et bien aux dés, selon une formule célèbre de la correspondance d’Einstein à Max Born.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;Tout cela est éminemment contre-intuitif, pas seulement pour le commun des mortels mais aussi bien pour les plus grands physiciens. Einstein, dont un des articles de 1905 fut pourtant à l’origine de l’approche quantique de l’électromagnétisme (photon de lumière), passera les dernières années de sa vie à tenter sans succès de conjurer l’étrangeté quantique au profit d’une vision plus «&amp;nbsp;réaliste&amp;nbsp;» supposant des «&amp;nbsp;variables locales&amp;nbsp;» que nous ignorerions. On a expérimentalement démontré depuis que les réserves du père de la relativité n’étaient pas fondées (inégalités de Bell et expériences conséquentes), que l’infiniment petit est bel et bien infiniment étrange pour nos sens, évolutivement adaptés pour vivre dans un autre niveau de la réalité. La superposition quantique indique par exemple que les différents observables (comme la quantité de mouvement, la position) peuvent avoir des valeurs différentes au même instant t. L’intrication quantique signale que deux particules liées mais spatialement séparés communiquent instantanément car elles forment un seul système, au sens où la modification de l’une (par exemple une observation) entraîne instantanément celle de l’autre, même à des années-lumière de distance. Tout cela ne relève plus de la spéculation (comme dans la période des fondateurs, 1900-1930), mais de l’expérimentation depuis que l’on peut manipuler des particules isolées ou assemblées dans des conditions ad hoc (que ce soit des photons monochromes, des électrons, des atomes froids, des condensats de Bose-Einstein, etc.).&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;Parmi les nombreuses questions qui intéressent les physiciens se trouve celle de la transition d’un ensemble infini d’états quantiques plus ou moins probables vers un état classique «&amp;nbsp;certain&amp;nbsp;», localisé et familier, celui que la physique newtonienne décrit, où la superposition, l’intrication et autres propriétés étonnantes ont disparu. La théorie dominante est celle de la décohérence&amp;nbsp;: toute interaction avec un élément de l’environnement E (y compris bien sûr un appareillage d’enregistrement) rend les fonctions d’ondes du système incohérentes (déphasées ou orthogonales), ce qui signifie que la probabilité de superposition de ces fonctions devient nulle, en d’autres termes que le système prend un «&amp;nbsp;état pur&amp;nbsp;» (observable et cohérent du point de vue macroscopique) par «&amp;nbsp;effondrement de la fonction d’onde&amp;nbsp;» (aussi appelée «&amp;nbsp;réduction du paquet d’onde&amp;nbsp;», cette image venant de la mécanique ondulatoire de Broglie et Schrödinger). C’est ici qu’intervient le «&amp;nbsp;darwinisme quantique&amp;nbsp;» de Zurek.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;Zurek repart principalement de trois postulats&amp;nbsp;de la physique quantique (un peu plus, mais on simplifie ici en allant à l’essentiel) : (i) il y a des états quantiques superposés (représentables dans un espace vectoriel), (ii) leur évolution est unitaire (évolution dans le temps de l’équation de Schrödinger, pour un système non relativiste), (iii) les mesures mènent aux mêmes résultats (nous observons tous une même réalité objective, dans un labo ou dans la rue). Il ajoute un autre axiome évident, mais ignoré des manuels&amp;nbsp;: (o) L’univers est fait de systèmes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;Comme nous l’avons dit, on a mis en avant l’idée que toute observation (iii) provoque un «&amp;nbsp;effondrement de la fonction d’onde&amp;nbsp;» et réduit un système quantique au seul état observable. Zurek suggère une formulation différente de la question&amp;nbsp;: dans les états quantiques possibles, certains sont plus résistants à l’environnement que d’autres. Il les nomme des «&amp;nbsp;pointer states&amp;nbsp;» (que l’on pourrait traduire par «&amp;nbsp;états accessibles à une observation&amp;nbsp;»). Par exemple si vous regardez un arbre, et que cette expérience classique doit être traduite en termes quantiques, vous observez plutôt l’interaction du rayonnement (en lumière visible) sur la matière de l’arbre, c’est-à-dire en dernier ressort un «&amp;nbsp;environment-induced state&amp;nbsp;» de l’arbre («&amp;nbsp;état induit par l’environnement&amp;nbsp;») résultant lui-même d’une «&amp;nbsp;einselection&amp;nbsp;» («&amp;nbsp;sélection par l’environnement&amp;nbsp;» dans les états possibles, aussi appelée «&amp;nbsp;supersélection&amp;nbsp;» par Zurek). Pour le dire autrement, si l’on prend un système quantique (S) et son environnement (E), les états de S vont plus ou moins modifier E (ou des sous-ensembles de E, des fragments F) et ce sont les états les plus robustes qui finissent par dessiner les observables de E. Cela mène Zurek à parler de «&amp;nbsp;l’environnement comme &lt;i&gt;témoin&lt;/i&gt;&amp;nbsp;».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;Comment s’opère cette empreinte d’un système quantique sur son environnement&amp;nbsp;? Zurek propose une relecture de la théorie des probabilités sur laquelle je ne m’étendrai pas ici. En deux mots, l’approche «&amp;nbsp;subjective&amp;nbsp;» et familière de Laplace (nous ne savons pas quel côté de la pièce sera sélectionné) est remplacée par une approche objective déduite de la symétrie des états intriqués (décomposition de Schmidt des produits tensoriels d’un vecteur en deux ensembles orthogonaux). Cela permet de retrouver la règle de Born mais en évitant l’hypothèse initiale ad hoc de l’additivité des probabilités.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;Physiquement, Zurek donne à l’information un statut assez nouveau dans notre vision du réel puisque l’environnement devient un «&amp;nbsp;canal de communication&amp;nbsp;» des états quantiques les plus redondants. C’est en cela que le darwinisme quantique est une théorie de l’information.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;Comme le note Zurek (2008 23), &lt;i&gt;«&amp;nbsp;le spectre de l’information hantait et hante encore la physique&amp;nbsp;».&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; Un état classique est «&amp;nbsp;réel&amp;nbsp;», doté d’une existence objective au sens où des observateurs ignorants les uns des autres parviennent aux mêmes observations indépendantes. Mais l’information ne paraît pas «&amp;nbsp;réelle&amp;nbsp;» de la même manière&amp;nbsp;: elle désignait ce que l’observait connaît subjectivement, &lt;/span&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;un simple reflet de l’état réel, non pertinent pour la physique&amp;nbsp;».&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;Cette vision est appelée à être dépassée, nous dit Zurek&lt;i&gt;. «&amp;nbsp;Dans une approche quantique, l’information et l’existence deviennent interdépendants. L’état réel est défini et rendu objectif parce que nous savons de lui – par l’information.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; Il cite mot célèbre de son professeur, John Archibald Wheeler&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;it from bit&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; (Wheeler, élève d’Einstein, fut aussi le professeur de Feynman quand celui-ci formalisa la quantique en intégrales de chemin, à la base de ses futurs diagrammes, et de quelques autres pointures de la physique quantique, voir Misner et al 2009). Et un autre de Landauer&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;L’information est physique&amp;nbsp;».&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; Ces auteurs sont parvenus à la même conclusion par des approches différentes – l’analyse des trous noirs chez Wheeler, de l’entropie et du démon de Maxwell chez Landauer (voir Leff et Rex 2003).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;Hugh Everett est célèbre pour avoir mené la physique quantique à son terme logique, en portant sur elle un autre regard que celui de la génération des fondateurs&amp;nbsp;: au lieu de chercher d’une manière ou d’autre autre à interpréter le monde quantique par le monde classique (de nos sens), libérons notre esprit et faisons plutôt des hypothèses novatrices sur le monde classique depuis l’évidence du monde quantique. La conclusion d’Everett sur les «&amp;nbsp;mondes parallèles&amp;nbsp;» est néanmoins restée très obscure, bien qu’un certain nombre de physiciens la défendent (voir par exemple Deutsch 2003, Lepeltier 2010 pour une introduction vulgarisée)&amp;nbsp;: le chercheur défendait l’idée que chaque état quantique définit un univers et que les univers se divisent en permanence. Le paradoxe du chat de Schrödinger devenait&amp;nbsp;: dans un univers le chat est mort, dans un autre il est vivant. Et nous-mêmes existons dans un grand nombre de mondes parallèles.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;L’approche élégante de Zurek reprend la première intuition d’Everett (partir du quantique et trouver la meilleure explication du classique, fut-ce au détriment de nos catégories familières) en évitant soigneusement la seconde, qui est contre-intuitive, peu testable et induit des complications inutiles. Il parle d’une «&amp;nbsp;interprétation existentielle&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Son essence est une définition opérationnelle de l’existence objective des états physiques&amp;nbsp;: pour exister, un état doit, au grand minimum, persister ou évoluer de manière prédictible malgré l’immersion du système dans son environnement. La prédictabilité est la clé de la sélection induite par l’environnement (einselection)&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;Toutes ces considérations – si vous avez eu le courage de les suivre jusqu’ici&amp;nbsp;! – paraissent bien abstraites et lointaines Pourtant, la physique quantique sous-tend un nombre croissant de nos réalisations&amp;nbsp;: transistor et semi-conducteurs, laser, ensemble des nanotechnologies appelées à modifier nos manipulations de l’énergie, de la matière et à l’information, états mésoscopiques, etc. Sans la compréhension quantique de l’électron, vous ne seriez pas en train de me lire. Toutes ces révolutions de la vie quotidienne induites par la technoscience forment un moteur prépondérant d’évolution des sociétés, mais nous y sommes généralement aveugles – au sens où l’on observe une sous-information chronique concernant la technique et la science, de sorte que les débats concernent des enjeux souvent plus futiles.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;L’information quantique apportera son lot de bouleversements concrets – le travail est par exemple avancé sur des solutions de cryptographie quantique inviolable, car fondées sur le spin des particules et leur modification d’état en cas d’interception par un tiers, ou bien inversement sur la factorisation rapide de nombres très grands permettant de casser aisément des codes réputés inviolables en calcul classique. (Quand on sait la place du secret dans tout édifice politique, ce genre d’innovation ne sera pas neutre.) On peut se représenter ces questions d’information quantique à partir du démon de Maxwell. Dans une expérience de l’esprit, le père de l’électromagnétisme conçoit un être imaginaire (le démon) qui commande le sas entre deux compartiments d’une boite contenant un gaz. Ce démon laisse passer les molécules les plus rapides du sas B vers le sas A. Comme la température est fonction de la vitesse moyenne des molécules, il parvient ainsi à violer les lois de la thermodynamique. Si Landauer (et non Brillouin comme l’écrit &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mon_de_Maxwell" target="_blank"&gt;Wikipedia&lt;/a&gt;) a exposé l’impossibilité physique du démon (en raison du travail nécessaire à l’effacement intermédiaire de sa mémoire), il n’en reste pas moins que cette expérience de pensée trace une voie de recherche, celle de la manipulation de l’information à son niveau le plus pertinent par les moyens les plus efficaces (moindre action, moindre temps et moindre énergie).&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;Un certain nombre d’observateurs pensent ainsi que l’accélération du savoir, c’est-à-dire la croissance de plus en plus rapide des explications du réel et des applications sur le réel, ouvre une ère qui rendra caduque bon nombre de nos questionnements «&amp;nbsp;classiques&amp;nbsp;». Car il ne s’agira plus de s’adapter à la nature des hommes et des choses, mais bien de réécrire cette nature dans son langage intime, celui de l’information. On peut ainsi laisser divaguer son imagination. Par exemple, l’information étant définie comme le contraire de l’entropie – et l’irréversibilité de cette dernière comme la base physique de la flèche du temps –, penser un monde où l’information tend vers la préservation d’un présent éternel… &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 111.35pt;"&gt;&lt;b&gt;Références citées&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Deutsch D (2003, &lt;i&gt;1997&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;), &lt;i&gt;L’étoffe de la réalité&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, Cassini&amp;nbsp;; Leff HS, Rex AF (2003), &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Maxwell’s Demon 2. Entropy, classical and quantum information, computing&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, Institute of Physics Pub&amp;nbsp;; Lepeltier T (2010), &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Univers parallèles&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, Seuil&amp;nbsp;; Misner CW et al (2009), &lt;a href="http://www.google.fr/url?sa=t&amp;amp;source=web&amp;amp;ct=res&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CCEQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fauthors.library.caltech.edu%2F15184%2F1%2FMisner2009p1638Phys_Today.pdf&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=John+Wheeler%2C+relativity%2C+and+quantum+information&amp;amp;ei=Xav_S4G_N5CF4QaCovnLDg&amp;amp;usg=AFQjCNG-jLTsluS-33vHHZe-jOfz2GZd4w" target="_blank"&gt;John Wheeler, relativity, and quantum information&lt;/a&gt;, &lt;/span&gt;&lt;em&gt;Physics Today&lt;/em&gt; &lt;strong&gt;62&lt;/strong&gt; (4) 40-46&amp;nbsp;; Zurek WH (2008), &lt;a href="http://arxiv.org/abs/0707.2832" target="_blank"&gt;Relative states and the environment: Einselection, envariance, quantum Darwinism, and the existential interpretation&lt;/a&gt;, arXiv:0707.2832&amp;nbsp;; Zurek WH (2009), Quantum Darwinism (&lt;a href="http://arxiv.org/abs/0903.5082" target="_blank"&gt;arXiv:0903.5082&lt;/a&gt;),&amp;nbsp;&lt;em&gt;Nature Physics&lt;/em&gt; 5, 181-188.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-7262781552488620286?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/7262781552488620286/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/darwinisme-quantique-et-physique-de.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/7262781552488620286'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/7262781552488620286'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/darwinisme-quantique-et-physique-de.html' title='Darwinisme quantique et physique de l’information'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-2060513193102714631</id><published>2010-05-28T14:07:00.002+02:00</published><updated>2010-05-28T14:07:33.657+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_-x8vZTavI/AAAAAAAABWc/_Pz2f3i1uFQ/s1600/tracemur.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_-x8vZTavI/AAAAAAAABWc/_Pz2f3i1uFQ/s400/tracemur.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-2060513193102714631?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/2060513193102714631/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_8549.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/2060513193102714631'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/2060513193102714631'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_8549.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_-x8vZTavI/AAAAAAAABWc/_Pz2f3i1uFQ/s72-c/tracemur.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-4192584805273417366</id><published>2010-05-28T01:36:00.001+02:00</published><updated>2010-05-28T01:37:15.726+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tablettes et liseuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Edition numérique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Edition papier'/><title type='text'>Plateformes et liseuses numériques: la revanche des indépendants?</title><content type='html'>En contrepoint des déclarations récentes des éditeurs français, &lt;a href="http://www.actualitte.com/actualite/19253-auto-edition-ibookstore-auteur-epub.htm" target="_blank"&gt;Actualitté&lt;/a&gt; révèle qu’Apple vient de lancer sur l’iBookstore son offre en auto-édition. Plus exactement, une méthode simplifiée par laquelle un auteur propose son livre (déjà maquetté en ePub) dans les pays de son choix. Amazon comme Barnes &amp;amp; Nobles ont déjà des offres similaires. Il serait douteux que Google Editions et Sony ne développent pas ce marché dans les mois à venir.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Gallimard, Nourry et compagnie raisonnent dans le domaine numérique comme ils raisonnaient dans le domaine papier&amp;nbsp;: la concentration de l’édition industrielle, les moyens importants de production, de diffusion et de promotion y permettaient une politique arrogante de l’offre. L’auteur se mettait à genoux pour obtenir un contrat léonin lui concédant 8&amp;nbsp;% de droits en moyenne, pour huit semaines d'espérance de vie en librairie (et en moyenne aussi). Le lecteur devait accepter les prix des étals de libraire, où 80&amp;nbsp;% des titres provenaient de 20&amp;nbsp;% des producteurs. Tout cela était vanté comme un modèle de diversité, de qualité et d'équité... par ceux qui avaient intérêt à entretenir cette légende.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le livre numérique change la donne. Les contrats directs de diffusion proposés aux auteurs par Apple, Amazon et autres distributeurs accordent 70&amp;nbsp;% de royalties sur les ventes, soit huit fois plus que le contrat d’éditeur standard dans le monde papier. De surcroît, comme les éditeurs français développent des usines à gaz en diffusion, ils ne garantissent même pas à leurs auteurs d’être présents sur toutes les grandes plateformes existantes ou à venir dans l’année, dont celle de Google en procès avec plusieurs d’entre eux.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;En 2011, un primo-auteur pourra donc sans grande difficulté* placer son livre numérique directement sur les vitrines d’Apple, d’Amazon, de Google, de Sony, et de celles des librairies françaises en ligne (type Fnac, Decitre ou autre) qui accepteront les ouvrages auto-édités. Comme il recevra 70&amp;nbsp;% du montant des ventes, il pourra proposer un prix bien plus attractif que celui des grandes maisons et bénéficier ainsi d’un avantage non négligeable sur ses compétiteurs. Car le lecteur ne peut lire tous les romans&amp;nbsp;: il ira vers ceux qui proposent une large part du contenu en découverte gratuite, et la suite à un prix minime.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Des petites maisons d’édition ont également compris tout l’intérêt de la période présente. &lt;a href="http://www.publie.net/" target="_blank"&gt;Publie.net&lt;/a&gt; de François Bon propose ainsi sur l’iBoookstore des textes entre 0,49 et 5,99 euros, quand la plupart des éditeurs sont au-dessus de 15 euros. Ainsi, sur l'iPad, &lt;i&gt;Autre monde 3 - Le coeur de la terre&lt;/i&gt; de Maxime Chattam (Albin Michel) est proposé à 15,99 euros... quand on le trouve en papier et en neuf à 15,84 euros sur Amazon.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;A ceux qui objectent qu’Amazon, Apple et consorts ne sont que des multinationales avides de profits, on répondra&amp;nbsp;: que la plupart des libraires sont d’ores et déjà devenus des vendeurs de papier, et qu’il en va de même pour les industriels de l’édition&amp;nbsp;; que les librairies en ligne font une part importante de leurs chiffres d’affaires sur la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Longue_tra%C3%AEne" target="_blank"&gt;longue traîne&lt;/a&gt;, donc qu’elles ont tout intérêt à accueillir les «&amp;nbsp;petits&amp;nbsp;» contrairement aux librairies physiques qui privilégient les «&amp;nbsp;gros&amp;nbsp;» pour survivre&amp;nbsp;; qu’à défaut d’une licence globale doublée d’un site universel de téléchargement gratuit, les auteurs indépendants doivent chercher tous les moyens de diffusion de leurs œuvres&amp;nbsp;; qu’Amazon, Apple et consorts sont effectivement de simples dépôts géants et que l’auteur indépendant doit les utiliser comme tels, en développant par ailleurs une politique de lien direct avec ses lecteurs par tous les outils du web 2.0 (blog, microblogging, réseaux sociaux, etc.).&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Empêtrés dans une chaîne du livre qu’ils avaient bâtie pour contrôler le marché papier, les dinosaures de Gutenberg abordent donc cette décennie décisive dans une position difficile et défensive. Comme ils n’ont pas bien pris la mesure de ce que signifie la numérisation, et conservent le ton hautain des dominants sûrs de leur fait à la manière des Nourrymard, il va de soi que j’encourage les auteurs comme les lecteurs à prendre leur indépendance.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;D’autant que cette édition industrielle ne peut même plus se prévaloir d’une garantie de qualité dans les livres qu’elle propose au public, vu qu’elle a multiplié depuis trois décennies les sorties à seule fin d’occuper les étalages et de faire tourner la trésorerie. Qui n’a jamais terminé un roman ou un essai publié par une «&amp;nbsp;grande&amp;nbsp;» maison d’édition en se demandant comment cette œuvre insignifiante, et oubliée le lendemain, pouvait encore valoir 15 ou 20 euros&amp;nbsp;? Et qui, au contraire, n’a jamais découvert une perle publiée par une maison d’édition confidentielle&amp;nbsp;? &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;(*) Sous réserve que certaines plateformes ne réclament pas l'exclusivité, comme le vieux monde de l'édition. L’auteur numérique devra par ailleurs assurer deux étapes : produire en ePub un livre de bonne qualité&amp;nbsp;; assurer sa promotion sur l’Internet. Pour l’une et l’autre de ces tâches nécessaires, nous travaillons précisément avec des amis à une offre gratuite ayant pour but de faciliter la vie des auteurs comme celle des lecteurs. Des nouvelles bientôt…&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;A lire sur ce thème&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/auto-edition-micro-edition-wiki-edition.html" target="_blank"&gt;Auto-édition, micro-édition, wiki-édition, potentialités du livre numérique&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-4192584805273417366?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/4192584805273417366/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/plateformes-et-liseuses-numeriques-la.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/4192584805273417366'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/4192584805273417366'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/plateformes-et-liseuses-numeriques-la.html' title='Plateformes et liseuses numériques: la revanche des indépendants?'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-9048917817852149044</id><published>2010-05-28T01:10:00.001+02:00</published><updated>2010-05-28T01:10:57.682+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_778O9HS9I/AAAAAAAABWM/oWk80XuZy4c/s1600/murbizarre.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_778O9HS9I/AAAAAAAABWM/oWk80XuZy4c/s400/murbizarre.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-9048917817852149044?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/9048917817852149044/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_28.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/9048917817852149044'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/9048917817852149044'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_28.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_778O9HS9I/AAAAAAAABWM/oWk80XuZy4c/s72-c/murbizarre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-5355286935252832671</id><published>2010-05-27T19:09:00.005+02:00</published><updated>2010-05-28T01:46:02.287+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tablettes et liseuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Edition numérique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Edition papier'/><title type='text'>Arnaud Nourry dans le texte</title><content type='html'>Après Gallimard, Arnaud Nourry (Hachette) donne sa vision de l’iPad et du livre numérique dans un entretien au &lt;a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/20100527/19709/arnaud-nourry-le-livre-numerique-prendra-15-du-marche" target="_blank"&gt;Nouvel Observateur&lt;/a&gt;. Mes lecteurs connaissent &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/03/le-livre-numerique-est-cher-merci.html" target="_blank"&gt;mon ami Nourry&lt;/a&gt; dont j’ai critiqué la politique de prix, ainsi que le chiffrage bizarroïde du &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/bilan-carbone-du-livre-numerique.html" target="_blank"&gt;bilan carbone&lt;/a&gt; du livre papier comparé aux liseuses… Comment son discours a-t-il évolué&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;L'information est facilement substituable d'un site à l'autre, donc difficile à faire payer. Nous, éditeurs, avons la chance de vendre des contenus exclusifs et donc irremplaçables. Quand vous voulez acheter un livre, c'est celui-là et pas un autre. Cette exclusivité protège notre modèle économique et nous a permis de résister à la pression des distributeurs américains quand ils ont voulu casser les prix des livres numériques.&amp;nbsp;»&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Commentaire.&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; L’argument est connu&amp;nbsp;: les méchants Apple, Amazon et Google veulent casser les prix et vendre à perte, les valeureux éditeurs maintiennent le cap pour sauver les auteurs et les libraires. (Le lecteur est une vache à lait, il fait vivre tout ce beau monde et doit accepter ces débats sans moufter). Cette rhétorique repose sur un déni initial&amp;nbsp;: le livre numérique est nettement moins coûteux à produire et surtout à distribuer que le livre papier. Les éditeurs industriels tentent de faire croire que le livre numérique est coûteux ce qui est faux (voir &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/les-couts-de-production-du-livre.html" target="_blank"&gt;l’étude récente du MOTIf&lt;/a&gt;)&amp;nbsp;: les surcoûts inutiles viennent de leurs DRM, de leur refus de proposer un simple contenu homothétique pour les livres qui s’y prêtent (les deux-tiers du marché), et surtout de leur volonté de contrôler la distribution (ce qui impose tous les frais d’une étape supplémentaire entre l’auteur et le lecteur, comme la plateforme Numilog pour Hachette). Enfin, dans nombre de domaines (guides, essais, beaux-livres et même roman contemporain), il est faux que l'on veut acheter tel livre en particulier : à côté des auteurs auxquels on est fidèle, de nombreuses lectures relèvent de l'opportunité et de la découverte. Les auteurs dont les éditeurs imposent un prix élevé pour la version numérique doivent s'attendre à une rude concurrence du gratuit ou du très bas prix.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Notons le plus important&amp;nbsp;: le marché du numérique n'a pas cannibalisé celui du papier. Les ventes de nos auteurs n'ont pas baissé en librairie depuis deux ans. Ce ne sont pas les mêmes acheteurs. Peut-être y aura-t-il un effet sur les ventes des livres de poche&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Commentaire.&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Cet argument n’a guère de portée&amp;nbsp;: le numérique représente actuellement moins de 5&amp;nbsp;% du marché global du livre aux États-Unis et au Royaume-Uni, moins de 0,5&amp;nbsp;% en France &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/la-filiere-livre-face-au-numerique.html" target="_blank"&gt;selon Serge Eyrolles&lt;/a&gt; (SNE). Même sur le Kindle Store ou l’iBookStore, l’offre éditoriale numérique reste très faible par rapport à l’offre papier, qu’il s’agisse des livres nouveaux et plus encore du fond des livres anciens. La «&amp;nbsp;cannibalisation&amp;nbsp;» est inévitable à mesure que l’équipement en liseuse et la disponibilité en numérique progressent.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Les coûts de fabrication sont inférieurs et (…) la lecture électronique n'est pas naturelle&amp;nbsp;: à prix égal, la plupart des gens préfèrent le papier. Il faut donc consentir un avantage au lecteur pour déclencher l'achat. En France, il faut que nous visions pour le numérique des tarifs de 20&amp;nbsp;% à 25&amp;nbsp;% inférieurs aux tarifs des livres traditionnels.&amp;nbsp;»&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Commentaire&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;. Numilog va devoir faire un effort&amp;nbsp;: quand j’ai testé les prix de leur vitrine le mois dernier&lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/les-prix-numeriques-selon-numilog-77-de.html" target="_blank"&gt;, la décote sur les dix livres mis en avant était de… 7,7%.&lt;/a&gt; Et un ouvrage comme &lt;i&gt;Les Fourmis&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; de Werber, disponible en poche depuis de nombreuses années, était initialement proposé sur iPhone à &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/03/les-fourmis-werber-1799-euros-merci.html" target="_blank"&gt;17,99 euros&amp;nbsp;&lt;/a&gt;soit une hausse de 300&amp;nbsp;% par rapport au prix papier&amp;nbsp;! Je n’ai pas revérifié ces données depuis, mais nous sommes pour le moment loin des 25&amp;nbsp;%. Le problème est surtout que les enquêtes lecteurs montrent une attente à 50&amp;nbsp;% de ristourne minimum, et celle-ci est parfaitement justifiée.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Pour l'instant, la loi Lang sur le prix unique ne concerne pas les livres numériques. Nous sommes cependant favorables à l'extension de la loi Lang à ce marché, car nous ne voulons pas que nos livres et nos auteurs deviennent la proie de bagarres commerciales entre les différents revendeurs numériques ou un simple produit d'appel pour pousser les ventes de lecteurs numériques au prix fort.&amp;nbsp;»&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Commentaire.&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; L’extension de la loi Lang serait probablement une erreur, comme je l’avais exposé &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/la-filiere-livre-face-au-numerique.html" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;, après avoir écouté l’intervention de Françoise Benhamou au Sénat. L’objectif principal du prix unique (papier) de cette loi Lang était de soutenir le maillage territorial des librairies&amp;nbsp;: cela n’a pas de sens pour les livres numériques puisque l’Internet sera désormais le lieu virtuel de leur circulation. En revanche, le prix unique signifie un livre artificiellement cher, ce qui est socialement et culturellement contreproductif. La révolution du poche doit être achevée par le numérique, avec des livres contemporains rapidement accessibles à quelques centimes ou quelques euros, s’ils ne sont pas gratuits. Le prix n’est certes pas le seul facteur d’incitation ou de désincitation à la lecture, mais il est absurde d’en faire encore une barrière socio-économique alors que nous avons la possibilité d’un accès universel et quasi-gratuit.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Les libraires se préparent à cette évolution et nous allons les y aider&amp;nbsp;: ils pourront profiter du catalogue numérique commun des trois principales plates-formes des éditeurs français pour vendre eux-mêmes nos livres sous forme numérique. Ainsi, les clients attachés aux conseils de leur libraire habituel pourront-ils acheter et télécharger sur place ou sur le site de ce libraire (…) Cela va plus vite que nous ne l'imaginions mais, comme nous étions prêts et que nous avions réussi à créer un écosystème vertueux, je suis plutôt optimiste pour la suite. Cette mutation est passionnante une fois qu'on est dedans. Et je le répète aux libraires français&amp;nbsp;: ils ne doivent avoir aucun doute. Tous les acteurs français du livre tiennent au maintien du réseau de librairies indépendantes.&amp;nbsp;»&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Commentaire.&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Contrairement à Gallimard, Hachette sera présent sur l’iPad. Raison pour laquelle une bonne moitié des propos d’Arnaud Nourry est consacrée (implicitement ou explicitement) à rassurer les libraires, qui sont encore indispensables à Hachette (et aux autres) pour le marché papier. Je ne peux que répéter ce que je disais hier en commentant Gallimard&amp;nbsp;: cette idée que le libraire sera un intermédiaire incontournable du livre numérique est une &lt;i&gt;absurdité pure et simple&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;, au mieux un aveuglement et au pire une hypocrisie. C’est un peu comme si l’on prétendait en 2000 que le disquaire est indispensable pour aider le client à choisir dans l’offre pléthorique de musique. Ou que le magasin de vidéo en DVD sera irremplaçable pour aider le pauvre spectateur face à l’abondance de la VOD. Matériellement, le libraire est incapable de lire les 60.000 nouveautés annuelles (ou 600.000 livres disponibles), ce qui rend la valeur de son conseil très relative. Ce n’est pas le cas de la communauté des internautes prise dans son ensemble&amp;nbsp;: celle-ci peut et pourra au contraire produire des commentaires, des conseils et des critiques sur tous les livres, même les plus confidentiels. C’est une des conséquences très intéressantes de la révolution numérique du livre&amp;nbsp;: les lecteurs prennent la parole, se libèrent des «&amp;nbsp;experts&amp;nbsp;» ou des «&amp;nbsp;intermédiaires&amp;nbsp;», permettent éventuellement de faire connaître des auteurs n'ayant pas le chance de plaire aux médias centraux (ou... aux libraires).&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Conclusion&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Nourry comme Gallimard n’ont pas un mot pour le lecteur, et à peine un demi pour l’auteur, qui sont pourtant l’alpha et l’omega de l’édition. La «&amp;nbsp;chaîne du livre&amp;nbsp;» mérite son nom&amp;nbsp;: si elle n’a d’autre discours que la défense de ses profits parasites, elle doit être brisée.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-5355286935252832671?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/5355286935252832671/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/arnaud-nourry-dans-le-texte.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5355286935252832671'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5355286935252832671'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/arnaud-nourry-dans-le-texte.html' title='Arnaud Nourry dans le texte'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-1713744213120420405</id><published>2010-05-27T19:07:00.001+02:00</published><updated>2010-05-27T19:07:53.129+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_6m3gyWCkI/AAAAAAAABWE/NoxpRtuSSlo/s1600/rosemortescheznatacha.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_6m3gyWCkI/AAAAAAAABWE/NoxpRtuSSlo/s400/rosemortescheznatacha.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-1713744213120420405?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/1713744213120420405/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_27.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/1713744213120420405'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/1713744213120420405'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_27.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_6m3gyWCkI/AAAAAAAABWE/NoxpRtuSSlo/s72-c/rosemortescheznatacha.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-8180435070543746402</id><published>2010-05-26T17:43:00.005+02:00</published><updated>2010-05-28T12:39:25.593+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tablettes et liseuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Edition numérique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Edition papier'/><title type='text'>Antoine Gallimard dans le texte</title><content type='html'>Dans les &lt;a href="http://www.lesechos.fr/info/comm/020553771439.htm" target="_blank"&gt;Echos&lt;/a&gt;, Antoine Gallimard (pdg du groupe éponyme) précise sa position sur la tablette d’Apple et sur le livre numérique. Comme d’habitude, la langue de bois sous les mots de velours. Quelques commentaires.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Dès sa sortie cette semaine, des ouvrages des Editions Gallimard seront présents sur la tablette d'Apple au travers d'une application gratuite, Edenreader(…). L'internaute pourra ainsi télécharger -&amp;nbsp;moyennant finance -un livre sous format numérique, chez un libraire, par exemple, puis transférer son fichier sur l'iPad. En revanche, nos livres ne seront pas proposés dans la librairie virtuelle d'Apple, l'iBookstore.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Commentaire.&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Comme c’était prévisible, le grand cafouillage commence chez les industriels de l’édition&amp;nbsp;: chacun y va de son application afin de maîtriser la commercialisation de ses livres sur les supports numériques, comme il les maîtrisait dans la chaîne papier concentrée à souhait. Résultat&amp;nbsp;: le lecteur ne sait pas quelle offre il trouvera sur quelle liseuse.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Apple envisage de bâtir une grille tarifaire avec six catégories de prix de vente fixes imposées à l'éditeur. Cela perturberait le jeu. Dans ce schéma, l'éditeur perd la maîtrise de son prix de vente (…) De ce fait, le passage au numérique risque, pour lui, de s'accompagner d'une dégradation de la valeur. Ensuite, Apple veut imposer au livre numérique un niveau de décote calculé à partir du prix de vente du livre papier. Ce n'est pas tant ce principe ou le niveau de la décote que je trouve gênant, mais son caractère automatique et subi par l'éditeur.&amp;nbsp;»&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Commentaire.&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Traduction en clair&amp;nbsp;: Apple veut baisser nettement les prix du numérique par rapport au papier, les éditeurs n’y ont aucun intérêt. Les premiers prix annoncés par ces éditeurs sont élevés en France&amp;nbsp;: entre 5 et 25&amp;nbsp;% de décote seulement pour des romans homothétiques, quand le public attend au minimum 50&amp;nbsp;%. Les éditeurs refusent une évidence, à savoir que le prix d’un roman traditionnel (qui forme une bonne part du chiffre d’affaires Gallimard) sera nécessairement très bas pour son format numérique, dans la mesure où les lecteurs attendent en tout et pour tout le texte, si possible chapitre par chapitre (le livre étant un bien d’expérience, autant que cette expérience ne continue pas si l’on est clairement déçu par les cinquante premières pages).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Le risque de position de monopole d'Apple sur le marché du livre est préoccupant. L'édition ne doit pas se retrouver dans la situation de la musique, où le groupe américain est à la fois le premier constructeur de lecteurs avec l'iPod et le premier vendeur de morceaux. C'est précisément la raison pour laquelle les éditeurs français cherchent à rendre les trois principales plates-formes de distribution de livres numériques -&amp;nbsp;Eden Livres, ePlateforme et Numilog&amp;nbsp;-interopérables.&amp;nbsp;»&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Commentaire.&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Cette position est incompréhensible. Il y a déjà quatre acteurs mondiaux de diffusion du livre numérique ayant chacun sa boutique&amp;nbsp;: Apple, Kindle, Sony, Google Edition en juillet. Par ailleurs, les grandes librairies ou les chaînes de détaillant culturel ont également des sites de vente au public&amp;nbsp;: Fnac, Decitre, Gibert, etc. Il n’y a aucun monopole et cet argument fallacieux sert à brouiller inutilement les esprits.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;C'est vrai, le Kindle d'Amazon existe. Mais les conditions commerciales qu'Amazon propose à l'heure actuelle aux éditeurs français ne nous conviennent pas. Quant à Google, il ne représente pas grand-chose aujourd'hui dans la vente de livres (…) Le moteur de recherche fait actuellement le tour des éditeurs français, mais il n'est pas venu voir le groupe Gallimard, car nous avons décidé de déposer contre lui une plainte pour violation du droit d'auteur.&amp;nbsp;»&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Commentaire.&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Gallimard se contredit donc d’une question l’autre. Le soi-disant «&amp;nbsp;monopole&amp;nbsp;» est créé par son refus de traiter avec certains distributeurs. Le rôle d’un éditeur est de produire un livre numérique aux plateformes qui souhaitent le diffuser&amp;nbsp;: telle est du moins la perception commune. En réalité, ces éditeurs industriels ne veulent pas sacrifier le nœud stratégique de leur puissance dans la chaîne papier, à savoir la distribution et diffusion (pour Gallimard, ces structures se nomment SODIS, Centre de diffusion de l’édition, France Export Diffusion). Être «&amp;nbsp;simplement&amp;nbsp;» éditeur représente une perte de maîtrise sur le marché qu’ils n’acceptent pas. La mise en avant de grands principes – nous défendons la diversité, nous défendons la propriété – masque difficilement cette quête de profit et de contrôle.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Une maison comme Gallimard a toujours misé sur les libraires pour l'exploitation de son fonds. Dans l'univers du livre imprimé, ils jouent le rôle précieux de prescripteurs. Nous ne pourrons pas nous passer d'eux dans le monde numérique.&amp;nbsp;»&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Commentaire.&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; A nouveau, cette position est incompréhensible&amp;nbsp;: tout le monde sait, à commencer par les principaux intéressés, que le libraire traditionnel (papier) ne sera plus un intermédiaire du livre numérique. Il l’est déjà de moins en moins&amp;nbsp;: combien de points de vente sont devenus de simples étalagistes qui vendent le livre au kilo&amp;nbsp;? Sur l’Internet, les meilleurs conseillers deviennent les lecteurs eux-mêmes&amp;nbsp;; en laissant leurs commentaires et notes sur les plateformes de vente, en nourrissant les blogs de critiques, en s'exprimant sur les réseaux sociaux. Il est artificiel de prétendre le contraire, et c’est surtout très hypocrite&amp;nbsp;: tant que le papier représente l’essentiel du marché, les éditeurs ont besoin des libraires&amp;nbsp;; c’est notamment pour les caresser dans le sens du poil qu’ils montent des usines à gaz de diffusion du livre totalement inadaptées à l’Internet.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Conclusion.&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Le lecteur français est prévenu&amp;nbsp;: il sera dans un premier temps la victime du livre numérique, au profit d’une chaîne papier qui refuse de revoir son modèle économique, qui veut conserver toutes ses marges, qui pour cela retarde et complexifie inutilement le développement de l’offre en ligne. Les livres numériques seront éparpillés d’une plateforme l’autre, d’un format l’autre, d’un DRM l’autre. Difficiles d’accès, ils seront en outre plus chers qu’ils ne pourraient l’être. Les éditeurs sont bien partis pour reproduire la même erreur que les maisons de disque&amp;nbsp;: ils favoriseront le développement d’une offre gratuite (légale ou non) et ne feront qu’abaisser ainsi le futur consentement à payer pour un livre numérique. Quant aux auteurs, ils seront en numérique comme en papier prisonniers des diktats de leurs éditeurs, qui les priveront des plus importantes plateformes de distribution si tel est leur bon-vouloir. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;A lire sur le même thème&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/le-livre-et-les-pirates.html" target="_blank"&gt;Le livre et les pirates&amp;nbsp;&lt;/a&gt;; &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/livre-numerique-le-virage-les-blocages.html" target="_blank"&gt;Livre numérique&amp;nbsp;: le virage, les blocages&amp;nbsp;&lt;/a&gt;; &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/les-couts-de-production-du-livre.html" target="_blank"&gt;Les coûts de production du livre numérique (et les non-dits des éditeurs)&amp;nbsp;&lt;/a&gt;; &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/la-filiere-livre-face-au-numerique.html" target="_blank"&gt;La filière livre face au numérique&amp;nbsp;: morosité, frilosité et double langage&lt;/a&gt;&amp;nbsp;; &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/le-systeme-papier-et-sa-fausse.html" target="_blank"&gt;Le système papier et sa fausse conscience&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-8180435070543746402?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/8180435070543746402/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/antoine-gallimard-dans-le-texte.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/8180435070543746402'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/8180435070543746402'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/antoine-gallimard-dans-le-texte.html' title='Antoine Gallimard dans le texte'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-806610963358506653</id><published>2010-05-26T17:41:00.001+02:00</published><updated>2010-05-26T17:41:28.483+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_1BG3f4ClI/AAAAAAAABV8/-6Ok5uPEigw/s1600/sacvitrin.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_1BG3f4ClI/AAAAAAAABV8/-6Ok5uPEigw/s400/sacvitrin.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-806610963358506653?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/806610963358506653/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_9365.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/806610963358506653'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/806610963358506653'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_9365.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_1BG3f4ClI/AAAAAAAABV8/-6Ok5uPEigw/s72-c/sacvitrin.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-6910754619468977607</id><published>2010-05-26T12:37:00.001+02:00</published><updated>2010-05-26T12:37:41.313+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gratuité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tablettes et liseuses'/><title type='text'>«L’erreur historique» de la gratuité…</title><content type='html'>Didier Quillot, président du directoire de Lagardère Active, expose ses convictions dans un entretien accordé aux &lt;a href="http://www.lesechos.fr/investisseurs/actualites-boursieres/020561514702--avec-l-ipad-les-consommateurs-paieront-pour-des-contenus-qui-ont-de-la-valeur-.htm" target="_blank"&gt;Echos&lt;/a&gt;. On peut y lire&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«La bonne nouvelle, c'est que l'écosystème d'Apple repose sur un ‘business model’ basé sur le payant, à l'inverse d'Internet. Il&amp;nbsp;faut installer sur les tablettes un écosystème vertueux et profitable pour accompagner la mutation de la presse vers le numérique et ne pas renouveler l'erreur historique commise sur Internet avec la gratuité des contenus.» &lt;/i&gt;Bel exemple de charabia pour école de commerce...&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Ainsi, dans l’esprit d’un industriel du contenu, la gratuité d’Internet se résume à une «erreur historique». Et Steve Jobs le messie vient corriger cette erreur en restaurant le payant et le propriétaire. Mon conseil aux Internautes – pardon, aux consommateurs&amp;nbsp;: n’achetez surtout pas l’iPad hors de prix, et soumis au bon-vouloir tyrannique d’Apple et de ses amis industriels, attendez Noël pour choisir une tablette conçue sur des systèmes ouverts et continuez bien sûr de surfer gratuitement. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Sur le même thème&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/lipad-berceau-ou-cercueil-de-la-presse.html" target="_blank"&gt;L’iPad, berceau ou cercueil de la presse numérique payante&amp;nbsp;?&amp;nbsp;&lt;/a&gt;; &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/le-minitel-20-est-enfin-disponible.html" target="_blank"&gt;Le Minitel 2.0 est enfin disponible&amp;nbsp;!&lt;/a&gt;&amp;nbsp;; &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/03/mon-iphone-ma-entuber-ou-les-joies-du.html" target="_blank"&gt;Mon iPhone m’a entuber (ou les joies du format propriétaire)&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-6910754619468977607?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/6910754619468977607/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/lerreur-historique-de-la-gratuite.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/6910754619468977607'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/6910754619468977607'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/lerreur-historique-de-la-gratuite.html' title='«L’erreur historique» de la gratuité…'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-4056964890017187922</id><published>2010-05-26T12:34:00.001+02:00</published><updated>2010-05-26T12:34:18.100+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_z5ImBwM5I/AAAAAAAABV0/0yv9CmDQls0/s1600/compteurquaigare.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_z5ImBwM5I/AAAAAAAABV0/0yv9CmDQls0/s400/compteurquaigare.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-4056964890017187922?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/4056964890017187922/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_1612.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/4056964890017187922'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/4056964890017187922'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_1612.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_z5ImBwM5I/AAAAAAAABV0/0yv9CmDQls0/s72-c/compteurquaigare.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-8994116394108619127</id><published>2010-05-26T00:04:00.000+02:00</published><updated>2010-05-26T00:04:20.623+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Propriété intellectuelle'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Droit d&apos;auteur et copyright'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Piratage'/><title type='text'>Marielle Gallo ou Lady Gaga?</title><content type='html'>En début de semaine prochaine (1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; juin), la commission des affaires juridiques de l’Union européenne doit examiner le rapport de la députée française Marielle Gallo sur le renforcement de la propriété intellectuelle (voir &lt;a href="http://www.laquadrature.net/files/Projet_de_Rapport_Gallo.pdf" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt; le préprojet en pdf, &lt;a href="http://www.laquadrature.net/fr/rapport-gallo-le-pire-du-dogmatisme-en-matiere-de-copyright-et-de-brevet-au-parlement-europeen#footnote2_3j4e5h9" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.numerama.com/magazine/15798-la-quadrature-du-net-espere-le-rejet-du-rapport-gallo-sur-la-propriete-intellectuelle.html" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt; des analyses de ce rapport). Il s’agit d’une consternante synthèse des diktats de tous les lobbies industriels, où le piratage de musique par un collégien est mis au même niveau que la contrefaçon d’une marque de luxe ou la fabrication clandestine de médicaments. Et où la France essaie d’étendre son Hadopi à toute l’Europe.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le premier considérant de ce projet de rapport annonce la couleur&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«les infractions des droits de propriété intellectuelle (…) constituent une menace réelle pour la santé, la sécurité des consommateurs, mais aussi pour notre économie et nos sociétés».&lt;/i&gt; Je me demande si les auteurs de ces lignes les relisent, s’ils prennent le temps de penser au sens et à la portée des mots, s’ils envisagent un moment qu’ils en font peut-être un peu trop, s’ils réfléchissent aux «menaces» pesant sur l’économie et sur la société en évaluant la place réelle de la propriété intellectuelle parmi ces risques. Je crains que non.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Il est vrai que Marielle Gallo est porte-parole d’un mouvement appelé «Gauche moderne» tout en étant membre de la majorité présidentielle sarkozyste, de sorte qu’invoquer la notion de «sens des mots» paraît vain. Cet improbable groupuscule se réclame dans son &lt;a href="http://www.lagauchemoderne.org/gauche-moderne/manifeste/manifeste.html" target="_blank"&gt;manifeste&lt;/a&gt; d’&lt;span class="citation"&gt;&lt;i&gt;«une politique pragmatique, attentive aux résultats, à ce qui marche et à ce qui répond à la demande sociale&lt;/i&gt;»&amp;nbsp;: comme d’un point de vue «pragmatique», la répression du piratage ne donne aucun «résultat», ne «marche» pas et qu’elle réprime une forte «demande sociale» au lieu de lui répondre, je pense que cette bouillie lexicale traduit une grande confusion mentale.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Bien moins langue de bois, deux artises viennent d’exprimer leur doute sur ces menées industrielles.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Mike Jagger déclare à la &lt;a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/entertainment/8681410.stm"&gt;BBC&lt;/a&gt; qui l’interroge sur Internet et le p2p&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«Les gens n’ont fait de l’argent sur leur disque que pendant une toute, toute petite période. Quand les Rollings Stones ont décollé, on ne se faisait pas d’argent parce que les compagnies de disque ne vous payaient pas&amp;nbsp;! Elles ne payaient personne&amp;nbsp;! Et puis il y a une période, entre 1970 et 1997, où les gens ont été payés, et cela très très correctement, chacun se faisait de l’argent. Mais cette période est désormais achevée. Donc si vous regardez l’histoire de la musique de 1900 à nos jours, il y a une période de 25 ans où les artistes gagnaient très bien, mais le reste du temps cela n’a pas été le cas».&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Lady Gaga, qui n’a pu accumuler une fortune pendant cette période atypique de 25 ans, n’en partage pas moins le point de vue de son aîné, comme elle l’a expliqué au &lt;a href="http://entertainment.timesonline.co.uk/tol/arts_and_entertainment/music/article7129672.ece"&gt;Times&amp;nbsp;&lt;/a&gt;: &lt;i&gt;«Je déteste ces gros groupes qui balancent juste un album, genre ‘achète-le enculé&amp;nbsp;!’ C’est minable pour les fans. Vous devez sortir et faire des tournées en Inde, au Japon, au Royaume-Uni. Je ne crois pas à la manière dont l’industrie musicale se comporte aujourd’hui. Je crois à ce qu’elle était en 1982».&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-8994116394108619127?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/8994116394108619127/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/marielle-gallo-ou-lady-gaga.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/8994116394108619127'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/8994116394108619127'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/marielle-gallo-ou-lady-gaga.html' title='Marielle Gallo ou Lady Gaga?'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-2928360821560262332</id><published>2010-05-26T00:01:00.001+02:00</published><updated>2010-05-26T00:01:18.695+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_xIpTQtsfI/AAAAAAAABVg/5ErxmfXMQso/s1600/portraitcouleur.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_xIpTQtsfI/AAAAAAAABVg/5ErxmfXMQso/s400/portraitcouleur.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-2928360821560262332?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/2928360821560262332/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_26.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/2928360821560262332'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/2928360821560262332'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_26.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_xIpTQtsfI/AAAAAAAABVg/5ErxmfXMQso/s72-c/portraitcouleur.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-6783646696956130085</id><published>2010-05-23T21:45:00.001+02:00</published><updated>2010-05-23T21:46:40.136+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société numérique'/><title type='text'>L'unique et le numérique</title><content type='html'>Au &lt;a href="http://www.centre-iris.fr/spip.php?article149" target="_blank"&gt;Centre Iris&lt;/a&gt; de Paris, on peut voir jusqu’au 19 juin les très beaux travaux en collodion humide de Quinn Jacobson. Depuis environ un an, on a vu apparaître en magasin photo des &lt;a href="http://www.amazon.fr/Stenoflex-le-st%C3%A9nop%C3%A9-mini-labo/dp/B002L1BSUW/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=electronics&amp;amp;qid=1274641948&amp;amp;sr=1-1" target="_blank"&gt;Stenoflex&lt;/a&gt;, un sténopé (camera obscura très simple) prêt à l’emploi. &lt;a href="http://www.the-impossible-project.com/" target="_blank"&gt;L’Impossible Project&lt;/a&gt; lancé par des passionnés de Polaroïd a repris la production de ces films magiques à développement instantané et couleurs douces ayant enchanté plusieurs générations.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;La photographie, comme tous les autres modes de capture, stockage et transfert d’information, a connu la révolution numérique. Celle-ci s’est accélérée depuis le début des années 2000. Le moindre smartphone produit des images (comme celles qui agrémentent ce blog), les appareils professionnels en moyen format ou capteur 24x36 parviennent à des résultats très honorables. Et pourtant, non seulement l’argentique ne disparaît pas, mais toutes sortes de procédés ressurgissent comme en témoignent les trois actualités sélectionnées ci-dessus. Bien sûr, ce ne sont plus des marchés de masse. Mais certainement des productions de niche, ou des choix artistiques, appelées à durer. Elles n’empêcheront pas la progression continue de la qualité numérique, et sa démocratisation.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Il me semble que ce phénomène ne traduit pas une simple nostalgie&amp;nbsp;: j’y vois plutôt l’attrait de l’unique, de l’objet non-réplicable. Pour l’homme, ce qui est abondant a peu de valeur, ce qui est rare est recherché, l’unique est la forme la plus rare. L’incroyable spéculation dont le marché de l’art est l’objet tient notamment à cela&amp;nbsp;: au-delà des effets de mode sur tel artiste, qui produit les bulles, et de la relativisation générale de la valeur esthétique dans l’art contemporain, ce marché tient d’abord à ce qu’il propose des pièces uniques ou à tirages très limités. On peut pronostiquer que la réplication virtuelle, générique et numérique de toute information rendra son inscription matérielle, singulière et originale plus recherchée. Ceux qui redoutent la valeur zéro de l’information numérique devraient réfléchir à cette voie, lorsqu’elle est possible pour leur art.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-6783646696956130085?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/6783646696956130085/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/lunique-et-le-numerique.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/6783646696956130085'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/6783646696956130085'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/lunique-et-le-numerique.html' title='L&apos;unique et le numérique'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-4769150872735887354</id><published>2010-05-23T21:44:00.001+02:00</published><updated>2010-05-23T21:44:02.493+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_mFeK63DtI/AAAAAAAABVY/tjl51ubjsPk/s1600/hommelampadairepont.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_mFeK63DtI/AAAAAAAABVY/tjl51ubjsPk/s400/hommelampadairepont.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-4769150872735887354?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/4769150872735887354/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_23.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/4769150872735887354'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/4769150872735887354'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_23.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_mFeK63DtI/AAAAAAAABVY/tjl51ubjsPk/s72-c/hommelampadairepont.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-5803629122982693673</id><published>2010-05-22T23:54:00.002+02:00</published><updated>2010-05-23T00:50:13.092+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théorie de l&apos;information'/><title type='text'>L’information, c’est la vie. Et le code, c’est la loi</title><content type='html'>Le biologiste américain Craig Venter et son équipe ont mis au point la première bactérie dotée d’un génome synthétique, c’est-à-dire d’un génome assemblé pièce par pièce (Gibson et al 2010). Cette découverte, attendue depuis quelques années, a été abondamment commentée. Elle ouvre des horizons immenses, que certains jugeront enthousiasmants et d’autres inquiétants.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Côté enthousiasme, on peut par exemple imaginer la conception de bactéries ou d’algues synthétiques conçues pour capter le CO2 atmosphérique ou pour produire du biocarburant. Côté inquiétude, et si la méthode est efficacement généralisée à des organismes complexes, il n’y aurait pas d’obstacle de principe à produire un être humain dont les gènes ont été sélectionnés un par un sur odinateur avant implantation dans un ovocyte énucléé. De manière moins grandiloquente (car le fantasme ne sert pas à grand chose), et comme l’observe d’une heureuse formule George Church, la biologie synthétique en pleine expansion devra éviter deux scénarios&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;la bio-erreur et la bio-terreur&amp;nbsp;» (Church 2010).&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le point sur lequel j’aimerais insister, dans le cadre de ce blog, c’est le triomphe de la conception informationnelle de la vie représentée par l’avancée de Craig Venter et de ses collègues. Ceux-ci l’expriment d’ailleurs clairement dans leur papier&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Notre approche par génomique synthétique se distingue très clairement d’un autre type d’ingénierie génétique qui modifie les génomes naturels en introduisant de multiples insertions, substitutions ou délétions. Ce travail produit une preuve de principe pour la production de cellules fondée sur des séquences génomiques conçues par ordinateur. Le séquençage ADN du génome cellulaire permet le stockage des instructions génétiques de la vie comme fichier numérique&amp;nbsp;».&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Quand Schrödinger formule l’hypothèse d’un cristal apériodique comme support de l’hérédité, il dit en parlant des chromosomes où se trouvent les gènes&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;ils contiennent d’une certaine manière le &lt;i&gt;code-script&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; du processus entier du futur développement de l’individu et de son fonctionnement à un état mature&amp;nbsp;» (Schrödinger, 1994, &lt;/span&gt;&lt;i&gt;1992&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, 21). Quand quelques années plus tard Watson et Crick déchiffrent la structure en double hélice de l’ADN (l’un d’entre eux ayant réfléchi à partir de Schrödinger), ils soulignent que l’organisation proposée produit «&amp;nbsp;un mécanisme de copie du matériel génétique&amp;nbsp;» (Watson et Crick 1953). Et depuis lors, les images du code, de l’information et la copie sont attachées à la génétique.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Il va de soi que six décennies de biologie moléculaire et cellulaire ont complexifié le tableau de l’expression des gènes et de leur rôle relatif dans la développement de l’organisme, mais tout cet édifice emploie néanmoins les mêmes métaphores&amp;nbsp;: les éléments du vivant transmettent de &lt;i&gt;signaux&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; chimiques et physiques par lesquels la vie produit son organisation et ses propriétés émergentes, esprit compris. La bactérie à génome synthétique de Craig Venter représente un aboutissement victorieux de cette méthode d’analyse en même que le commencement prévisible de son extension&amp;nbsp;: la communication entre flux d’information génétique et numérique, avec conception du premier par le second.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;a href="http://harvardmagazine.com/2000/01/code-is-law.html" target="_blank"&gt;«&amp;nbsp;Le code, c’est la loi&amp;nbsp;»&lt;/a&gt;, a écrit Lawrence Lessig en 2000 à propos de la régulation et de la liberté sur l’Internet. Il me paraît intéressant de réfléchir à cette perspective dans l’ensemble plus vaste du vivant.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Références citées&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;: Church G. (2010), Now let’s lower costs, in &lt;a href="http://www.nature.com/nature/journal/vaop/ncurrent/pdf/465422a.pdf" target="_blank"&gt;Life after the synthetic cell&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Nature&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;, doi&amp;nbsp;: 10.1038/465422a&amp;nbsp;(pdf, anglais) ; Gibson DG et al (2010), &lt;a href="http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/science.1190719" target="_blank"&gt;Creation of a bacterial cell controlled by a chemically synthesized genome&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Science&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, doi&amp;nbsp;: 10.1126/science.1190719&amp;nbsp;; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Schrödinger E (1944, &lt;i&gt;1992&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;),&lt;a href="http://books.google.com/books?id=L0iTWd_vX7UC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=what+is+life+schr%C3%B6ndinger&amp;amp;source=bl&amp;amp;ots=wmeMgqQCLx&amp;amp;sig=k0uFkUM2-ceMbpZrCzR-hZHb-Tc&amp;amp;hl=en&amp;amp;ei=tUb4S8HeOMbm-Qa_psnCCA&amp;amp;sa=X&amp;amp;oi=book_result&amp;amp;ct=result&amp;amp;resnum=3&amp;amp;ved=0CCUQ6AEwAg#v=onepage&amp;amp;q&amp;amp;f=false" target="_blank"&gt;What is life?: the physical aspect of the living cell&lt;/a&gt;, Cambridge University Press&amp;nbsp;; Watson JD, FHC Crick (1953), &lt;a href="http://dx.doi.org/10.1038%2F171737a0" target="_blank"&gt;Molecular structure of nucleic acids: A structure for deoxyribose nucleic acid&lt;/a&gt;, &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Nature&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, 171, 737-738.&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-5803629122982693673?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/5803629122982693673/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/linformation-cest-la-vie-et-le-code.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5803629122982693673'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5803629122982693673'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/linformation-cest-la-vie-et-le-code.html' title='L’information, c’est la vie. Et le code, c’est la loi'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-7559103418681335727</id><published>2010-05-22T23:50:00.002+02:00</published><updated>2010-05-22T23:50:56.548+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_hRsDhfq0I/AAAAAAAABVQ/b6_gWsP_lOA/s1600/filledansbusquisongeflou.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_hRsDhfq0I/AAAAAAAABVQ/b6_gWsP_lOA/s400/filledansbusquisongeflou.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-7559103418681335727?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/7559103418681335727/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_22.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/7559103418681335727'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/7559103418681335727'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_22.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_hRsDhfq0I/AAAAAAAABVQ/b6_gWsP_lOA/s72-c/filledansbusquisongeflou.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-4761574372186026505</id><published>2010-05-21T15:44:00.002+02:00</published><updated>2010-05-23T01:00:17.156+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vie privée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société numérique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Libre'/><title type='text'>Interdire l'anonymat: la mauvaise idée du sénateur Masson</title><content type='html'>Le sénateur Jean-Louis Masson vient de déposer &lt;a href="http://www.senat.fr/leg/ppl09-423.html" target="_blank"&gt;une proposition de loi&lt;/a&gt; au Sénat à &lt;i&gt;«&amp;nbsp;faciliter l'identification des éditeurs de sites de communication en ligne et en particulier des blogueurs professionnels et non professionnels&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;. Son objectif&amp;nbsp;: que tous les blogueurs soient obligés de mentionner &lt;i&gt;«&amp;nbsp;leurs nom, prénoms, domicile et numéro de téléphone s'il s'agit de personnes physiques&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;, en accord avec l'article 6-III de la loi du 21 juin 2004 impose aux personnes dont l'activité est d'éditer un service de communication au public.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;On imagine aisément les nombreux cas où cette position sera problématique. Par exemple, vous faites un blog très acide sur votre travail, ou votre famille, ou n’importe quelle expérience personnelle, et voilà que vous êtes obligé de divulguer vos coordonnées et données nominatives. Nul doute que votre patron sera ravi de pouvoir découvrir que vous moquez (avec des noms d’emprunt) son incompétence notoire et idem si vous débinez votre famille, si vous évoquez votre orientation sexuelle et plein d’autres choses sur lesquelles vous avez envie de vous exprimer tout en n’ayant pas envie de subir un regard social souvent réactionnaire ou un rapport de force économique souvent défavorable. &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/la-liberte-de-pensee-lage-des-reseaux.html" target="_blank"&gt;Mon précédent billet&lt;/a&gt; évoquait par exemple les pressions que subissent les laïcs de la part des extrémistes religieux&amp;nbsp;: demain, un blog athée avec nom, adresse et numéro de téléphone &amp;nbsp;permettrait à tous les intégristes de la Terre de persécuter l’auteur. On peut imaginer qu’une jeune fille subissant le voile et tenant un blog où elle exprime ses pensées hostiles à l’ordre familial sera aisément repérée par cette famille et devra en subir les conséquences. (Et d’ailleurs, on peut raisonner dans l’autre sens, des athées peuvent persécuter un religieux comme cela se fait couramment en Chine).&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le seul argument de Masson est&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;il convient de mieux protéger les éventuelles victimes de propos inexacts, mensongers ou diffamations qui sont, hélas, de plus en plus souvent colportés sur la toile.&amp;nbsp;» &lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Or c’est faux, le droit actuel protège les personnes&amp;nbsp;: il suffit d’entamer une procédure auprès de l’hébergeur et/ou du fournisseur d’accès concernant l’information litigieuse. Et dans la plupart des cas, la fonction «commentaires» d'un blog permet aux intéressés de réagir à une information les concernant. Quand Marie Trauman,&amp;nbsp;secrétaire général du Comité développement durable de Hachette Livre, a souhaité répondre à mes propos qu’elle jugeait injustement suspicieux, &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/bilan-carbone-du-livre-numerique.html" target="_blank"&gt;elle n’a eu aucune difficulté à le faire en commentaire&lt;/a&gt; et j’ai publié un addendum dans l’article principal reprenant ses arguments.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Bref, ce projet de loi contre l’anonymat est une machine de guerre supplémentaire dans la volonté de contrôle de l’Internet. Il bénéficiera aux puissants souhaitant user de leur pouvoir d’intimidation contre des individus isolés et il entraînera un déclin de l’écriture dans tous les domaines où ces individus sont susceptibles de subir des persécutions, pressions, harcèlements, menaces en raison de leur orientation philosophique, politique, religieuse, sexuelle ou autre.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;A lire également : &lt;/b&gt;l'analyse de &lt;a href="http://www.numerama.com/magazine/15771-une-proposition-de-loi-veut-interdire-l-anonymat-des-blogueurs.html" target="_blank"&gt;Numérama&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-4761574372186026505?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/4761574372186026505/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/interdire-lanonymat-la-mauvaise-idee-du.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/4761574372186026505'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/4761574372186026505'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/interdire-lanonymat-la-mauvaise-idee-du.html' title='Interdire l&apos;anonymat: la mauvaise idée du sénateur Masson'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-4386135682287589244</id><published>2010-05-21T15:40:00.001+02:00</published><updated>2010-05-21T15:40:50.990+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_aNW-ZndJI/AAAAAAAABVI/5FpMwCUS7lE/s1600/veneller%C3%A9publique.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_aNW-ZndJI/AAAAAAAABVI/5FpMwCUS7lE/s400/veneller%C3%A9publique.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-4386135682287589244?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/4386135682287589244/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_2505.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/4386135682287589244'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/4386135682287589244'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_2505.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_aNW-ZndJI/AAAAAAAABVI/5FpMwCUS7lE/s72-c/veneller%C3%A9publique.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-323282774759021875</id><published>2010-05-21T13:04:00.001+02:00</published><updated>2010-05-21T13:05:37.336+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société numérique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Libre'/><title type='text'>La liberté de pensée à l'âge des réseaux numériques</title><content type='html'>Facebook devient décidément le lieu de toutes les controverses ces temps-ci. Dans le monde musulman, la version tunisienne du réseau social est l’occasion d’une &lt;a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/05/14/a-la-une/guerre-civile-sur-facebook/" target="_blank"&gt;guerre civile&lt;/a&gt; d’un genre nouveau entre les extrémistes musulmans et les modérés ou les agnostiques. Les premiers ont profité que des informations privées soient devenues progressivement publiques (grâce aux extensions insidieuses d’exploitation publicitaire des données personnelles par les propriétaires de FB) pour identifier des laïcs, des homosexuels, des femmes hostiles au voile, etc. Et ils ont utilisé massivement la fonction «&amp;nbsp;signalement&amp;nbsp;d’un faux profil&amp;nbsp;» pour obtenir la désactivation automatique des comptes.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Quant au Pakistan, il vient de fermer purement et simplement l’accès à Facebook et à YouTube. Motif&amp;nbsp;: le 20 mai a été désigné par certains utilisateurs comme «&amp;nbsp;journée des dessins de Mahomet&amp;nbsp;». Tout est parti d’une réaction à chaud d’une dessinatrice américaine (&lt;a href="http://www.mollynorris.com/" target="_blank"&gt;Molly Norris)&amp;nbsp;&lt;/a&gt;: elle avait été exaspérée de la censure par Comedy Channel d’un épisode de South Park mettant en scène Mahomet (avec d’autres figures religieuses), cela suite à des menaces d’intégristes. Norris avait alors lancé l’idée d’un concours de dessin de Mahomet, idée qui est devenue un groupe très actif de 100.000 membres. Désolée par l’ampleur de l’affaire, Molly Norris s’en est désolidarisée. On se demande pourquoi&amp;nbsp;: le «&amp;nbsp;respect&amp;nbsp;» d’un dogme ou d’un symbole religieux quel qu’il soit ne concerne que les croyants, et l’irrespect n’est pas encore un crime. Les démocraties seraient cependant plus cohérentes dans leur attitude de principe si elles ne toléraient pas elles-mêmes diverses censures ou menaces (par exemple quand le drapeau, l’hymne, les droits de l’homme, tel épisode historique, etc. sont l’objet d’attitudes irrespectueuses).&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Ces épisodes illustrent les stratégies des adversaires de la liberté de pensée et d’expression&amp;nbsp;: soit ils utilisent le réseau pour identifier des cibles (ce qui se fait aussi en Chine), soit ils bloquent purement et simplement son accès. La réponse des partisans de cette liberté est simple&amp;nbsp;: nul ne doit être privé du droit d’exprimer ce qu’il pense. Cette liberté restait formelle quand les moyens d’expression étaient coûteux, à l’âge où seuls les puissants forgeaient l’opinion du grand nombre&amp;nbsp;; elle est devenue réelle sur le réseau numérique, un site ou un clip pouvant&amp;nbsp;aisément&amp;nbsp;gagner un immense public. Que les puissants utilisent la répression politique (en dictature) ou la menace judiciaire (en démocratie), et que les haineux pratiquent le harcèlement de groupe contre les individus indemnes des préjugés de ce groupe, indique que cette liberté d’opinion et d’expression n’a rien perdu de son pouvoir corrosif au XXIe siècle.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-323282774759021875?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/323282774759021875/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/la-liberte-de-pensee-lage-des-reseaux.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/323282774759021875'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/323282774759021875'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/la-liberte-de-pensee-lage-des-reseaux.html' title='La liberté de pensée à l&apos;âge des réseaux numériques'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-9196741691673222190</id><published>2010-05-21T13:00:00.001+02:00</published><updated>2010-05-21T13:00:15.119+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_Znt3c0Y0I/AAAAAAAABVA/k8sC-QZZ_qY/s1600/bizarreyeux.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_Znt3c0Y0I/AAAAAAAABVA/k8sC-QZZ_qY/s400/bizarreyeux.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-9196741691673222190?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/9196741691673222190/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_21.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/9196741691673222190'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/9196741691673222190'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_21.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_Znt3c0Y0I/AAAAAAAABVA/k8sC-QZZ_qY/s72-c/bizarreyeux.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-5816085937626151416</id><published>2010-05-20T20:23:00.003+02:00</published><updated>2010-05-21T13:07:38.815+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théorie de l&apos;information'/><title type='text'>Vers les réseaux quantiques</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal"&gt;Une équipe chinoise vient de faire dans &lt;i&gt;Nature Photonics&lt;/i&gt; l’annonce d’une téléportation quantique réussie sur plus de 16 km et dans le vide. Plus de 89% des états quantiques fondamentaux des particules ont été corrélés. Le canal utilisé par les chercheurs est un laser bleu, diffracté par un cristal BBO, émettant 32.600 paires de photons intriqués et polarisés par seconde. La preuve de concept de la téléportation quantique avait été apportée en 1997 et 1998 par des groupes de chercheurs travaillant à Innsbruck et à Rome. Mais jusqu’à présent, on n’était parvenu qu’à communiquer par photons interposés sur un réseau de fibre optique de quelques centaines de mètres. Le tour de force de Xian-Min Jin et de ses collègues ouvre la voie d’une communication quantique à l’échelle globale et satellitaire, puisque l’épaisseur de l’atmosphère varie de 5 à 10 km.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;La téléportation quantique ne concerne pas les objets ou les personnes, comme dans la science-fiction, mais les particules élémentaires&amp;nbsp;: photons, ions et autres constituants du rayonnement et de la matière. Elle tire partie d’une propriété de l’échelle quantique&amp;nbsp;: après émission, deux particules intriquées conservent la «&amp;nbsp;mémoire&amp;nbsp;» de leurs caractéristiques communes et la modification de l’une entraîne automatiquement la modification de l’autre (non pas à la vitesse de la lumière, mais instantanément). Elles forment en réalité un seul système quantique. Or, ces particules possèdent des traits (comme le moment angulaire de leur spin) qui permettent de procéder à des calculs, car ils correspondent aux 0 et 1 des portes logiques «&amp;nbsp;classiques&amp;nbsp;». En fait, ces qubits (bits quantiques) devraient à terme d’accélérer considérablement les temps de calcul, notamment procéder en parallèle plutôt qu’en série. Par ailleurs, la cryptographie quantique est potentiellement inviolable&amp;nbsp;: toute interception d’un message par un tiers non autorisé entraîne sa modification, en vertu du principe de décohérence (quand un observateur interagit avec un système quantique, ici pour intercepter un message en qubits, il le modifie définitivement).&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Comme j’aurais l’occasion de le préciser dans un prochain article sur les travaux de Zurek, un nombre croissant de chercheurs considèrent qu’au niveau quantique, l’univers peut être décrit comme un processeur permanent d’information&amp;nbsp;: ce que nous en percevons (au niveau classique familier, celui des objets macroscopiques et de la physique newtonienne) serait simplement le résultat le plus robuste de cette communication quantique permanente et sous-jacente. Autant dire que «&amp;nbsp;l’ère de l’information&amp;nbsp;» ne fait que commencer et que nos réalisations actuelles, pourtant déjà surprenantes en l’espace de trois générations, ont de bonnes chances de paraître à nos descendants aussi rudimentaires que la machine à calculer de Blaise Pascal. Nos réseaux électroniques dépendent déjà de la physique quantique dans leur conception, mais ils restent prisonniers des contraintes classiques pour le calcul et la transmission. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Référence&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Jin XM et al. (2010), &lt;a href="http://www.nature.com/nphoton/journal/vaop/ncurrent/abs/nphoton.2010.87.html" target="_blank"&gt;Experimental free-space quantum teleportation&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Nature Photonics&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;, online pub, &lt;span class="doi"&gt;doi:10.1038/nphoton.2010.87&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-5816085937626151416?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/5816085937626151416/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/vers-les-reseaux-quantiques.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5816085937626151416'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5816085937626151416'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/vers-les-reseaux-quantiques.html' title='Vers les réseaux quantiques'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-5875354723606043083</id><published>2010-05-20T20:21:00.001+02:00</published><updated>2010-05-20T20:21:50.499+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_V9rtp-oxI/AAAAAAAABU4/Vp7wRa5vadY/s1600/quantikchina.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_V9rtp-oxI/AAAAAAAABU4/Vp7wRa5vadY/s400/quantikchina.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-5875354723606043083?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/5875354723606043083/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_20.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5875354723606043083'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5875354723606043083'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_20.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_V9rtp-oxI/AAAAAAAABU4/Vp7wRa5vadY/s72-c/quantikchina.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-3493062147848089546</id><published>2010-05-18T14:01:00.003+02:00</published><updated>2010-05-21T16:37:04.544+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tablettes et liseuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Piratage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Edition numérique'/><title type='text'>Le livre et les pirates</title><content type='html'>Dans une interview à Media Bistro (consultable &lt;a href="http://reviews.cnet.com/8301-18438_7-20005008-82.html?part=rss&amp;amp;subj=news&amp;amp;tag=2547-1_3-0-20" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;), le nouveau président de l’Authors’ Guild (États-Unis), Scott F. Turow, a fait part des craintes de sa profession face à la croissance rapide du livre numérique et surtout aux menaces de piratage. &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Il [le piratage]&amp;nbsp;a détruit de larges parts de l’industrie musicale. Les musiciens se rattrapent des copies de leurs chansons piratées en faisant des concerts. Je ne pense pas que m’écouter lire déplace autant de foules qu’écouter Beyonce chanter&amp;nbsp;», &lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;a observé l’écrivain.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Les craintes de Scott Turow sur le piratage à venir des livres numériques sont fondées. La raison en est simple&amp;nbsp;: il était possible, mais particulièrement pénible, de pirater un livre papier en le scannant, en utilisant un logiciel d’OCR et en remettant vaguement en page le résultat. Avec la commercialisation des formats numériques, les choses seront plus aisées pour les pirates. Les DRM ne changent rien : ils sont rapidement craqués et ils contrarient surtout le public légal. De plus, des solutions automatisées peuvent faire des captures d’écran avec une reconnaissance automatique à 100&amp;nbsp;% des caractères. En matière de piratage, il suffit d’une seule copie initiale pour produire des milliers de clones.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Dans &lt;a href="http://www.wired.com/gadgetlab/2010/05/is-the-ipad-driving-e-book-piracy-and-does-it-matter/?utm_source=feedburner&amp;amp;utm_medium=feed&amp;amp;utm_campaign=Feed%3A+wired%2Findex+%28Wired%3A+Index+3+%28Top+Stories+2%29%29&amp;amp;utm_content=Google+Feedfetcher" target="_blank"&gt;Wired&lt;/a&gt;, Charlie Worrel note ainsi que l’arrivée de l’iPad coïncide avec une augmentation de la circulation des copies privées sur sites p2p. &lt;a href="http://torrentfreak.com/ebook-piracy-surges-after-ipad-launch-100409/" target="_blank"&gt;TorrentFreak&lt;/a&gt; a examiné les variations récentes des livres piratés (avant et après le lancement de la tablette d’Apple). Ils ont prix les 10 meilleures ventes numériques de la catégorie business, censée correspondre au profil moyen des premiers acheteurs. Six des dix bestsellers étaient disponibles sur les réseaux BitTorrent. Les chiffres du piratage ont grimpé de 78&amp;nbsp;% en quelques jours. Forte progression donc, mais avec un volume encore faible par rapport à la musique et à la vidéo.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Pour Charlie Worrel, &lt;i&gt;«&amp;nbsp;l’industrie du livre doit prendre cela en compte et nous donner ce que nous voulons&amp;nbsp;: des livres pas chers, paraissant même jour même heure que le papier, en même temps que la mise à disposition de tout le catalogue ancien. Et de préférence sans DRM&amp;nbsp;».&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; C’est en effet la demande des lecteurs. Quand Scott Turow dit que le piratage a tué de larges pans de l’industrie musicale, il omet de rappeler que pendant des années, cette dernière a été incapable de proposer la moindre offre globale et attractive de musique en ligne, préférant multiplier (inutilement) les coûteux procès. Il a fallu attendre iTunes, puis Deezer et Spotify, des années après le procès Napster (1999-2001). Et encore certaines majors refusent d’entendre parler de ces offres en ligne, pourtant légales. Par ailleurs, rappelons encore et encore que la créativité se porte bien dans le cinéma et la musique (&lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/partage-de-fichiers-et-copyright-sortir.html" target="_blank"&gt;Oberholzer-Gee et Strumpf 2010&lt;/a&gt;)&amp;nbsp;: si le discours des industries sur le désastre économique est exact, cela signifie que l’incitation monétaire est déconnectée de la création culturelle et intellectuelle&amp;nbsp;; sinon, le désastre n’en est pas un et le piratage doit plutôt être analysé comme un mode de réputation et de promortion des œuvres comme un autre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;L’industrie du livre peut s’attendre à ce que les mêmes causes produisent les mêmes effets&amp;nbsp;: une offre chère et difficile d’accès, assortie d’une défiance de principe à l’égard des lecteurs, favorisera l’essor du piratage plutôt que des ventes légales.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Inversement, on observe que le piratage musical dont tout le monde reconnaît qu’il est massif n’a pas fait disparaître les ventes de CD ni empêché l’essor régulier des ventes de titres en ligne et à l’unité depuis cinq ans. Selon Wikipedia, Scott Turow semble avoir vendu 25 millions d’exemplaires de ses œuvres en format papier&amp;nbsp;: cela laisse une marge importante pour rester millionnaire, quand bien même le passage au numérique verrait une baisse de ce chiffre pour les nouveaux titres. En tant que représentant des auteurs, il devrait sans doute parler de ceux qui n’ont jamais réussi à vivre de leur plume à l’âge d’or de l’industrie papier et qui forment la grande majorité des troupes&amp;nbsp;: le processus de starisation, de best-sellerisation et d’accélération du turn-over pour occuper la table du libraire et élargir le portefeuille éditorial sacrifie la plupart des livres publiés, condamnés à ne pas trouver leur lectorat dans leur trop courte durée de vie commerciale. Aucun discours crédible ne peut ête fondé sur le déni de cette situation (&lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/le-systeme-papier-et-sa-fausse.html" target="_blank"&gt;voir ici sur Schiffrin 2010 et Prosper 2009&lt;/a&gt;). &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Quant aux revenus complémentaires, les lectures publiques d’écrivain soulevant le scepticisme de Scott Turow font bel et bien partie des solutions que certains éditeurs envisagent pour construire un modèle économique alternatif. Ce qui est numérique est abondant car duplicable, ce qui «&amp;nbsp;physique&amp;nbsp;» est rare car unique dans un temps et un lieu donnés&amp;nbsp;; l’économie est avant tout une exploitation de cette rareté. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;La lecture est loin d’être la seule option&amp;nbsp;: vente initiale en feuilleton sur mobile, publicité, dons, concours et mécénats offre fremium, versions augmentées, fusion livres-jeux, diffusion en ligne sur sites privés payants (et optimisés liseuses) avec divers avantages, redistribution des taxes sur les supports numériques… sans parler de la récurrente question de la licence globale, parfaitement équitable sur le papier mais si difficile à mettre en oeuvre. Le numérique menace probablement une partie des revenus d’une petite minorité d’auteurs confortablement installés dans le marché papier, mais il ouvre à beaucoup d’autres des possibilités nouvelles d’échanges avec leurs lecteurs, de circulation de leurs oeuvres et, le cas échéant, de gains. Sachant que vivre exclusivement de sa plume d’auteur a toujours été le cas le plus rare, à l’âge du parchemin, du papier, de l’imprimerie ou aujourd’hui de l’Internet.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Il faut enfin rappeler une différence entre livre et musique&amp;nbsp;: le CD avait déjà assuré l’essentiel de la transition numérique dans les années 1990, écouter une musique sur son ordinateur (puis son baladeur numérique) n’avait rien de déplaisant. Aujourd’hui, moins de 5&amp;nbsp;% des lecteurs sont équipés de liseuses (dans les pays les plus avancés), la lecture sur écran d’ordinateur reste une expérience désagréable, une bonne partie du public déclare sa fidélité au papier pour diverses raisons. Cela signifie que le bimédia sera la règle pendant un certain temps, et il est probable que le livre papier conservera toujours une minorité d’adeptes (collectionneurs, nostalgiques, réfractaires au numérique et autres).&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-3493062147848089546?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/3493062147848089546/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/le-livre-et-les-pirates.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/3493062147848089546'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/3493062147848089546'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/le-livre-et-les-pirates.html' title='Le livre et les pirates'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-2261028851688657249</id><published>2010-05-18T13:59:00.001+02:00</published><updated>2010-05-18T13:59:34.047+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_KBHZ8dWzI/AAAAAAAABUw/it3Jc2Lr4mQ/s1600/chienport%C3%A9.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_KBHZ8dWzI/AAAAAAAABUw/it3Jc2Lr4mQ/s400/chienport%C3%A9.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-2261028851688657249?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/2261028851688657249/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_18.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/2261028851688657249'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/2261028851688657249'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_18.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_KBHZ8dWzI/AAAAAAAABUw/it3Jc2Lr4mQ/s72-c/chienport%C3%A9.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-6456116304836756548</id><published>2010-05-17T19:03:00.001+02:00</published><updated>2010-05-18T02:11:42.943+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gratuité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tablettes et liseuses'/><title type='text'>L’iPad: berceau ou cercueil de la presse numérique payante?</title><content type='html'>Sur le site du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, Frédéric Filloux offre une &lt;a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/05/16/l-ipad-planche-de-salut-pour-gutenberg_1351489_651865.html" target="_blank"&gt;synthèse de l’iPad&lt;/a&gt;… vu du côté des éditeurs (de livres et surtout de presse). &lt;/span&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;C'est notre bouée de sauvetage&amp;nbsp;»&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;: Franz-Olivier Giesbert, directeur du &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Point&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, résumait ainsi sa vision de la tablette Apple le 24 mars dernier devant un parterre de patrons de presse français. Il faut dire que la presse papier se porte mal&amp;nbsp;: en moyenne, les titres souffrent d’une chute régulière des abonnements, des achats à l’unité et surtout des recettes publicitaires depuis quelques années.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;L’Internet est une cause de ce déclin&amp;nbsp;: l’abondance d’informations émanant de professionnels ou d’amateurs éclairés, les flux RSS permettant à chacun de construire des revues de presse thématiques, l’infomédiation sociale par Twitter et Facebook permettent un accès souple, personnalisé et gratuit à l’actualité. Conséquence&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Les perdants du tsunami numérique sont les grands réseaux de télévision (–37 %) et les journaux (–18 %), alors que trois médias connaissent une forte croissance&amp;nbsp;: les jeux vidéo (+77&amp;nbsp;%), l'Internet (+39&amp;nbsp;%) et la télévision par câble (+20&amp;nbsp;%). Quant à la consommation de livres, elle reste stable et représente 3&amp;nbsp;% du temps passé.&amp;nbsp;»&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Les supports de presse ont d’abord pensé que la publicité en ligne permettrait de compenser les pertes de la publicité papier&amp;nbsp;; mais force est d’observer que ce n’est pas le cas. En un sens, puisque les bulles sont à la mode, on peut dire que Google a fait imploser l’énorme bulle publicitaire gonflée depuis 30 ans. Le marketing devient affaire d’algorithmes de profilage, et non d’esbroufe à la Séguéla et autres roitelets du marketing années 1980.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Pourquoi l’iPad apparaît-il comme le messie des éditeurs de presse dans ce contexte morose&amp;nbsp;? Parce qu’il est censé permettre le grand retour de l’offre payante. Et donc engager le grand basculement du modèle économique papier à son crépuscule vers un modèle numérique à son aurore. Il reste que c’est un pari. Pour deux raisons principales, que Filloux expose bien.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;La première raison est l’attractivité de l’offre. L’internaute n’aime pas le payant, sauf si cela vaut le détour. Il faut donc développer un contenu qui ne soit pas une simple réplication du texte papier et qui corresponde aux nouvelles mœurs numériques (éditable, personnalisable, consultable de façon mobile, etc.). Au passage, les éditeurs français semblent découvrir le problème, si l’on en croit le journaliste&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;La division numérique du New York Times compte environ 150 ingénieurs et techniciens, parmi lesquels quelques dizaines affectés aux applications pour l'iPad (…) Dans la presse française, la R&amp;amp;D est inexistante. Tout juste commence-t-on à s'organiser collectivement autour de Media 21, un &lt;/i&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;think tank&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;i&gt; à l'objectif encore flou, piloté par le ministère de la culture&amp;nbsp;; un de ses premiers ateliers portera justement sur l'iPad.&amp;nbsp;» &lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Voilà bien l’efficacité française que le monde entier nous envie&amp;nbsp;: ne vous étonnez pas si &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/joffrin-serial-taxeur.html" target="_blank"&gt;Joffrin pleure qu’il faut taxer Google&lt;/a&gt;…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Ce que Filloux ne précise pas, c’est que l’iPad (comme l’iPhone) ne facilitera pas le travail des éditeurs de presse. Car Steve Jobs est un obsédé du contrôle, donc des formats propriétaires. Si le patron d’Apple décrète que le format flash d’Adobe est nul, les clients d’Apple seront privés du flash. Si le patron d’Apple décide que certaines applications doivent être &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/mon-iphone-ma-censurer-mark-fiore-ou-le.html" target="_blank"&gt;censurées&lt;/a&gt;, elles disparaîtront du jour au lendemain de son réseau. Et ainsi de suite. (Ces pratiques féodales ne gênant pas trop les industriels de la presse, qui semblent prêts à étouffer leurs grands principes en échange d’une perspective de survie.) Tant que l’iPad est quasi-seul sur le marché de la tablette, ce n’est pas trop compliqué de construire une offre dédiée. Mais quand débouleront des concurrents interopérables (ou sur d’autres formats propriétaires comme le Kindle), il faudra multiplier les éditions du même contenu pour le rendre compatible avec chaque support. Personne n’est évidemment pressé d’arriver à cette situation qui sera aussi gênante pour le consommateur que coûteuse pour le producteur. Apple et les industriels de l’information ont donc le même espoir à court terme&amp;nbsp;: que l’iPad triomphe comme l’iPod avant lui sur le marché de la musique, ce qui simplifierait grandement les choses en rendant le public captif d’une source principale. Un quasi-monopole privé, voilà qui arrangerait bien les uns comme les autres…&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Reste que cette équation idéale a peu de chance de se réaliser, comme le rappelle Filloux&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Même s'il a démarré en fanfare au point de susciter une pénurie de production, Apple devrait vendre 5 à 7 millions d'iPad cette année et 10 à 12 millions l'année prochaine. En comparaison, la marque a vendu 85 millions d'iPhone et d'iPod Touch. Mais même ces chiffres restent ridicules par rapport à la taille de l'audience du Web&amp;nbsp;: 1,8 milliard de personnes connectées, dont presque 700 millions pour la zone Europe - Etats-Unis, à fort pouvoir d'achat&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;La seconde raison d’être inquiet, du côté des éditeurs de contenu, c’est le prix. L’information est devenue gratuite&amp;nbsp;: on part de cette réalité, qui s’est imposée en à peine dix ans comme une évidence massive pour les Internautes. La rendre plus attractive peut déclencher le tant attendu «&amp;nbsp;consentement à payer&amp;nbsp;», mais payer &lt;i&gt;combien&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; au juste&amp;nbsp;? Sur l’iPhone, &lt;/span&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;le prix moyen d'une application est de seulement 3,82 dollars (2,89 euros)&amp;nbsp;»&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;; sur l’iPad&lt;/span&gt;&lt;i&gt;, «&amp;nbsp;pour l'heure, seulement une centaine d'applications d'information est disponible (…), et le prix moyen (hors abonnement éventuel aux contenus) stagne à moins de 5 dollars&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&amp;nbsp;: on est loin des 1 euro par jour ou 5 euro par semaine que demandent les quotidiens et hebdos papier. Les poids lourds américains vont tester le prix acceptable&amp;nbsp;: ce devrait être par exemple 17 dollars par mois pour le &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Wall Street Journal&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;. Mais ce prix sera évidemment proportionné à la popularité du support papier tel qu’il existe (son caractère de référence et/ou la quantité et la fidélité de ses lecteurs). Certains abordent la transition numérique dans de bien mauvaises conditions…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Filloux évite deux sujets sur lesquels je conclurai&amp;nbsp;: l’intérêt du public et l’état de la presse.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Il est formidable d’observer, dans l’édition comme dans la presse, des industriels du contenu et du support en train de s’échanger des bons business plans. Mais enfin, l’internaute n’est plus tout à fait le consommateur béat des médias one-to-many. Le cœur de proposition de Steve Jobs et de ses amis lui apparaît assez clairement&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;On va te faire raquer mon vieux&amp;nbsp;».&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; Et pour cela, comme le processus a déjà largement commencé, assécher le contenu gratuit des grands sites d’information. Si un journaliste entame le refrain sérieusement éculé de «&amp;nbsp;l’information professionnelle nécessaire à la démocratie&amp;nbsp;», il est désormais aisé de lui répondre&amp;nbsp;: produisez donc de l’information gratuite et le public n’en sera que mieux informé. Sinon, admettez que l’information est surtout nécessaire à votre survie économique, ce qui n’a rien de blâmable en soi mais évite le flonflon citoyen auquel plus personne ne croit. Avec ou sans iPad, l’intérêt du public sera de trouver de l’information gratuite de qualité. Je pronostique donc que le retrait des contenus gratuits des grands sites ne fera que renforcer les pure players gratuits (du type &lt;a target="_blank" href="http://www.rue89.com/"&gt;Rue89&lt;/a&gt;, &lt;a target="_blank" href="http://www.slate.fr/"&gt;Slate&lt;/a&gt;, etc.) et les blogs.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Enfin, si je ne suis pas vraiment disposé à m’apitoyer sur le sort des journalistes, particulièrement français, cela tient aussi à l’état lamentable de la presse, surtout de la presse hebdomadaire et quotidienne. Les rares fois où il m’arrive d’acheter ses titres, je constate que rien n’a changé depuis les années 1990&amp;nbsp;: les analyses sont peu profondes et peu variées, 80&amp;nbsp;% du contenu se retrouve quasiment à l’identique d’un titre l’autre, une certaine bourgeoisie de la pensée délimite le cercle des opinions exprimables et recevables, une certaine génération (et ses rares clones plus jeunes qu’elle) ressasse ses rengaines selon les paramètres d’un XXe siècle révolu. Répéter sensiblement la même chose ne demande pas de multiplier les supports. Peut-être que mon opinion est biaisée. Mais pour ceux qui la partagent, la survie de ce vieux monde n’est pas franchement une priorité, ni même une nécessité.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-6456116304836756548?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/6456116304836756548/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/lipad-berceau-ou-cercueil-de-la-presse.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/6456116304836756548'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/6456116304836756548'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/lipad-berceau-ou-cercueil-de-la-presse.html' title='L’iPad: berceau ou cercueil de la presse numérique payante?'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-8469005319890920772</id><published>2010-05-17T19:01:00.001+02:00</published><updated>2010-05-17T19:01:18.672+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_F2VqKeNQI/AAAAAAAABUo/Ff0XIvdHUMs/s1600/squelettefacade.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_F2VqKeNQI/AAAAAAAABUo/Ff0XIvdHUMs/s400/squelettefacade.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-8469005319890920772?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/8469005319890920772/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_17.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/8469005319890920772'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/8469005319890920772'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_17.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_F2VqKeNQI/AAAAAAAABUo/Ff0XIvdHUMs/s72-c/squelettefacade.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-7587986212007146048</id><published>2010-05-16T20:04:00.000+02:00</published><updated>2010-05-16T20:04:07.629+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théorie de l&apos;information'/><title type='text'>Du test de Turing au test de Borges (rêverie machinale)</title><content type='html'>Alan Turing est connu pour deux idées accolées à son nom&amp;nbsp;: la machine et le test. La machine de Turing est une représentation abstraite des fonctions calculables, que j’ai déjà évoquée &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/luvre-de-lesprit-lepoque-de-sa.html" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;. Le test de Turing est une expérience de pensée formalisée vingt ans plus tard (Turing 1950). Il s’agit d’une épreuve visant à déterminer si une machine peut être qualifiée d’intelligente. Un jury de volontaires engage une conversation écrite à l’aveugle, avec un interlocuteur situé dans une autre pièce. Après un certain temps, le jury doit dire si l’interlocuteur en question est un humain ou une machine. Le jour où le jury se trompera et qualifiera d’humain l’ordinateur capable de tenir une conversation en langue naturelle, alors le test sera réussi pour la machine et celle-ci pourra être qualifiée d’intelligente.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Cette idée assez simple a fait couler beaucoup d’encre. Certains ont nié qu’un tel test révèle quoi que ce soit de l’intelligence de la machine, quand bien même elle parviendrait à tromper le jury humain. C’est grosso modo la position de John Searle (et de la contre-expérience de l’esprit dite de la «&amp;nbsp;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Chambre_chinoise" target="_blank"&gt;chambre chinoise&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;»)&amp;nbsp;: parvenir à une simulation parfaite de la compréhension n’est pas parvenir à la compréhension elle-même (Searle 1980). Je n’ai jamais compris ce contre-argument. Si une machine est programmée de telle sorte qu’elle simule parfaitement toute conversation en langue chinoise, alors cette machine maîtrise parfaitement la langue chinoise et il n’y a rien à chercher «&amp;nbsp;ailleurs&amp;nbsp;» – comme si le sens était une propriété mystique du langage ou de la conscience, ou comme s’il n’était pas intrinsèquement contenu dans les échanges de deux locuteurs.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;D’autres ont considéré que jamais une machine ne parviendra à cet exploit, à moins d’être une copie pure et simple d’un cerveau humain, ou inversement que certains esprits humains limités par une pathologie mentale et/ou une éducation sommaire pourraient être confondus avec une machine. Chaque année a lieu un concours international de Turing (&lt;a href="http://www.loebner.net/Prizef/loebner-prize.html" target="_blank"&gt;prix Loebner&lt;/a&gt;), mais aucune machine n’a réussi le test à ce jour. Après une phase d’enthousiasme dans les années 1960-1980, les chercheurs en intelligence artificielle ont éprouvé par la suite toute la difficulté d’une reproduction de la langue dans sa dimension lexicale, syntaxique mais surtout sémantique. Si le sens n’a rien de mystique, son implémentation physique dans un système non-vivant est une autre paire de manches.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Pour ma part, je suis persuadé que nous construirons des artefacts capables de réussir le test de Turing. Il me semble que c’est une conséquence logique de l’approche physicaliste de l’esprit, selon laquelle la pensée humaine et ses diverses propriétés émergent des connexions «&amp;nbsp;aveugles&amp;nbsp;» entre des neurones «&amp;nbsp;stupides&amp;nbsp;». Le potentiel d’action d’un neurone individuel ou le canal ionique d’une synapse n’est ni plus ni moins intelligent que la porte logique d’un transistor. Autrement dit, quand on aura craqué ce code neural comme on l’a fait avec le code génétique, on ne devrait pas avoir de difficulté particulière à le transposer dans un réseau de neurones artificiels susceptible de recevoir un apprentissage – celui de la langue ou un autre. Le fait que le cerveau dispose d’un langage continu (chimique) et non seulement discret (électrique) n’est pas une objection très redoutable (on peut discrétiser une fonction continue, et en dernier ressort la matière comme l’énergie ou les forces sont discrètes). L’inscription corporelle de l’esprit ne me semble pas plus insurmontable – les sens proviennent des mêmes neurones «&amp;nbsp;aveugles&amp;nbsp;» que l’esprit, donc ils sont potentiellement réplicabes. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Cette machine de Turing se rapprochera énormément du vivant dans sa simulation – l’échec de la première IA me semble l’échec d’une approche formelle / structurale d’un langage détaché de l’esprit lui-même détaché de la vie. Le succès de la prochaine vague d’IA dépendra probablement de l’implémentation d’une approche évolutive et développementale dominée par des algorithmes d’auto-apprentissage par essai-erreur. Dans le cas imaginé par Turing, une bonne théorie de langage humain et de son émergence spectaculaire dans les cinq premières années de vie formera la base de programmation et de socialisation de la machine.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;En réalité, c’est plutôt la suite à laquelle je réfléchis. Quand on se penche sur la machine de Turing ayant réussi son test, on se limite généralement à sa &lt;i&gt;compréhension&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; du langage. Or, il me semble que cela définit la première étape&amp;nbsp;: la même machine devrait exceller en &lt;/span&gt;&lt;i&gt;production&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; du langage. Je pense à la bibliothèque de Babel imaginée par Borges, l’ensemble infini de tous les livres possibles (de 410 pages en l’occurrence). Un réseau de machines de Turing pourrait réellement entreprendre la rédaction de tous les textes possibles à partir d’une langue donnée, en évitant au passage des variations inutiles car insensées dans cette langue (de simples superpositions de lettres et de mots produisant des mots / des phrases vides de sens). Ou bien, si la machine prend la forme d’un être artificiel doté de sens et donc d’une expérience mémorisée du monde, elle pourrait être conduite à rédiger une sorte d’autofiction. Peut-être que des grands prix littéraires viseront un jour à départager les machines les plus créatives en poèmes ou nouvelles. Ou bien, comme Kasparov face à Deeper Blue et X3D Fritz, à mesurer la résistance de l’inventivité humaine. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Références citées&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Searle J (1980), &lt;a href="http://web.archive.org/web/20071210043312/http://members.aol.com/NeoNoetics/MindsBrainsPrograms.html" target="_blank"&gt;Minds, brains and programs&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Behavioral and Brain Sciences&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;,&amp;nbsp; 3, 417-457&amp;nbsp;; Turing A (1950), &lt;a href="http://www.loebner.net/Prizef/TuringArticle.html" target="_blank"&gt;Computing machinery and intelligence&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Mind&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, LIX, 36.&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-7587986212007146048?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/7587986212007146048/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/du-test-de-turing-au-test-de-borges.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/7587986212007146048'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/7587986212007146048'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/du-test-de-turing-au-test-de-borges.html' title='Du test de Turing au test de Borges (rêverie machinale)'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-5929801970952354409</id><published>2010-05-16T20:02:00.001+02:00</published><updated>2010-05-16T20:02:23.232+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_AzJmjtiRI/AAAAAAAABUg/aEGpxGaLEzY/s1600/sortederobot.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_AzJmjtiRI/AAAAAAAABUg/aEGpxGaLEzY/s400/sortederobot.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-5929801970952354409?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/5929801970952354409/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_16.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5929801970952354409'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5929801970952354409'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_16.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S_AzJmjtiRI/AAAAAAAABUg/aEGpxGaLEzY/s72-c/sortederobot.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-4400199970737186710</id><published>2010-05-15T15:19:00.002+02:00</published><updated>2010-05-15T17:29:02.132+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vie privée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société numérique'/><title type='text'>Facebook, entre apéro géant et racket géant</title><content type='html'>Chaque jour, la cirrhose alcoolique du foie tue 25 personnes en France (&lt;a href="http://www.snfge.asso.fr/01-bibliotheque/0e-livre-blanc/chapitre-2/chapitre2-2-02-epidemiologie_alcool.htm" target="_blank"&gt;environ&lt;/a&gt;). Une agonie par heure. On n’en parle pas, ce sont des plus ou moins vieux qui regardent Pernaut sur TF1, dans leur HLM ou leur ferme, pas de jeunes gens plein d’avenir qui surfent sur Facebook et se retrouvent en horde compacte pour se coller la race.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Comme d’autres faits de société à intervalle régulier, l’apéro géant de FB donne lieu à une surenchère médiatique et politique disproportionnée à la banalité (tragique) de l’événement. On voit les préfets et les élus redresser le menton pour prendre des mesures hausmanniennes de sécurisation des boulevards face à l’incontrôlable foule éthylique, les journalistes et les intellectuels rivaliser d’imagination pour décortiquer ad nauseam la biture collective.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Facebook et l’Internet étaient accusés de briser les liens sociaux, de virtualiser la vraie vie, mais voilà que celle-ci resurgit des écrans et vient dégueuler sur le trottoir. Du coup, la plupart aimeraient qu’elle retourne à ses pixels. Qu’il s’agisse de la burqa ou du pastaga, l’espace public doit être neutre, lisse, prévisible, contrôlable. Risque zéro. Chacun se cantonnera à ses espaces privés. Pourquoi pas, mais ceux qui énoncent ces injonctions ne peuvent se plaindre de la désertion généralisée de la «&amp;nbsp;chose publique&amp;nbsp;» puisqu’il ne s’y passe plus rien que l’enregistrement officiel du cours des événements non publics.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Cette question de &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/facebook-cest-les-soviets-plus-la.html" target="_blank"&gt;l’espace privé et des données personnelles&lt;/a&gt; agite aussi bien Facebook en interne, depuis plusieurs semaines, mais les médias centraux n’en pipent mot ou presque. Ils en restent à des événements spectaculaires de surface, sans percevoir les enjeux réels d’une communauté qui, avec 500 millions de membres, pèse symboliquement plus lourd que la plupart des insignifiances accumulées dans les médias en actualités du monde. A ce propos, l’influent &lt;a href="http://www.wired.com/epicenter/2010/05/facebook-rogue/"&gt;Wired&lt;/a&gt; a publié un article à charge contre Facebook, désigné comme «&amp;nbsp;réseau voyou&amp;nbsp;», appelant à chercher d’autres solutions plus respectueuses de la vie privée (Framablog a proposé &lt;a href="http://www.framablog.org/index.php/post/2010/05/13/facebook-wired" target="_blank"&gt;une traduction française&lt;/a&gt;). Signe des temps&amp;nbsp;: sur google.com, le premier hit de recherche proposé quand on saisit sur son clavier «&amp;nbsp;how to delete…&amp;nbsp;» est désormais «&amp;nbsp;how to delete facebook account&amp;nbsp;». Tristant Nitot publie pour sa part sur le &lt;a href="http://standblog.org/blog/post/2010/05/12/apres-Facebook-Diaspora"&gt;Standblog&lt;/a&gt; un étonnant graphique de synthèse sur l'évolution de la vie privée sur Facebook, assorti d'une présentation de &lt;a href="http://www.joindiaspora.com/"&gt;Diaspora&lt;/a&gt;, le réseau alternatif qui monte en flèche en ce moment.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;La réaction des individus au racket géant sur leurs données personnelles sera un phénomène bien plus intéressant à observer que l’apéro géant reproduisant une «&amp;nbsp;débauche cathartique&amp;nbsp;» archidocumentée des bacchanales aux raves. Si vous voulez en être informé, éteignez votre télé.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-4400199970737186710?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/4400199970737186710/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/facebook-entre-apero-geant-et-racket.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/4400199970737186710'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/4400199970737186710'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/facebook-entre-apero-geant-et-racket.html' title='Facebook, entre apéro géant et racket géant'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-1051616470685756105</id><published>2010-05-15T15:18:00.001+02:00</published><updated>2010-05-15T15:18:12.316+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-6fBy1uS0I/AAAAAAAABUY/MmzuzRGSKzE/s1600/fillebus.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-6fBy1uS0I/AAAAAAAABUY/MmzuzRGSKzE/s400/fillebus.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-1051616470685756105?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/1051616470685756105/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_15.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/1051616470685756105'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/1051616470685756105'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_15.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-6fBy1uS0I/AAAAAAAABUY/MmzuzRGSKzE/s72-c/fillebus.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-4842904211907518949</id><published>2010-05-14T21:50:00.000+02:00</published><updated>2010-05-14T21:50:47.965+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gratuité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tablettes et liseuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Edition numérique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Edition papier'/><title type='text'>Kindle: les meilleures ventes... ne sont pas des ventes!</title><content type='html'>Sur &lt;a href="http://www.publishersweekly.com/pw/by-topic/digital/content-and-e-books/article/43152-amazon-to-drop-free-books-from-kindle-bestseller-list.html" target="_blank"&gt;Publishers Weekly&lt;/a&gt;, &lt;span class="articlebyline"&gt;Rachel Deahl révèle qu’Amazon s’apprête à diviser sa liste des meilleures ventes numériques en deux. Car le problème est le suivant&amp;nbsp;: il ne s’agit souvent pas des meilleures ventes, mais des meilleurs téléchargements gratuits. Les dix ouvrages les plus téléchargés du moment ne coûtent rien (et la moitié en général sont gratuits selon Motoko Rich, qui couvre les livres pour le &lt;i&gt;NY Times&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="articlebyline"&gt;). Il peut s’agir de livres du domaine public disponibles pour le Kindle ou, plus souvent, d’offres promotionnelles d’éditeurs. Ceux-ci testent l’effet d’appel d’un titre gratuit pendant une courte période. Une pratique qui ne serait sans doute pas possible en France si la loi sur le prix unique est étendue au livre numérique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="articlebyline"&gt;Et pourtant, l’expérience grandeur nature du Kindle rappelle l’observation de fond déjà opérée dans tous les autres domaines&amp;nbsp;: le gratuit est l’horizon de la valeur d’un contenu sur Internet. On peut certes s’y opposer, mais on ne pourra pas échapper à une concurrence croissante entre les offres gratuites et payantes, au détriment annoncé des secondes. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="articlebyline"&gt;Voilà pourquoi j’accueille avec un certain scepticisme &lt;a href="http://blog.epagine.fr/index.php/2010/05/epagine-ensemble-cest-tout/" target="_blank"&gt;l’annonce&lt;/a&gt; faite aujourd’hui par ePagine, Eden Livres (Flammarion, Gallimard, La Martinière/Le Seuil), Eplateforme (Editis / Média participations / Michelin) et Numilog (Hachette) d’une ouverture simultanée de leurs plateformes de diffusion professionnelles à destination des librairies numériques. Si j’en comprends bien la teneur, un livre numérique sera d’abord déposé par l’éditeur sur les plateformes de diffusion en question (étape 1), puis chargé à partir d’elles sur le site du détaillant (étape 2), après quoi le lecteur pourra enfin y accéder. Ce qui ressemble à une usine à gaz, probablement de nature à satisfaire les intermédiaires craignant de perdre le contrôle du contenu et du marché, mais dont la conséquence nécessaire sera un coût plus important du livre numérique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="articlebyline"&gt;Or le lecteur vote avec ses clics et l’expérience du Kindle comme toutes les enquêtes d’opinion menées depuis deux ans montrent que la première attente de ce lecteur, c’est le prix le plus bas possible pour le livre numérique. Tout le monde n’a pas le pouvoir d’achat d’un dirigeant de maison d’édition industrielle. Et en tout état de cause, la perception subjective du prix – le «&amp;nbsp;consentement à payer&amp;nbsp;» des économistes – est relative à tout le spectre de l’offre, la présence du gratuit faisant automatiquement tendre l’ensemble vers le bas. C’est encore plus vrai pour un bien d’expérience dont on ne sait pas a priori s’il procurera une satisfaction ou une déception. &amp;nbsp;Il est douteux que cette priorité change du jour au lendemain ou que la promesse de livres «&amp;nbsp;augmentés&amp;nbsp;» fasse disparaître la recherche de livres «&amp;nbsp;homothétiques&amp;nbsp;» mais à très bas prix – surtout dans des genres populaires comme le roman, l’essai ou la BD, dont le contenu simple apporte la principale satisfaction au lecteur. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="articlebyline"&gt;Donc les annonces autosatisfaites des libraires et éditeurs sur leurs plateformes de diffusion semblent légèrement à côté de la plaque. La priorité paraît d’inventer un modèle économique très différent de celui du papier, s’accommodant d’une part de plus en plus importante de gratuité du contenu (ou de créativité sur le contenu payant). Si les auteurs, éditeurs, distributeurs et détaillants ne le comprennent pas, les lecteurs le leur rappelleront.&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-4842904211907518949?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/4842904211907518949/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/kindle-les-meilleures-ventes-ne-sont.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/4842904211907518949'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/4842904211907518949'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/kindle-les-meilleures-ventes-ne-sont.html' title='Kindle: les meilleures ventes... ne sont pas des ventes!'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-4998907273766318065</id><published>2010-05-14T21:49:00.001+02:00</published><updated>2010-05-14T21:49:16.103+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-2pMG8IdKI/AAAAAAAABUQ/ei8L3BTrJ-c/s1600/argenterie.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-2pMG8IdKI/AAAAAAAABUQ/ei8L3BTrJ-c/s400/argenterie.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-4998907273766318065?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/4998907273766318065/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_4519.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/4998907273766318065'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/4998907273766318065'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_4519.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-2pMG8IdKI/AAAAAAAABUQ/ei8L3BTrJ-c/s72-c/argenterie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-6117714731434985071</id><published>2010-05-14T05:05:00.007+02:00</published><updated>2010-05-14T05:32:39.935+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hadopi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Propriété intellectuelle'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Copie privée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Piratage'/><title type='text'>Ces salauds tuent nos emplois</title><content type='html'>Non, ce ne sont pas les banques, les fonds d’investissement et autres acteurs financiers si excellents dans leurs prédictions boursières, que les États sauvent depuis 2008 par rafales de centaines de milliards d’euros de prêts (y compris encore lorsqu’ils sauvent la Grèce dont &lt;a href="http://blog.mondediplo.net/2010-05-11-Sauver-les-banques-jusqu-a-quand" target="_blank"&gt;la dette est détenue à 84 % par ces mêmes acteurs&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Non, les salauds ce sont les pirates. Car voyez-vous&amp;nbsp;&lt;a href="http://ecrans.fr/Le-piratage-detruit-les-emplois,9874.html" target="_blank"&gt;«&amp;nbsp;le piratage détruit des emplois&amp;nbsp;»&amp;nbsp;&lt;/a&gt;: deux économistes le disent sur &lt;i&gt;Libération&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; – je vous en ai déjà parlé, il s’agit de ce journal pour senior qui perd tous ses lecteurs et dont &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/joffrin-serial-taxeur.html" target="_blank"&gt;le directeur Joffrin en conclut qu’il faut taxer Google&lt;/a&gt;. Mais cet article pose pas de mal de problèmes. J'en dénombre huit.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;•&amp;nbsp;Le premier problème est que les deux auteurs de cette tribune, Patrice Geoffron et son collège Philippe Hardouin, sont aussi auteurs de l’étude Tera (&lt;a href="http://www.teraconsultants.fr/assets/publications/PDF/2010-Mars-Etude_Piratage_TERA_full_report-En.pdf" target="_blank"&gt;pdf, anglais&lt;/a&gt;), très hostile au piratage, donc qu’ils sont juges et parties. &lt;i&gt;Libération&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; a fini par le signaler dans un avertissement, car les lecteurs n’en étaient pas informés au début&amp;nbsp;: heureusement que&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.pcinpact.com/actu/news/56914-rapport-tera-acta-rebonds-liberation.htm" target="_blank"&gt;PC Impact&lt;/a&gt; l’a relevé.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;•&amp;nbsp;Le deuxième problème est que les deux auteurs se citent eux-mêmes (le rapport Tera donc) sans le préciser, mais ils ne donnent pas toutes les informations : par exemple que leur travail a été commandé par un lobby, la BASCAP (Business Action to Stop Counterfeiting and Piracy).&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;•&amp;nbsp;Le troisième problème est que ce rapport Tera se fonde largement sur un précédent «&amp;nbsp;rapport Hadopi&amp;nbsp;» déjà réalisé par Tera Consultants (avec Equancy), dont &lt;a href="http://fr.readwriteweb.com/2008/11/18/a-la-une/rapport-hadopi/" target="_blank"&gt;Fabrice Epelboin avait épinglé la nullité&lt;/a&gt;, et que sa méthodologie soulève bien des questions comme l’a relevé &lt;a href="http://www.numerama.com/magazine/15290-12-million-de-chomeurs-en-europe-d-ici-5-ans-a-cause-du-piratage.html" target="_blank"&gt;Guillaume Champeau sur Numerama&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;•&amp;nbsp;Le quatrième problème est que des économistes tout aussi honorables, comme Felix Oberholzer-Gee et Koleman Strumpf, viennent de publier une méta-analyse qui ne retrouve pas les conclusions alarmistes de Geoffron et Hardouin (voir &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/partage-de-fichiers-et-copyright-sortir.html" target="_blank"&gt;notre recension ici&lt;/a&gt;). Et qu’en France d’autres économistes non moins honorables, comme &lt;a href="http://ses.telecom-paristech.fr/waelbroeck/index_FR.html" target="_blank"&gt;Patrick Walbroeck&lt;/a&gt;, ont publié des travaux mettant en lumière des aspects positifs de la copie privée dite «&amp;nbsp;pirate&amp;nbsp;», de même que le groupe de recherche &lt;a href="http://www.marsouin.org/spip.php?article345" target="_blank"&gt;M@rsouin&lt;/a&gt; a remis en question voici deux mois l’intérêt économique des mesures antipirates de type Hadopi (voir &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/03/hadopi-une-balle-dans-le-pied.html" target="_blank"&gt;notre recension ici&lt;/a&gt;).&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;• Le cinquième problème est que Geoffron et Hardouin appellent &lt;i&gt;«&amp;nbsp;les acteurs du débat à quitter le confort idéologique pour accepter les évidences économiques, culturelles et sociales qui s’imposent&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;… alors que leur démarche consiste à clore le débat par des arguments d’autorité autoréférentiels, issus de l’étude d’un cabinet privé commandée par un lobby privé, censée dicter aux représentants politiques la marche à suivre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;• Le sixième problème que toute la méthodologie de Tera est fondée sur l’évaluation du «&amp;nbsp;taux de substitution&amp;nbsp;» bien téléchargé / bien acheté (annexe 2 page 57 du rapport). Le rapport cite 8 études quand Oberholzer-Gee et Strumpf (2010) en citent 16, dont les résultats très variables indiquent la faible robustesse méthodologique. Tera retient au final une valeur «&amp;nbsp;conservatrice&amp;nbsp;» de 10&amp;nbsp;% pour le taux de substitution, mais en bonne statistique, cela s’appelle tout simplement de la pifométrie (cela peut être 2 comme 20&amp;nbsp;%&amp;nbsp;: une comparaison de moyennes d’échantillons indépendants demanderait au minimum des tests statistiques de la taille d’effet).&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;• Le septième problème est que sept des huit études de Tera concernent la période 1994-2003 qui n’est évidemment plus d’actualité. La seule étude récente (&lt;a href="http://tincheuk.googlepages.com/Software.pdf" target="_blank"&gt;Leung 2009&lt;/a&gt;) a été faite sur 883 étudiants chinois, dont on admettra que les pratiques ne sont pas forcément pertinentes pour le problème étudié en Europe. Mais surtout, en ouverture de sa thèse, Leung précise&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Deux croyances sur le piratage prévalent dans l’industrie de la musique. La première est que le piratage affecte les ventes. La seconde est que seul le régime de copyright pourra éradiquer le piratage. (…) La première croyance est vraie, la seconde est fausse, car l’industrie musicale néglige les effets complémentaires du piratage sur des produits comme les lecteurs MP3&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;. Et il précise en page 43&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Outre les iPods &lt;/i&gt;[étudiés dans cette thèse par analyse contrefactuelle]&lt;i&gt;, de nombreux autres produits sont des compléments de la musique et bénéficieraient d’un régime royalty-free. Les exemples incluent d’autres marques de lecteurs MP3, les fournisseurs d’accès Internet et les performances live des artistes&amp;nbsp;». &lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Donc &lt;b&gt;la seule étude récente citée par le rapport Tera… aboutit à des conclusions contraires à celles du rapport Tera&amp;nbsp;!&lt;/b&gt; Bonjour le bourrage de crâne.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;• Le huitième problème est que ce «&amp;nbsp;taux de substitution&amp;nbsp;» n’isole qu’une variable de la situation micro-économique concernée, «&amp;nbsp;à charge&amp;nbsp;» si l’on peut dire. Un groupe piraté bénéficie d’un «&amp;nbsp;taux de réputation&amp;nbsp;» (non quantifié) qui peut se traduire par des meilleures ventes légales directes (CD) ou indirectes (diffusion radio, boites) ainsi que des tournées plus fréquentes et des concerts plus fréquentés, des produits dérivés, etc. Sans compter l’effet complémentaire plus général sur l’économie numérique dont parle Leung 2009 (rappelons que la plupart des produits numériques sont taxés… &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/faut-il-taxer-la-vente-de-cocaine-taxes.html" target="_blank"&gt;pour financer les effets de la copie privée&lt;/a&gt;, justement).&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Bref, un étudiant de première année ou même un lycéen comprendrait sans trop difficulté la médiocrité de ce rapport Tera, après lecture du texte et deux heures de recherche sur Internet. Il est censé fournir la base d’évaluation de nos décideurs. C’est une misère intellectuelle et politique sans nom.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-6117714731434985071?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/6117714731434985071/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/ces-salauds-tuent-nos-emplois.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/6117714731434985071'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/6117714731434985071'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/ces-salauds-tuent-nos-emplois.html' title='Ces salauds tuent nos emplois'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-2421069123922467506</id><published>2010-05-14T05:01:00.001+02:00</published><updated>2010-05-14T05:01:30.197+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-y8_oTuLhI/AAAAAAAABUI/3z9a9q2OeR0/s1600/murphoto.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-y8_oTuLhI/AAAAAAAABUI/3z9a9q2OeR0/s400/murphoto.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-2421069123922467506?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/2421069123922467506/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_14.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/2421069123922467506'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/2421069123922467506'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_14.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-y8_oTuLhI/AAAAAAAABUI/3z9a9q2OeR0/s72-c/murphoto.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-1135477732942883729</id><published>2010-05-13T21:21:00.004+02:00</published><updated>2010-05-14T00:50:27.370+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tablettes et liseuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Propriété intellectuelle'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Libre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Edition numérique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Edition papier'/><title type='text'>Livre numérique: le virage, les blocages</title><content type='html'>Marin Dacos et Pierre Mounier, dont j’ai souvent signalé ou cité les travaux sur ce site (voir &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/readwrite-book-mise-en-bouche.html" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/le-minitel-20-est-enfin-disponible.html" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt; ou &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/creation-libre-ou-creation-controlee.html" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;), viennent de publier une tribune libre dans &lt;a href="http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/05/13/le-livre-numerique-est-dans-l-impasse-faisons-le-choix-de-l-edition-electronique-ouverte-par-marin-dacos-et-pierre-mounier_1350573_3232.html" target="_blank"&gt;Le Monde&lt;/a&gt; consacrée à la situation du livre numérique et de l’édition électronique. Nous sommes dans une situation un peu paradoxale. D'un côté, la virage est pris:&amp;nbsp;&lt;i&gt;« Ca y est, elle est là, enfin !&amp;nbsp;La voici qui arrive après avoir tant été annoncée : la révolution  numérique du livre.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; D'un autre côté, la situation semble bloquée, suspendue, avec une offre francophone déjà marginale par rapport au marché anglo-saxon et une grande confusion du côté des principaux concernés, les éditeurs.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Comme l’observent les deux auteurs, &lt;i&gt;«&amp;nbsp;la situation actuelle est le point d'aboutissement de plus de dix ans d'attentisme et d'aveuglement. En refusant le web et son ouverture par crainte du piratage, en tentant de cloner le livre imprimé - sa représentation, ses usages de lecture, son mode de distribution et jusqu'à son modèle économique, sur le support numérique, en n'accordant pas une place primordiale à l'innovation et à l'imagination, les principaux acteurs du monde de l'édition se sont engagés dans une voie sans issue.&amp;nbsp;»&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Même aujourd’hui, les éditeurs se focalisent sur des questions comme la TVA ou le prix unique ou les procès Google, alors que les enjeux sont bien plus larges. Trois acteurs géants ont occupé le marché – Google, Apple, Amazon – et ils tendent à imposer leur loi. Par exemple, et nous l’avions signalé &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/mon-iphone-ma-censurer-mark-fiore-ou-le.html"&gt;ici&lt;/a&gt;, Amazon ou Apple peuvent recourir à la censure, éliminer un fichier à distance dans le reader, surveiller ce que les lecteurs annotent dans leurs livres&amp;nbsp;: cette situation n’est probablement pas supportable à long terme, quand le public s’apercevra de sa captivité nouvelle. Les éditeurs ne peuvent donc pas se féliciter des tablettes propriétaires, qui leur garantissent la sécurité du fichier mais qui heurtent les habitudes des consommateurs.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;De surcroît, les éditeurs n’ont pas été capables de monter une alternative aux géants de l’Internet&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;les plateformes de distribution des livres numériques proposées par les groupes d'édition se caractérisent par leur isolement et surtout le prix exorbitant des ouvrages (10&amp;nbsp;% à 20&amp;nbsp;% moins cher que les livres imprimés au mieux) qu'ils proposent à la vente&amp;nbsp;: elles ne constituent pas une alternative crédible.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; Toujours par souci de contrôle vertical, Hachette, Gallimard et d’autres ont voulu chacun développer leur plateforme de diffusion numérique&amp;nbsp;: ces usines à gaz fragmentées ne fonctionnent pas et, en tout état de cause, elles augmentent inutilement les coûts au détriment des lecteurs (comme des auteurs en dernier ressort, le livre est plus cher, se vend moins et le coût des étapes imposées est autant de royalties échappant aux créateurs, comme dans le système de la chaîne papier où l’auteur touche peu pour financer tous les intermédiaires).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Marin Dacos et Pierre Mounier fixent les trois qualités minimales d’un livre numérique en adéquation avec son écosystème, à savoir la «&amp;nbsp;culture web&amp;nbsp;»&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;- &lt;b&gt;Lisible&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;: il doit reposer sur des formats ouverts et standards permettant sa transmission d'une machine à l'autre et sa conservation dans le temps. Il doit être recomposable et adaptable du fait de ces formats sur tous les systèmes possibles.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;- &lt;b&gt;Manipulable&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;: il doit être indexable et interrogeable. Il doit permettre au minimum le copier-coller et l'annotation. Il doit permettre les recompositions et les modifications selon les envies du lecteur.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;- &lt;b&gt;Citable&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;: il doit pouvoir être retrouvé par tous les chemins dans la masse quasiment infinie d'information aujourd'hui disponible, ce qui signifie qu'il doit disposer au minimum d'un identifiant unique, d'une adresse pérenne sur Internet et d'une description riche et utilisable.&amp;nbsp;»&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;On en est loin aujourd’hui, tant pour les contenus que pour les liseuses. Le problème est notamment qu’une vision concurrentielle et court-termiste pousse les fabricants comme les éditeurs à multiplier les &lt;i&gt;obstacles&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; à la fluidité du texte et à la liberté du lecteur&amp;nbsp;: imposer des DRM, laisser le livre dans les nuages (les serveurs), choisir des formats propriétaires non interopérables, compliquer le téléchargement depuis des sites d’un compétiteur... Il est tout de même incroyable d’observer que la seule crainte de la copie privée pousse les producteurs à considérer a priori le public comme un &lt;/span&gt;&lt;i&gt;ennemi&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; plein de mauvaises intentions et dont il faut compliquer la vie. Ce n’est plus le «&amp;nbsp;client roi&amp;nbsp;», mais le «&amp;nbsp;client esclave&amp;nbsp;» de la paranoïa des entreprises&amp;nbsp;!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Google Edition, qui arrivera en juillet en France, semble a priori le mieux placé (le moins mal placé) pour offrir un choix large et simple, évitant notamment les écueils propriétaires d'Apple ou d'Amazon. Mais Google a privilégié la quantité sur la qualité, donc tout ce qui relève de l’indexation «&amp;nbsp;intelligente&amp;nbsp;» ne sera sans doute pas au point. Et comme nombre d’éditeurs français ont été échaudés par la numérisation «&amp;nbsp;en force&amp;nbsp;» depuis les bibliothèques américaines, le contenu francophone risque d’être pauvre, comme c’est déjà le cas sur Apple et Amazon.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Conclusion de Marin Dacos et Pierre Mounier&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Les enjeux ne sont pas seulement économiques, ils sont aussi culturels et politiques. Car de l'existence d'un marché de l'édition dynamique et varié évitant l'étouffoir oligopolistique, dépendent rien moins que l'avenir de la diversité culturelle, de la liberté d'expression et de la qualité du débat public.&amp;nbsp;»&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Enjeu politique, en effet. L’État est interpellé par les éditeurs pour la TVA et le prix unique, il accorde de nombreux soutiens directs ou indirects à l’édition papier, il prendra à sa charge une bonne part de la numérisation des œuvres orphelines du XXe siècle laissées à l’abandon par les maisons d’édition… Cet État intervient donc déjà sur ce marché du livre au nom du bien public et des citoyens. Il gagnerait à pratiquer le donnant-donnant et notamment à combattre les tentatives de reproduction des oligopoles qui se dessinent aujourd’hui&amp;nbsp;: la traduction serait un livre numérique cher (socialement inéquitable) et difficile d’accès (culturellement appauvri), ce qui était déjà souvent le cas du livre papier à son âge industriel. La traduction probable sera aussi une pratique massive du piratage, une forme de conflit (sur la propriété) que l’autorité publique est censée prévenir au lieu de le favoriser.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;A lire aussi&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Dacos M, P Mounier (2010), &lt;i&gt;&lt;a href="http://leo.hypotheses.org/4482" target="_blank"&gt;L’édition électronique&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;, Découverte.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-1135477732942883729?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/1135477732942883729/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/livre-numerique-le-virage-les-blocages.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/1135477732942883729'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/1135477732942883729'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/livre-numerique-le-virage-les-blocages.html' title='Livre numérique: le virage, les blocages'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-7908144310977882655</id><published>2010-05-13T21:12:00.001+02:00</published><updated>2010-05-13T21:12:50.531+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-xPJ-VabAI/AAAAAAAABUA/4scXO5lvrFA/s1600/hommemetro.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-xPJ-VabAI/AAAAAAAABUA/4scXO5lvrFA/s400/hommemetro.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-7908144310977882655?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/7908144310977882655/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_13.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/7908144310977882655'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/7908144310977882655'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_13.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-xPJ-VabAI/AAAAAAAABUA/4scXO5lvrFA/s72-c/hommemetro.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-5424184897640375004</id><published>2010-05-12T16:16:00.000+02:00</published><updated>2010-05-12T16:16:18.989+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Edition numérique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Edition papier'/><title type='text'>Topologie du prix littéraire</title><content type='html'>Les prix littéraires sont un prisme intéressant pour observer le fonctionnement du monde de l’édition papier – du moins les «&amp;nbsp;grands&amp;nbsp;» prix qui récompensent généralement les auteurs des «&amp;nbsp;grandes&amp;nbsp;» maisons d’édition, en d’autres termes le mariage d’un système de production et d’un système de réputation. Mais les analyses sont souvent pauvres, réduites à des tirades un peu poujadistes sur le «&amp;nbsp;système GalliGrasSeuil&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;On trouvera les premiers éléments d’un travail nettement plus substantiel sur le centième carnet de recherche ouvert sur la plateforme Hypothèses.org&amp;nbsp;: &lt;a href="http://prixlitteraires.hypotheses.org/" target="_blank"&gt;Prix littéraires, Réseaux, discours, représentations&lt;/a&gt;. Les trois maîtres d’œuvre –&amp;nbsp;Björn-Olav Dozo, Michel Lacroix et Olivier Lapointe – entreprennent d’analyser le système des prix selon trois angles&amp;nbsp;: les réseaux de jurés, le discours journalistique, les œuvres fictionnelles évoquant les prix. On ne trouve pour l’instant que les premières données de méthodologie et de bibliographie, mais gageons que les conclusions de cette recherche apporteront un éclairage assez fin sur les stratégies des acteurs.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Sur le même thème, mais dans le registre plus poujadiste dont je parlais, Claude Durand expose dans &lt;a href="http://www.lefigaro.fr/livres/2010/05/07/03005-20100507ARTFIG00431-claude-durand-oui-les-prix-litteraires-sont-truques.php?xtref" target="_blank"&gt;Le Figaro&lt;/a&gt; sa vision des prix littéraires.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Troc en stock.&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; &lt;i&gt;«&amp;nbsp;La question posée concerne l'honnêteté du système, non celle des gens. D'abord, les jurés se cooptent. C'est la «&amp;nbsp;reproduction&amp;nbsp;» selon Passeron et Bourdieu ! Quand telle maison a trois jurés et qu'elle risque, l'âge aidant, de ne plus en avoir qu'un ou deux, elle va tout faire pour conserver son nombre de «&amp;nbsp;couverts&amp;nbsp;». C'est ainsi qu'on a pu parler de la perpétuation d'un système «&amp;nbsp;Galligrasseuil&amp;nbsp;» (contraction de Gallimard, Grasset et Le Seuil, ndlr) ; il serait d'ailleurs plus approprié de parler aujourd'hui de Gallisset ! Le défaut de ce système fermé, c'est qu'il a une fâcheuse tendance, à la longue, à ne plus couronner des œuvres, mais des éditeurs. La méthode la plus courante est le troc de voix. Des patrons de maison ou leurs subordonnés vont tenter un marchandage en disant, par exemple&amp;nbsp;: «Moi, j'ai deux voix au Goncourt, et tu en as trois au Renaudot. J'ai eu le Goncourt l'année dernière, donne-moi tes voix au Renaudot et je te donnerai mes voix au Goncourt...», et ainsi de suite avec, parfois, des échanges plus sophistiqués. Les réformettes apportées aux règlements des différents prix n'ont guère banni ces pratiques, même si elles ne sont pas systématiques.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Economie de la réputation.&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; &lt;i&gt;«&amp;nbsp;(…)C'est un investissement. J'ai calculé un jour que les frais engagés dans une politique de prix, en à-valoir, en préfaces, en dessus de table (les grands restaurants), pour ne pas parler ici de dessous, peuvent en arriver à coûter l'équivalent du bénéfice d'un prix littéraire de moyenne diffusion. Il faudrait donc avoir deux de ces prix pour qu'une telle politique soit vraiment rentable. Mais, dans le même temps, les prix présentent un autre avantage&amp;nbsp;: ils peuvent attirer des auteurs dans la maison qui les reçoit. C'est donc un moyen de débaucher des écrivains plus facilement.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Endogamie croissante.&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; &lt;i&gt;«&amp;nbsp;On a transformé les gazetiers en écrivains, mais aussi les écrivains en gazetiers. Ainsi reproduit-on un système consanguin&amp;nbsp;: les journalistes écriront favorablement sur les ouvrages d'écrivains parus dans leur maison, et les écrivains devenus critiques feront également de même pour les gazetiers devenus romanciers.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Ces points sont en fait connus de longue date dans le milieu de l’édition et du journalisme. Claude Durand, ancien patron de Fayard, éditeur de Soljenitsyne et de García Márquez, en est d’ailleurs une figure emblématique. Le roman représentant 25% du chiffre d’affaires global de l’édition – genre largement en tête, avec de surcroît un investissement moindre en terme d’édition et de production –, on comprend que l’enjeu littéraire se soit doublé d’un enjeu industriel. On peut penser que les générations numériques regarderont ces petites manœuvres comme une foire aux vanités caractéristique d’un Ancien Régime de la valeur et de la réputation… même s’il ne faut pas espérer la disparition complète de ces inconsistances humaines, trop humaines.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Il y a tout de même quelques raisons d’être optimiste. Cette économie symbolique (et monétaire) du prix littéraire tient notamment à la convergence de trois phénomènes&amp;nbsp;: la concentration des médias centraux, la diffusion en librairie physique, le musellement des lecteurs. Or, la numérisation produit automatiquement l’affaiblissement de chacun de ces éléments&amp;nbsp;: les médias presse, radio et télé perdent peu à peu de leur influence exclusive, les piles physiques en librairies disparaissent en plateforme numérique et n’auront plus d’effet ostracisant pour les petits au bénéfice des grands, les lecteurs s’expriment de plus en plus sur les blogs, les réseaux sociaux et les interfaces de librairies en ligne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le désir de reconnaissance et la lutte pour le renommée ne vont certes pas s'éteindre du jour au lendemain, mais plutôt se diffracter lentement, au rythme où se forment des réseaux séparés de lecteurs, rendant bien moins efficaces les captations économiques de ces ressorts psychologiques. &amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-5424184897640375004?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/5424184897640375004/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/topologie-du-prix-litteraire.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5424184897640375004'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5424184897640375004'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/topologie-du-prix-litteraire.html' title='Topologie du prix littéraire'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-168703037489882596</id><published>2010-05-12T16:12:00.001+02:00</published><updated>2010-05-12T16:12:00.875+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-q3JUKhctI/AAAAAAAABT4/SxYjsblsZjw/s1600/vielledamecafe.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-q3JUKhctI/AAAAAAAABT4/SxYjsblsZjw/s400/vielledamecafe.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-168703037489882596?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/168703037489882596/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_9403.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/168703037489882596'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/168703037489882596'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_9403.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-q3JUKhctI/AAAAAAAABT4/SxYjsblsZjw/s72-c/vielledamecafe.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-7566063676484177843</id><published>2010-05-12T15:07:00.000+02:00</published><updated>2010-05-12T15:07:26.093+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hadopi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société numérique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Libre'/><title type='text'>Vous avez dit "vraie" liberté?</title><content type='html'>Bernard Kouchner publie dans &lt;a href="http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/05/10/internet-un-enjeu-de-politique-internationale-par-bernard-kouchner_1348906_3232.html" target="_blank"&gt;Le Monde&lt;/a&gt; une tribune sur le thème «&amp;nbsp;Internet&amp;nbsp;: un enjeu de politique internationale&amp;nbsp;». J’en partage la plupart des attendus, et la conclusion&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Je crois qu'une bataille d'idées est engagée entre, d'un côté, les tenants d'un Internet universel, ouvert, fondé sur la liberté d'expression et d'association, sur la tolérance et le respect de la vie privée et, de l'autre, ceux qui voudraient transformer Internet en une multiplicité d'espaces fermés et verrouillés au service d'un régime, d'une propagande et de tous les fanatismes. La liberté d'expression est &lt;/i&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;"la base de toutes les autres libertés"&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;i&gt;. Sans elle, il n'est point de &lt;/i&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;"nation libre"&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;i&gt;, disait Voltaire. Cet esprit des Lumières, qui est universel, doit souffler sur les nouveaux médias. La défense des libertés fondamentales et des droits de l'homme doit devenir la priorité de la gouvernance d'Internet.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Là où je suis plus inquiet, c’est en lisant ce paragraphe quelques lignes plus haut&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Si tous ceux qui sont attachés aux droits de l'homme et à la démocratie refusent de transiger avec leurs principes et défendent un espace Internet qui garantit la liberté d'expression, cette répression sera rendue plus difficile. Je ne parle pas d'une liberté absolue ouverte à toutes les dérives, dont personne ne fait la promotion, mais de la vraie liberté, celle qui est fondée sur le principe du respect de la dignité de la personne et de ses droits.&amp;nbsp;»&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Quand on commence à distinguer la «&amp;nbsp;vraie&amp;nbsp;» de la «&amp;nbsp;fausse&amp;nbsp;» liberté, je n’aime pas cela. Un principe ne vaut que par son universalité&amp;nbsp;: chaque exception ruine sa valeur de principe. La liberté d’exprimer les seules opinions majoritaires, convenues ou légales n’est pas la liberté, c’est le conformisme et le contrôle. En d’autres termes, les droits de l’homme n’ont pas de sens s’ils n’incluent pas la possibilité d’énoncer leur négation&amp;nbsp;: sans cela, ils deviennent un dogme que l’on peut aisément caricaturer comme tel. De même, réprimer l’expression des émotions négatives (colère, haine, dégoût etc.) ne conduit à rien&amp;nbsp;: les individus ainsi privés de parole sont enfermés dans la répétition de ces émotions, ils s’estiment souvent légitimés par leur censure, ils ne subissent pas l’érosion de la critique rationnelle, ils continuent de véhiculer des erreurs et des mensonges.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;De ce point de vue, la France n’est certainement pas la mieux placée pour défendre et illustrer l’idée d’un espace public libre. Outre ses nombreuses lois limitant la liberté d’expression, rappelons par exemple qu’elle se situe au 43&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; rang international du respect de la liberté de la presse dans &lt;a href="http://fr.rsf.org/press-freedom-index-2009,1001.html" target="_blank"&gt;le classement de Reporter sans frontières&lt;/a&gt;, en recul régulier depuis plusieurs années. Le pays de Loppsi et Hadopi devrait donc balayer devant sa porte.&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-7566063676484177843?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/7566063676484177843/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/vous-avez-dit-vraie-liberte.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/7566063676484177843'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/7566063676484177843'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/vous-avez-dit-vraie-liberte.html' title='Vous avez dit &quot;vraie&quot; liberté?'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-5741149508822737972</id><published>2010-05-12T15:06:00.001+02:00</published><updated>2010-05-12T15:06:23.247+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-qnw0nfvZI/AAAAAAAABTw/mJ2HmGCBhY4/s1600/rueaffiche.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-qnw0nfvZI/AAAAAAAABTw/mJ2HmGCBhY4/s400/rueaffiche.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-5741149508822737972?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/5741149508822737972/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_12.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5741149508822737972'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5741149508822737972'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_12.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-qnw0nfvZI/AAAAAAAABTw/mJ2HmGCBhY4/s72-c/rueaffiche.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-1739800548515839539</id><published>2010-05-10T15:07:00.003+02:00</published><updated>2010-05-12T16:18:29.705+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société numérique'/><title type='text'>Le non-sens de la vie (sur la conscience malheureuse des temps numériques)</title><content type='html'>«&amp;nbsp;E-book, E-monde, E-gnoble&amp;nbsp;», tel est le surtitre du journal de 12 pages intitulé &lt;i&gt;Livres de papier&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, édité par le collectif du même nom et adressé aux «&amp;nbsp;réfractaires à l’ordre numérique&amp;nbsp;» (merci &lt;a href="http://lamutationestenmarche.blogspot.com/"&gt;Peggy&lt;/a&gt;). J’avais déjà critiqué un manifeste de ce collectif diffusé à l’occasion du dernier Salon du livre (&lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/03/penguin-et-les-luddites.html" target="_blank"&gt;voir ici&lt;/a&gt;).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;La lecture de ce journal renforce ma première impression&amp;nbsp;: la triple alliance d’un ton sectaire, d’une posture romantique et d’un idéal luddite n’est pas susceptible de produire grand chose. Les multiples clins d’œil à Debord, Baudrillard, Virilio et autres auteurs (à mon avis très surévalués) d’une «&amp;nbsp;French Theory&amp;nbsp;» verbeuse m’assomment. Quant à la critique sociale, elle tombe à plat quand on connaît la réalité industrielle du livre papier – Hachette, La Martinière et consorts seraient ravis de ce détournement d’attention au terme duquel ils apparaissent comme d’innocents agneaux face aux loups Google, Amazon et autres (&lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/le-systeme-papier-et-sa-fausse.html" target="_blank"&gt;voir ici&lt;/a&gt;).&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Résister en paroles et en actes à l’informatisation de l’écrit et du monde&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&amp;nbsp;: l’objet purement conservateur ou réactionnaire de ce collectif Livres de papier me paraît indiquer sa limite essentielle. Il reproche au fond à la numérisation d’être un processus sans finalité (autre que le profit et l’exploitation), mais comme il est lui-même adossé à la seule négation de ce processus, cela tourne en rond. Cette vacuité centrale du dispositif contestataire conduit assez spontanément à la surenchère verbale&amp;nbsp;: on n’a pas grand chose à dire, mais on le hurlera.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Dans une tribune du journal allant au-delà de la question du livre («&amp;nbsp;Des livres-machines pour un monde-machine&amp;nbsp;»), je note cet extrait&amp;nbsp;&lt;i&gt;: «&amp;nbsp;L’emprise du numérique ronge peu à peu les racines de notre ancien monde ‘bassement’ matériel, qui laissait encore maladroitement perdurer un fond de sens à la vie. Seul ce qui reste en nous de sens nous permet encore de vivre et d’espérer dans un monde de plus en plus insensé. Les machines ne se contentent pas de contrôler notre monde, elles engendrent un nouvel univers&amp;nbsp;». &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Cela m’évoque une autre tribune que je viens de lire sur le &lt;a href="http://www.leoscheer.com/leoscheer/2010/05/09/6-parenthese-de-la-modernite-et-echec-de-la-post-modernite" target="_blank"&gt;blog de Léo Scheer&lt;/a&gt;, où l’éditeur observe&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Au moment où la vie quotidienne se restructure autour des nouveaux réseaux de communication et que la socialisation est réactivée par ses outils magiques, on dirait que ce qui a mené à cette révolution tranquille tombe en panne, buggue, à l'instant même d'atteindre son propre but. Tout ce qui, depuis la rupture romantique, nous promettait une vie meilleure et le progrès dans la modernité, touche à sa limite et nous montre, chaque jour un peu plus, que ‘ça ne marche pas’. La modernité aura été faite de ces soubresauts de libérations, d'affranchissements tous azimuts, conduisant les individus et les groupes sociaux vers une liberté rêvée dont il s'avère, aujourd'hui, qu'on ne sait plus quoi en faire, qu'il ne s'agissait finalement que de livrer ces individus ‘libérés’ à leur solitude et à la perte du sens de leur propre vie.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Ces propos sur la «&amp;nbsp;perte de sens&amp;nbsp;» sont assez communs – un marronnier des repas de famille et des cafés du commerce –, et l’on pourrait penser soit qu’ils reflètent une simple transition générationnelle soit qu’ils expriment de récurrentes névroses identitaires. Finalement, des tas de gens vivent sans trop se soucier du fameux sens de leur existence, et cela paraît surtout désoler ceux qui se font du souci par procuration ou qui n’aiment pas l’existence en question, jugée plate, futile, vide ou que sais-je encore. Hobbes avait tort, l’homme est moins un loup qu’un berger pour l’homme, il faut toujours qu’il donne ses conseils de bonne conduite à son voisin. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Il me semble que le malaise ainsi exprimé sur «&amp;nbsp;le sens de la vie&amp;nbsp;» est plus profond qu’une simple réaction au changement numérique, ou si l’on veut qu’il est plus constant dans l’histoire et l’évoluton humaines. J’y vois à titre d’hypothèse une frontière anthropologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’intégralité du processus moderne peut être lue comme un désenchantement du monde (Marcel Gauchet), soit un manifeste d’immanence de la vie en général, de l’existence socio-historique en particulier. Or, rien ne démontre que l’esprit humain est disposé à accepter la conséquence de cette immanence, à savoir que le fameux «&amp;nbsp;sens de la vie&amp;nbsp;» relève d’une construction autonome et temporaire dans le flux indifférent des atomes, des gènes et désormais des bits. L’opium du peuple avait réellement les vertus anesthésiantes de la morphine&amp;nbsp;: le monde religieux fixait les finalités du cosmos que le monde technoscientifique ignore, soulageant l’esprit de ses terreurs antiques face à un monde purement accidentel, que Démocrite déjà définissait comme constitué d’atomes et de vide. La frontière dont je parle divise en dernier ressort les humains selon qu’ils acceptent ou non cette vision, selon qu’ils en éprouvent ou non une carence, selon qu’ils en déduisent ou non les conséquences sur la relativité (pour sa définition) et l’autonomie (pour sa construction) de la «&amp;nbsp;vie bonne&amp;nbsp;». (Wittgenstein&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Le sens du monde doit être en dehors de lui. Dans le monde, tout est comme il est et tout arrive comme il arrive&amp;nbsp;; il n’y a en lui aucune valeur – et s’il y en avait une elle serait sans valeur »,&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Tractatus logico-philosophicus&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, 6.41). &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Étant assez prosaïque, je suggère qu’un anxiolytique ou un antidépresseur offre un palliatif intéressant pour ceux qui souffrent d’une carence dans le sens de leur vie (bien sûr, cette petite provocation permettra de conspuer l’horreur positiviste de la menace d’une camisole chimique destinés aux pauvres et lucides rebelles d’un monde insensé). En tout cas, cela me semble un pis-aller moins dangereux que de vouloir refaire le monde sous le seul prétexte de son malaise existentiel – je parle là de &lt;i&gt;politique&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, puisque «&amp;nbsp;refaire le monde&amp;nbsp;» est au contraire tout indiqué dans d’autres domaines, en art par exemple, des domaines où il ne s’agit pas d’enfermer son voisin dans un monde contraint mais de l’attirer dans un monde possible. Car j’observe que cette conscience malheureuse se double très volontiers d’une volonté directive – le bon berger guidant le troupeau affligé vers les vraies finalités de la vraie vie s’institue toujours dans un certain rapport de pouvoir. Il n’est sans doute pas insignifiant que des auteurs antimodernes et technophobes comme Heidegger ou Jonas aient été sensibles à des formes autoritaires de restitution du «&amp;nbsp;sens&amp;nbsp;» et de la «&amp;nbsp;limite&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Pour conclure, je préciserai (mais on l’aura compris) que la numérisation du monde n’est &lt;i&gt;pas&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; en soi un processus d’émancipation&amp;nbsp;et que les technophiles la présentant ainsi restent, comme les technophobes, prisonniers d’un schéma mental évangélisateur selon lequel il faudrait à tout prix annoncer la «&amp;nbsp;bonne nouvelle&amp;nbsp;» aux masses. Il n’y a ni bonne ni mauvaise nouvelle, il y a le monde comme tout ce qui arrive. Et notre liberté d’agir et de penser depuis ces faits aura toujours un coût plus important de se laisser simplement emporter par leur flot.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-1739800548515839539?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/1739800548515839539/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/le-non-sens-de-la-vie-sur-la-conscience.html#comment-form' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/1739800548515839539'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/1739800548515839539'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/le-non-sens-de-la-vie-sur-la-conscience.html' title='Le non-sens de la vie (sur la conscience malheureuse des temps numériques)'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-4513164113115628245</id><published>2010-05-10T15:02:00.001+02:00</published><updated>2010-05-10T15:02:51.597+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-gD8rTACEI/AAAAAAAABTo/tpaa1TP-778/s1600/cranehirst.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-gD8rTACEI/AAAAAAAABTo/tpaa1TP-778/s400/cranehirst.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-4513164113115628245?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/4513164113115628245/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_10.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/4513164113115628245'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/4513164113115628245'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_10.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-gD8rTACEI/AAAAAAAABTo/tpaa1TP-778/s72-c/cranehirst.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-1315386783556103044</id><published>2010-05-09T19:12:00.002+02:00</published><updated>2010-05-09T19:13:36.194+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hadopi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Copie privée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Libre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Piratage'/><title type='text'>BitTorrent et Tor : l'anonymat des IP est craqué</title><content type='html'>Une équipe de chercheurs de l’INRIA a montré, dans deux papiers récemment publiés, que l’anonymat des adresses IP peut être levé dans les réseaux p2p utilisant le protocole BitTorrent, même quand la connexion se fait à travers le réseau Tor et ses trois nœuds de cryptage.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Durant 103 jours et à partir d’un simple ordinateur, les chercheurs ont collecté 148 millions d’adresses IP, représentant un trafic de 2 milliards de fichiers. À l’aide de divers exploits (programmes exploitant une vulnérabilité de la cible), ils sont remontés au-delà des IP intermédiaires de BitTorrent (NATs, Ipv6, proxies, etc.) et ont identifié 70&amp;nbsp;% des providers. Leur analyse des flux suggère que le contenu est fourni par une minorité de membres du réseau (100 uploaders produisent 30&amp;nbsp;%, 1000 uploaders 60&amp;nbsp;%).&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Stevens Le Blond et ses collègues précisent que leur but n’est pas spécialement de chasser le pirate&amp;nbsp;: le protocole BitTorrent est extrêmement efficace pour l’échange légal de contenu, et sa sécurisation est de toute façon nécessaire dans cette perspective. En tout état de cause et dans le cadre d’Hadopi, les entreprises privées chargées par des sociétés d’ayants-droit de traquer ceux qui violent la propriété intellectuelle n’auront pas le droit de procéder à des collectes massives. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Références&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Le Blond S et al (2010), &lt;a href="http://hal.inria.fr/inria-00470324/fr/" target="_blank"&gt;Spying the world from your laptop&lt;/a&gt;, 3rd USENIX Workshop on Large-Scale Exploits and Emergent Threats (LEET'10)&amp;nbsp;; Le Blond S et al (2010), &lt;a href="http://hal.inria.fr/inria-00471177/fr/" target="_blank"&gt;De-anonymizing BitTorrent users on Tor&lt;/a&gt;, 7th USENIX Symposium on Network Design and Implementation (NSDI '10) (2010). Ces textes peuvent être consultés librement grâce aux &lt;a href="http://hal.archives-ouvertes.fr/"&gt;archives scientifiques ouvertes HAL&lt;/a&gt;. Entre gens de bonne compagnie, inutile de pirater puisque le contenu est libre…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-1315386783556103044?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/1315386783556103044/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/bittorrent-et-tor-lanonymat-des-ip-est.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/1315386783556103044'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/1315386783556103044'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/bittorrent-et-tor-lanonymat-des-ip-est.html' title='BitTorrent et Tor : l&apos;anonymat des IP est craqué'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-2033284770051483859</id><published>2010-05-09T19:10:00.001+02:00</published><updated>2010-05-09T19:10:52.405+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-bsk1kFOqI/AAAAAAAABTg/PmSjPxZ1fb8/s1600/inriappaper.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-bsk1kFOqI/AAAAAAAABTg/PmSjPxZ1fb8/s400/inriappaper.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-2033284770051483859?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/2033284770051483859/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_6067.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/2033284770051483859'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/2033284770051483859'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_6067.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-bsk1kFOqI/AAAAAAAABTg/PmSjPxZ1fb8/s72-c/inriappaper.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-6820328229254060935</id><published>2010-05-09T18:45:00.001+02:00</published><updated>2010-05-09T19:13:54.352+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Remix (actualités)'/><title type='text'>Remix</title><content type='html'>Le cinéaste anglais Ken Loach a commencé à partager gratuitement ses films. Mais les Français, les Belges et les Néerlandais ne pourront pas en profiter, car la maison de distribution a refusé l’accès libre. L’artiste censuré par ses intermédiaires, le public appréciera… (&lt;a href="http://www.slate.fr/story/20907/la-france-privee-de-ken-loach-gratuits" target="_blank"&gt;Slate&lt;/a&gt;)&amp;nbsp;•••&amp;nbsp;En un mois, l’iPad s’est vendu à un million d’exemplaires aux États-Unis et a réalisé 1,5 million de téléchargements de livres sur l’iBookStore. Sur la même période, Feedbooks (ouvert à toutes plateformes) en a écoulé 2,5 millions (&lt;a href="http://www.actualitte.com/actualite/18778-livres-numeriques-ibookstore-ipad-feedbooks.htm" target="_blank"&gt;Actualitté&lt;/a&gt;) •••&amp;nbsp;La société &lt;a href="http://www.mediaideas.net/" target="_blank"&gt;mediaIDEAS&lt;/a&gt;, spécialisée dans l’étude de marché éditorial, estime que la vente des liseuses représentera 400 millions d’unités d’ici 2020. Il existait 5 modèles de lecteur d’ebook en 2007, il en existe 40 au premier trimestre 2010 et ce chiffre devrait être doublé dans les douze mois à venir. ••• Les &lt;a href="http://bigbrotherawards.eu.org/spip.php?page=liste-bba&amp;amp;annee=2010" target="_blank"&gt;Big Brother Awards France&lt;/a&gt; ont publié la liste des organisations et personnaliés sélectionnées pour recevoir ce prix récompensant le mépris de la liberté et de la vie privée. Outre les attendus Facebook et Google, on y trouve par exemple Thierry Lhermitte, l’acteur ayant investi dans la société de surveillance des internautes Trident Media Guard. •••&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Change or die&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: c’est le message du Book Industry Study Group (Etats-Unis) réuni début mai à New York. Contrairement à leurs collègues français, les éditeurs américains ne manient pas la langue de bois. Ils s’attendent donc à des fermetures nombreuses de librairies dans la décennie 2010 et à une remise en cause frontale du modèle économique du livre, due au passage au numérique. St-Martin Press a par exemple observé dès 2009 que les e-books représentent 30&amp;nbsp;% de ses ventes en premières semaines, cannibalisant les chiffres des éditions papiers hard-cover, c’est-à-dire le premier tirage papier (&lt;a href="http://www.publishersweekly.com/pw/by-topic/digital/conferences/article/43102-bisg-conference-message-change-or-die.html" target="_blank"&gt;Publishers Weekly&lt;/a&gt;). ••• Chis Palma a confirmé le lancement de Google Editions entre juin et juillet. Contrairement à Amazon, Appleou Barnes&amp;amp;Nobles, Google joue la carte de la simplicité et de l’universalité&amp;nbsp;: les livres achetés seront consultables sur tout support pourvu qu’il ait un logiciel de lecture de format ePub&amp;nbsp;(&lt;a href="http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703866704575224232417931818.html" target="_blank"&gt;Wall Street Journal&lt;/a&gt;) ••• Dans la perspective du&amp;nbsp;web social, le Kindle proposera de mettre en commun les passages les plus soulignés d’un livre électronique (&lt;a href="http://www.ebouquin.fr/2010/05/01/kindle-la-lecture-a-lheure-des-reseaux-sociaux/" target="_blank"&gt;eBouquin&lt;/a&gt;). Mais du coup, les lecteurs s’interrogent&amp;nbsp;: cette fonction suppose que Big Brother Amazon surveille leurs lectures. •••&amp;nbsp;Dans le même ordre d’idée, Jeff Howe a lancé &lt;a href="http://twitter.com/1B1T2010"&gt;One Book, One Twitter&amp;nbsp;&lt;/a&gt;: un compte où tous ceux qui ont aimé un livre partagent leur enthousiasme. Il sera intéressant d’observer à l’avenir si les réputations décentralisées sur réseaux sociaux ont un impact important sur les ventes… ce qui compliquerait singulièrement les plans promo et marketing des éditeurs industriels •••&amp;nbsp;Le fournisseur d’accès associatif FDN et la Quadrature du Net ont déposé au Conseil d’Etat un recours en annulation de certaines procédures de l’Hadopi (&lt;a href="http://www.numerama.com/magazine/15691-recours-contre-hadopi-il-semble-que-le-vice-de-procedure-soit-avere.html" target="_blank"&gt;Numerama&lt;/a&gt;). Le Sénat a par ailleurs demandé le report de l’adoption de la loi Loppsi 2 (filtrage des sites par logiciels policiers), mais le gouvernement fait le forcing pour une adoption en septembre prochain (&lt;a href="http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39751418,00.htm" target="_blank"&gt;ZDNet&lt;/a&gt;) ••• Le &lt;a href="http://www.europarl.europa.eu/news/public/focus_page/008-73866-120-04-18-901-20100430FCS73854-30-04-2010-2010/default_p001c006_en.htm"&gt;Parlement Européen&lt;/a&gt; n’entend pas se conformer aux pratiques américaines d’accès à certaines données (informations financières, listes de passagers, etc.) en dehors d’un cadre judiciaire, telles qu’elles se sont développées de plus en lus systématiquement dans la «&amp;nbsp;guerre à la terreur&amp;nbsp;» de l’après-11 septembre 2001. &lt;a href="http://www.eff.org/deeplinks/2010/05/international-data-sharing" target="_blank"&gt;L’Electronic Frontier Foundation&lt;/a&gt; revient sur ces enjeux donnant lieu à de vigoureux débats, dans une certaine indifférence des citoyens.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-6820328229254060935?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/6820328229254060935/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/remix.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/6820328229254060935'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/6820328229254060935'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/remix.html' title='Remix'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-5840318426608408536</id><published>2010-05-09T18:43:00.001+02:00</published><updated>2010-05-09T18:43:06.453+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-bmD5vPjzI/AAAAAAAABTY/9xKjj9l_c2g/s1600/sculptureabstrait.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-bmD5vPjzI/AAAAAAAABTY/9xKjj9l_c2g/s400/sculptureabstrait.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-5840318426608408536?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/5840318426608408536/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_09.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5840318426608408536'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5840318426608408536'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_09.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-bmD5vPjzI/AAAAAAAABTY/9xKjj9l_c2g/s72-c/sculptureabstrait.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-5783050259625078027</id><published>2010-05-08T10:29:00.005+02:00</published><updated>2010-05-08T10:39:40.696+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société numérique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théorie de l&apos;information'/><title type='text'>Vers l'électronique moléculaire</title><content type='html'>La loi empirique formulée en 1965 par Gordon E. Moore suggère que le nombre de transistors des microprocesseurs double tous les deux ans environ. La traduction concrète en est la montée en puissance de calcul des ordinateurs, faisant que le PC d’entrée de gamme de 2010 est bien plus performant que les supercalculateurs des années 1960. Cette loi de Moore connaîtra immanquablement une limite&amp;nbsp;: la miniaturisation aboutit à des portes logiques d’échelle nanométrique où surgissent divers problèmes d’instabilité quantique et de dissipation thermique.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le passage du silicium au graphène (cristal de carbone) comme matériau de base pourrait annuler une partie de ces effets (échauffement), et accélérer le transit des électrons à taille égale (d’un facteur 30). Il n’empêche que les chercheurs réfléchissent activement à de nouvelles solutions. La raison en est que la numérisation du monde produit une quantité exponentielle d’informations que nous n’avons déjà pas la capacité de traiter intégralement, notamment dans certaines recherches de pointe (en génomique et protéomique, on encore en physique des particules et astrophysique). D’un point de vue plus pratique, l’Internet des objets consistant à tagger numériquement (par micro- ou nanopuces) l’intégralité de notre environnement physique sera gourmand en puissance de calcul.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Deux pistes sont explorées pour outrepasser les limites actuelles&amp;nbsp;: l’informatique quantique et l’électronique moléculaire. La première exploite des propriétés des particules élémentaires (notamment la non-localité, l’intrication et le spin), la seconde s’inspire plus volontiers des propriétés du vivant.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;L’équipe d’Anirban Bandyopadhyay, dont les travaux viennent d’être publiés dans &lt;i&gt;Nature Physics,&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; s’inscrit dans la seconde voie. Les chercheurs observent que les ordinateurs actuels possèdent une extraordinaire puissance de calcul (10 puissance 13 opérations par seconde) mais que leur approche séquentielle bride ce potentiel&amp;nbsp;: les calculs y sont nécessairement opérés en série (l’un après l’autre). En comparaison, un neurone répond à bien moins de potentiels électriques d’action (environ 1000 par seconde), mais les assemblées de neurones sont plus efficaces que les ordinateurs pour bien des tâches, car elles traitent l’information en parallèle. Dès les années 1940, John Von Neumann avait perçu les limites de l’ordinateur (qu’il avait pourtant largement contribué à faire émerger, à travers l’EDVAC) et il avait consacré la fin de son existence à une réflexion sur des automates cellulaires susceptibles de rapprocher l’ordinateur du cerveau, au prix d’une conception très différente (cf Neumann 1996, 1998).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Cette conception est à l’œuvre dans les travaux de Bandyopadhyay et de ses collègues. Ils ont conçu un réseau d’environ 300 molécules organiques capables de se connecter en réseau pour procéder à des calculs. La molécule en question est le DDQ, un réactif dérivé des quinones (l’atome d’hydrogène y est remplacé). Chaque molécule, placée sur un réseau physique monocouche, peut communiquer avec 2 à 6 de ses voisines. L’ensemble peut traiter le parcours de 300 électrons simultanément, qui sont transformés en états logiques discrets par sept règles de contrôle physique. Ces portes logiques sont au nombre de 4 au lieu des deux états (0, 1) du bit habituel. Les chercheurs ont montré que le dispositif peut opérer sur les tâches habituellement traitées par la logique numérique, depuis l’écriture, lecture et effacement d’information jusqu’à la décomposition de Voronoï (analyse des distributions d’éléments d’un espace plan, utilisée par exemple pour la retouche photo ou la simulation climatique). L’équipe a enfin montré que ce dispositif peut travailler sur l’analyse de problèmes concrets, comme la simulation d’une diffusion de chaleur ou d’une croissance cancéreuse dans un tissu sain.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Ce dispositif au DDQ est l’une des nombreuses voies possibles de l’électronique moléculaire. Au plan fondamental, la contrainte la plus difficile réside dans le contrôle et la normalisation des opérations logiques. Mais comme l’avait suggéré Dennis Bray dans un article influent, les protéines du vivant opèrent très souvent comme des opérateurs d’information, et non des usines de transformation chimique&amp;nbsp;: elles repèrent, transmettent ou stockent des informations qui vont décider, ou non, de divers processus actifs (Bray 1996, voir aussi Ruben et Landweber 2000, Jones 2009). Il en va de la sorte quand une simple bactérie nage vers un milieu nutritif ou fuit un milieu toxique. A fortiori dans un système nerveux composé de cellules spécialisées dans le traitement de l’information. Aussi les supports possibles de l’électronique moléculaire sont-ils innombrables. L’an dernier, Maung Nyan Win et Christina D. Smolke du CalTech ont ainsi pu mettre au point un un dispositif synthétique à base d’ARN capable de reproduire les quatre portes logiques (AND, NOR, NAND, OR) du calcul numérique (Win et Smolke 2009).&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;L’avenir dira si ces travaux, offrant autant de preuves de concept, aboutissent plus ou moins rapidement à des débouchés opérationnels. Une chose est déjà certaine&amp;nbsp;: le traitement de l’information en vue d’une action n’est nullement enfermé dans un dispositif particulier. L’émergence de l’électronique et de l’informatique au XXe siècle a conduit à considérer rétroactivement que cette information traitée dans un calculateur est partout présente dans la matière, particulièrement dans la matière vivante. Nous ne sommes qu’au début du basculement impliqué par cette représentation du monde. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Références citées&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Bandyopadhyay A. et al. (2010), &lt;a href="http://www.nature.com/nphys/journal/v6/n5/abs/nphys1636.html" target="_blank"&gt;Massively parallel computing on an organic molecular layer&lt;/a&gt;, &lt;span class="journalname"&gt;&lt;i&gt;Nature Physics&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="journalname"&gt;,&lt;/span&gt; &lt;span class="b"&gt;6&lt;/span&gt;, 369-75, &lt;span class="doi"&gt;doi:10.1038/nphys1636&amp;nbsp;; Bray D (1996), &lt;a href="http://www.nature.com/nature/journal/v376/n6538/abs/376307a0.html" target="_blank"&gt;Protein molecules as computational elements in living cells&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Nature&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="doi"&gt;, 376, 307-312&amp;nbsp;; Jones R (2009), &lt;a href="http://www.nature.com/nnano/journal/v4/n4/full/nnano.2009.61.html" target="_blank"&gt;Computing with molecules&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Nature Nanotechnology&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="doi"&gt;, 4, 207&amp;nbsp;; Neumann J (1996),&lt;i&gt; L'ordinateur et le cerveau&lt;/i&gt;, Flammarion ; Neumann J (1998), &lt;i&gt;Théorie générale et logique des automates&lt;/i&gt;, Champ Vallon ; Win NM, CD Smoke (2009), &lt;a href="http://www.sciencemag.org/cgi/content/short/322/5900/456" target="_blank"&gt;Higer-order cellular information processing synthetic RNA devices&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Science&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="doi"&gt;, 322, 456-460.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-5783050259625078027?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/5783050259625078027/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/vers-lelectronique-moleculaire.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5783050259625078027'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5783050259625078027'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/vers-lelectronique-moleculaire.html' title='Vers l&apos;électronique moléculaire'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-2348716089464935905</id><published>2010-05-08T10:28:00.001+02:00</published><updated>2010-05-08T10:28:07.827+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-UgjcADiVI/AAAAAAAABTQ/xZGn8uHNXeo/s1600/ordimoleculaire.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-UgjcADiVI/AAAAAAAABTQ/xZGn8uHNXeo/s400/ordimoleculaire.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-2348716089464935905?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/2348716089464935905/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_08.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/2348716089464935905'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/2348716089464935905'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_08.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-UgjcADiVI/AAAAAAAABTQ/xZGn8uHNXeo/s72-c/ordimoleculaire.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-1516686835875571998</id><published>2010-05-07T12:13:00.007+02:00</published><updated>2010-05-07T12:17:00.055+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société numérique'/><title type='text'>HFT: irrationalité assistée par ordinateur</title><content type='html'>Quand la bourse new-yorkaise a plongé hier de près de 10% en séance, soit une volatilité de 1000 points, plusieurs dépêches ont évoqué une erreur humaine (la rumeur dit qu’un trader a entré le b de «&amp;nbsp;milliards&amp;nbsp;» au lieu du m de «&amp;nbsp;millions&amp;nbsp;» dans son ordre...). Mais on a ensuite évoqué la probabilité d’un engrenage informatique. Quelques explications.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;La numérisation des marchés financiers a commencé dans les années 1970, avec le système électronique DOT (Designated Order Turnaround). On peut dire en un sens que l’informatisation et la financiarisation de l’économie sont allées de pair depuis, avec une tendance croissante au court-termisme du retour sur investissement. Mais pour les sociétés de bourse, la notion de court terme défie l’imagination ou le sens commun, puisqu’il s’agit désormais… de la milliseconde.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le trading haute fréquence (HFT pour &lt;i&gt;high frequency trading&lt;/i&gt;) est ainsi une pratique qui s’est généralisée depuis une dizaine d’années. Elle profite des puissances de calcul et des vitesses de transmission toujours plus élevées de l’ordinateur. Les systèmes HFT sont des algorithmes qui peuvent exécuter des transactions sans intervention humaine, dans l’ordre de la milliseconde. La plateforme InfoReach parvient par exemple à effectuer 10.000 opérations à la seconde sur les marchés internationaux.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Il s’agit bien sûr de mouvements purement spéculatifs&amp;nbsp;: les algorithmes du HFT sont programmés pour identifier un gain même minime ou contrôler une position risquée, la vitesse d’exécution faisant le reste. Mais comme un nombre croissant de sociétés spécialisées font appel au HFT, la course en avant produit des effets systémiques hors de contrôle. La Securities and Exchange Commission (SEC) américaine a envisagé au début de l’année 2010 une régulation du HFT, notamment de l’ordre immédiat (&lt;i&gt;flash ordering&lt;/i&gt;) qui crée une rupture d’information concurrentielle trop systématique. Seuls les agents connectés sur certains canaux peuvent spéculer immédiatement sur ces ordres, de sorte qu’ils sont éventés au moment où ils deviennent officiellement publics et accessibles aux décisions de tous les agents.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Dans la compétition pour la rapidité, les traders humains ont déjà perdu face aux programmes spéculatifs. Mais les deux restent à peu près à égalité dans la course à l’irrationalité.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;A lire sur &lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Wired&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;:&lt;/b&gt; &lt;a href="http://www.wired.co.uk/wired-magazine/archive/2010/04/start/investigation-the-business-of-high-frequency-trading?page=all" target="_blank"&gt;The business of high-frequency trading&lt;/a&gt; (mars 2010)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-1516686835875571998?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/1516686835875571998/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/hft-irrationalite-assistee-par.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/1516686835875571998'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/1516686835875571998'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/hft-irrationalite-assistee-par.html' title='HFT: irrationalité assistée par ordinateur'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-6411279737319683429</id><published>2010-05-07T12:12:00.001+02:00</published><updated>2010-05-07T12:12:55.816+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-PnnMl6HqI/AAAAAAAABTI/CnnWCnr7-Zc/s1600/noirquadrillage.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-PnnMl6HqI/AAAAAAAABTI/CnnWCnr7-Zc/s400/noirquadrillage.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-6411279737319683429?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/6411279737319683429/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_07.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/6411279737319683429'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/6411279737319683429'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_07.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-PnnMl6HqI/AAAAAAAABTI/CnnWCnr7-Zc/s72-c/noirquadrillage.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-6579342521445196396</id><published>2010-05-06T23:10:00.004+02:00</published><updated>2010-05-07T10:15:35.533+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société numérique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Libre'/><title type='text'>Facebook, c'est les soviets plus la publicité</title><content type='html'>Voici deux ou trois ans, je m’étais inscrit sur Facebook. Pour voir. J’ai vu, et tenu deux semaines environ. Ce n’était pas les questions de vie privée ou de données personnelles qui m’avaient rebuté, simplement le niveau très insuffisant des échanges.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Il est notoire que le web 2.0 a massifié l’Internet, mais cette question d’un contenu des élites versus un contenu des masses m’indiffère, ce n’est pas mon prisme d’analyse. Les gens font ce qu’ils veulent et je ne suis pas juge de leur existence. Il est dommage que l’agrégation des foules dans un même lieu favorise la reproduction du modèle économique publicitaire de la télévision, en plus élaboré, mais je suppose que c’est inévitable à un certain degré. Mon incompatibilité avec Facebok tient surtout à un tempérament asocial, plus exactement à l’incapacité que j’ai depuis toujours d’échanger les banalités dont sont tissés les liens sociaux et langagiers. Ars longa, vita brevis&amp;nbsp;: le commerce des livres me plaît décidément mieux que celui des hommes. Et sur Internet, je continue de fréquenter surtout des blogs et des forums, c’est-à-dire des lieux qui sont conçus pour la confrontation d’idées impersonnelles plutôt que pour l’échange de banalités personnelles.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Lorsque je suis retourné sur Facebook il y a deux mois, à des fins documentaires pour un réseau autour du texte numérique en cours de construction (voir ci-contre), le niveau n’avait pas changé. En revanche, ce retour a coïncidé peu ou prou avec la métamorphose en cours de Facebook, annoncée en avril dernier par Mark Zuckerberg à la conférence des développeurs. Pour une présentation simple de cette évolution, le dossier &lt;a href="http://pro.01net.com/www.01net.com/editorial/515688/comment-facebook-compte-revolutionner-le-web/?r=/rss/dossiersentreprise.xml?r=/rss/dossiersentreprise.xml" target="_blank"&gt;01.Net&lt;/a&gt; est bien conçu. Il en va de même pour &lt;a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/04/26/a-la-une/nouveau-facebook-guide-complet-les-diteurs-les-annonceurs-les-utilisateurs-concurrence/" target="_blank"&gt;cet article de ReadWriteWeb&lt;/a&gt;. Concernant les conséquences, le &lt;a href="http://blog.hugoroy.eu/2010/04/24/pourquoi-je-nutiliserai-plus-facebook/"&gt;témoignage d’Hugo Roy&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.eff.org/deeplinks/2010/04/facebook-further-reduces-control-over-personal-information" target="_blank"&gt;l’analayse de Kurt Opsahl&lt;/a&gt; (EFF) et &lt;a href="http://gigaom.com/2010/04/22/facebooks-instant-personalization-is-the-real-privacy-hairball/" target="_blank"&gt;celle de GigaOM&lt;/a&gt; offrent de bonnes introductions. Il n va de même pour &lt;a href="http://www.zdnet.fr/blogs/media-tech/boutons-j-aime-et-plugins-sociaux-le-deal-desequilibre-propose-par-facebook-aux-editeurs-de-sites-39751349.htm" target="_blank"&gt;le décorticage de Didier Durand&lt;/a&gt; sur ZDNet, &lt;a href="http://eco.rue89.com/2010/05/06/2005-2010-comment-facebook-a-brade-notre-vie-privee-150368" target="_blank"&gt;Rue89&lt;/a&gt; vient à l’instant de publier la traduction d’un billet de l’Electronic Frontier Foundation montrant l’évolution des conditions d’utilisation de Facebook entre 2005 et 2010&amp;nbsp;: saisissant.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;En gros, non seulement Facebook vend vos informations personnelles à des fins de profilage publicitaire, mais ses nouvelles fonctions permettront de suivre à la trace vos pérégrinations sur l’ensemble du Web, le tout avec une sécurisation douteuse n’excluant pas que de telles données se trimballent un peu partout. TechCrunch a révélé avant-hier que &lt;a href="http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39751422,00.htm" target="_blank"&gt;le module de chat&lt;/a&gt; de Facebook était par exemple ouvert aux quatre vents. Et plus généralement, je n’accorde pas une énorme confiance aux lois de régulation des fichiers informatiques&amp;nbsp;: la cupidité humaine étant ce qu’elle est... Le mieux est d’en être absent et de profiter d’un Internet anonyme. Ou de décentraliser les serveurs eux-mêmes, comme le propose Eben Moglen avec &lt;a href="http://www.framablog.org/index.php/post/2010/04/11/moglen-freedom-cloud" target="_blank"&gt;une solution aussi élégante que rassurante&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Effacement volontaire de la frontière entre vie privée et vie publique, gestion autoritaire des données personnelles et location ubiquitaire de fragments d’existence numérique… Facebook, c’est les soviets plus la publicité!&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;PS&amp;nbsp;: &lt;a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/05/05/reseaux-sociaux-une-autre-vie-numerique-est-possible_1347059_651865.html" target="_blank"&gt;Le Monde&lt;/a&gt; publie un intéressant tour d’horizon des réseaux sociaux décentralisés et adeptes du libre. &lt;a href="http://www.movim.eu/"&gt;Movim&lt;/a&gt; développe par exemple un réseau social garanti sans fichage sur serveur. La difficulté est bien sûr d’atteindre la masse critique rendant possible un effet de réseau. Je ne suis pas sûr que cela soit possible pour des projets généralistes, en revanche il n’y a aucune raison de ne pas voir émerger des réseaux sociaux dédiés à certains thèmes.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-6579342521445196396?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/6579342521445196396/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/facebook-cest-les-soviets-plus-la.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/6579342521445196396'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/6579342521445196396'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/facebook-cest-les-soviets-plus-la.html' title='Facebook, c&apos;est les soviets plus la publicité'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-1776657821158100325</id><published>2010-05-06T23:09:00.001+02:00</published><updated>2010-05-06T23:09:40.500+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-MwCRN1U_I/AAAAAAAABTA/1EmpuXGHNfs/s1600/roserouge.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-MwCRN1U_I/AAAAAAAABTA/1EmpuXGHNfs/s400/roserouge.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-1776657821158100325?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/1776657821158100325/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_9653.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/1776657821158100325'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/1776657821158100325'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_9653.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-MwCRN1U_I/AAAAAAAABTA/1EmpuXGHNfs/s72-c/roserouge.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-2649775754605858525</id><published>2010-05-06T14:39:00.005+02:00</published><updated>2010-05-08T11:59:05.403+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théorie de l&apos;information'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteurs'/><title type='text'>L’œuvre de l’esprit à l’époque de sa reproductibilité numérique</title><content type='html'>Le titre de ce billet se réfère bien sûr au classique de Walter Benjamin, &lt;i&gt;L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique &lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;(1935). Benjamin s’intéresse dans cet essai aux conséquences esthétiques de procédés comme l’imprimerie, la photographie ou la cinématographie, qui ont comme caractéristiques communes de reproduire à l’échelle industrielle des œuvres d’art. Selon Benjamin, cette reproductibilité fait apparaître dans un paradoxal effacement l’ancienne «&amp;nbsp;aura&amp;nbsp;» dont était entourée l’œuvre unique, originale, celle que l’on ne pouvait contempler qu’en un lieu et un temps donnés (le «&amp;nbsp;hic et ninc&amp;nbsp;»). Le philosophe n’a aucune nostalgie particulière, puisqu’il considère que l’aura de l’œuvre d’art était instrumentalisée par les pouvoirs religieux dans les temps anciens. Les régimes totalitaires l’utilisaient à l’époque de Benjamin pour esthétiser l’existence (reproduire l’aura à grande échelle pour capter l’esprit de l’individu et de la masse).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;En cette même année 1935, Alan Turing est élu enseignant-chercheur (fellow) au King’s College de l’Université de Cambridge. Il travaille à la rédaction d’un texte qui sera soumis l’année suivante aux Annales de la société mathématique&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Théorie des nombres calculables, suivi d’une application au problème de la décision&amp;nbsp;». Derrière ce titre obscur pour le profane, l’article de Turing peut être considéré comme la «&amp;nbsp;preuve de concept&amp;nbsp;» de l’ordinateur, une machine universelle pour résoudre toutes les fonctions calculables. Turing ouvre ainsi sans le savoir l’ère de la reproductibilité numérique, qui est une forme particulière appelée à devenir dominante de la reproductibilité technique sur laquelle réfléchit son contemporain allemand, Walter Benjamin.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Une partie des réflexions de Walter Benjamin a aujourd’hui vieilli au sens où ces pensées portaient sur la captation de l’art par des régimes politiques totalitaires, et la possible réponse des masses prolétariennes. De telles problématiques ont peu ou prou disparu&amp;nbsp;: le phénomène dominant (ou survivant) de cette époque a plutôt été l’appropriation de l’art par les industries de la culture et du divertissement. Évoquant le cinéma, Benjamin écrit cependant : &lt;i&gt;«&amp;nbsp;La masse est la matrice où, à l'heure actuelle, s'engendre l'attitude nouvelle vis-à-vis de l'œuvre d'art. La quantité se transmue en qualité : les masses beaucoup plus grandes de participants ont produit un mode transformé de participation.&amp;nbsp;» &lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;(XVIII).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;L’actualité de Benjamin pourrait être une réflexion sur la signification de la reproductibilité à l’âge numérique, de sa singularité par rapport aux anciens modes de reproduction. La grande différence, soixante-quinze ans plus tard, est que la reproductibilité s’est démocratisée et que le «&amp;nbsp;mode transformé de participation&amp;nbsp;» des multitudes, évoqué par Benjamin, est désormais démultiplié. Nul ne pouvait jadis imaginer qu’il serait loisible à chaque individu de reproduire un livre, une musique ou un film. Mais la machine universelle de Turing a fini par rendre cela possible. La participation peut même aller un cran au-delà puisque la reproductibilité numérique se double d’une &lt;i&gt;transformabilité&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; numérique&amp;nbsp;: chacun peut intervenir sur une œuvre ou une partie d’œuvre pour l’annoter, la détourner, la modifier, la contextualiser, la partager (voir &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/readwrite-book-mise-en-bouche.html" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt; pour l’âge du read/write web). «&amp;nbsp;La masse est la matrice&amp;nbsp;» dans un sens que ne pouvait anticiper Benjamin. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Ces évolutions sont analysées du point de vue du public. Elles ne sont pas sans conséquence sur le point de vue de l’artiste ou de l’auteur&amp;nbsp;: celui-ci ne peut feindre d’ignorer les conditions de diffusion de sa création. Cela d’autant que cette création se destine à la reproduction&amp;nbsp;: l’œuvre par nature unique du spectacle vivant ou de certaines formes traditionnelles d’art (peinture, sculpture, architecture, etc.) n’est pas l’œuvre par nature démultipliée de la littérature, de la musique ou du cinéma. Les conditions de la reproductibilité technique à l’époque de Benjamin rendaient nécessaire l’intervention d’un médiateur industriel entre l’œuvre et son public. La reproductibilité numérique efface cette nécessité, faisant apparaître le médiateur industriel comme une source de revenu du créateur, non une condition de diffusion de la création.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;L’œuvre de l’esprit à l’époque de sa reproductibilité numérique est donc confrontée à la réalité de son autonomie de diffusion et de son appropriation par le public. On ne peut désormais la penser hors de contexte entièrement nouveau.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Références citées&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Benjamin W (1935, 2003), &lt;i&gt;L’oeuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;, Allia&amp;nbsp;; Turing A (1937), On Computable Numbers with an Application to the Entscheidungsproblem, &lt;i&gt;Proceedings of the London Mathematical Society&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, 2, 42 (reproduit in Turing A, Girard JY, 1995, La machine de Turing, Seuil&amp;nbsp;; disponible en anglais sur les &lt;a href="http://www.turingarchive.org/" target="_blank"&gt;Turing Archives&lt;/a&gt;).&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-2649775754605858525?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/2649775754605858525/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/luvre-de-lesprit-lepoque-de-sa.html#comment-form' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/2649775754605858525'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/2649775754605858525'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/luvre-de-lesprit-lepoque-de-sa.html' title='L’œuvre de l’esprit à l’époque de sa reproductibilité numérique'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-602061355618012577</id><published>2010-05-06T14:38:00.001+02:00</published><updated>2010-05-06T14:38:08.394+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-K4JwFI7oI/AAAAAAAABS4/UcixS77UiPI/s1600/pointbizarremur.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-K4JwFI7oI/AAAAAAAABS4/UcixS77UiPI/s400/pointbizarremur.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-602061355618012577?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/602061355618012577/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_06.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/602061355618012577'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/602061355618012577'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_06.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-K4JwFI7oI/AAAAAAAABS4/UcixS77UiPI/s72-c/pointbizarremur.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-235208961420572432</id><published>2010-05-05T13:20:00.006+02:00</published><updated>2010-05-05T13:28:54.918+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Edition numérique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Edition papier'/><title type='text'>Les coûts de production du livre numérique (et les non-dits des éditeurs)</title><content type='html'>La semaine dernière au Sénat, Serge Eyrolles (président du Syndicat national de l’édition) assurait encore que le livre numérique est très cher à produire, plus qu’un livre papier ne l’est à imprimer. Une étude du &lt;a href="http://www.lemotif.fr/fr/actualites/bdd/article/924" target="_blank"&gt;MOTIf&lt;/a&gt; (Observatoire pour le livre et l’écrit en Ile-de-France) vient préciser la question. Hervé Bienvault propose un chiffrage en ordre de grandeur, issu d’une enquête auprès des éditeurs ou de leurs prestataires de service spécialisés.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le prix de revient a été analysé pour cinq types de livre&amp;nbsp;: roman, essai, beau livre, guide pratique et BD. Il a par ailleurs été distingué selon qu’il s’agit de la numérisation d’un livre ancien disponible seulement en papier, de l’exploitation d’un livre ancien déjà disponible en numérique ou de la sortie de production d’une nouveauté. A cela s’ajoute l’option livre «&amp;nbsp;homothétique&amp;nbsp;» (identique au papier) ou «&amp;nbsp;augmenté&amp;nbsp;» (la ligne des «&amp;nbsp;coûts mutimédia&amp;nbsp;»). Voici donc les chiffres&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-FUNggVZjI/AAAAAAAABSw/LqI2Bdu0YAU/s1600/TableauMODIf.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="140" src="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-FUNggVZjI/AAAAAAAABSw/LqI2Bdu0YAU/s400/TableauMODIf.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;La ligne la plus intéressante est celle de la «&amp;nbsp;production d’une nouveauté&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: on observe ainsi que le prix de revient moyen hors enrichissement multimédia va de 151 euros (roman) à 513 euros (guide, beau livre). &lt;b&gt;Une somme relativement modique pour un industriel de l’édition&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; –rappelons que le livre est le premier marché des biens culturels, loin devant la musique, la vidéo ou le jeu, de sorte que l’oligopole dominant a largement de quoi amortir la transition numérique. Dans l’ensemble, le surcoût de la production numérique est modéré contrairement à ce que prétendent les éditeurs pour justifier leur retard à l’allumage. &lt;/span&gt;&lt;b&gt;Pour les genres populaires que sont le roman, l’essai d’actualité ou la BD (environ 40% du marché à eux seuls), la mise à disposition du simple contenu «&amp;nbsp;homothétique&amp;nbsp;» (sans enrichissement) représente un prix de revient très faible.&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Les auteurs seraient avisés de demander à leurs éditeurs des comptes exacts&amp;nbsp;; et les lecteurs aussi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;A ce coût de production s’ajoute le coût de distribution. Le frais de marquage par DRM est de 0,40 euro par exemplaire, mais les DRM sont en voie de disparition dans la musique et la vidéo, vu la gêne importante occasionnée pour le public «&amp;nbsp;légal&amp;nbsp;». Un distributeur final comme Amazon ou Apple prend 30&amp;nbsp;% soit bien moins que les 36&amp;nbsp;% du détaillant (libraire) et 20&amp;nbsp;% du distributeur, pour le livre papier. Ce n'est donc pas cela qui justifie le maintien d'un prix élevé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est à noter que ces 30&amp;nbsp;% de marge des distributeurs sont encore bien trop importants : Amazon, Google ou Apple se contentent de mettre dans les tuyaux, prélever 30&amp;nbsp;% du prix paraît exorbitant.&amp;nbsp;S’il n’y a pas de prix unique du livre numérique, les plateformes de distribution moins gourmandes pourront probablement émerger. Inversement, en limitant la marge de manœuvre du distributeur par rapport au prix fixé par l’éditeur (modèle actuel du contrat de mandat), le prix unique serait pénalisant pour le lecteur&amp;nbsp;et impliquerait un livre numérique artificiellement cher. Là comme ailleurs, on aurait tort de reproduire sans réfléchir un modèle ancien&amp;nbsp;: &lt;b&gt;le prix unique de la loi Lang visait avant tout à soutenir les libraires et l’ancrage territorial du livre&amp;nbsp;papier, et il n’a nullement empêché la dérive de best-sellerisation du marché&amp;nbsp;; sur le livre numérique, le prix unique ne pourra soutenir l’égalité géographique (puisque les flux sont délocalisés et dématérialisés) et il ira à l’encontre de l’égalité sociale (en rendant le livre plus cher, notamment par manque de concurrence entre les distributeurs qui se goinfrent à 30%).&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Les éditeurs souhaitent conserver la mainmise de leur fichier et cela ajoute un frais supplémentaire&amp;nbsp;: l’étape intermédiaire d’une plateforme de diffusion (Numilog, Eden-Livres, etc.). Elle est aussi défendue par les libraires traditionnels. On observera que cette étape n’est nullement indispensable&amp;nbsp;si les fichiers sont marqués, soit par des DRM des distributeurs propriétaires (ce que font Apple et Amazon, ce que ne fera pas Google Editions) soit par watermarking. &lt;b&gt;Les éditeurs et libraires ne le disent pas, mais ils font payer aux lecteurs et aux auteurs leur volonté obsessionnelle de contrôle de la filière numérique.&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Le numérique est cher parce que la chaîne papier veut obstinément y reproduire des étapes qui sont désormais inutiles. C’est aux distributeurs (librairies en ligne) de s’organiser pour proposer le catalogue le plus large, donc le plus attractif&amp;nbsp;: le lecteur ira là où il a le plus de choix. Et non pas aux éditeurs de mettre en place une plateforme unique de diffusion, dont l’effet sera probablement un «&amp;nbsp;ticket d’entrée&amp;nbsp;» élevé et inaccessible pour de nombreuses petites maisons d’édition, ainsi qu’un surcoût (estimé à 20% par le MOTIf) dans la production du livre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Conclusion&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; les dinosaures du papier sont empêtrés dans un modèle économique ancien qui alourdit inutilement la production et la diffusion du livre numérique, celle-ci étant en soi peu coûteuse. Les prochaines années verront à n’en pas douter un nombre croissant d’auteurs se tourner vers d’autres voies plus souples et, dans certains cas, plus rémunératrices. Pour tout les lecteurs ayant fait le choix du numérique, l’offre papier sera un frein. Sauf si les éditeurs admettent que le coût de revient très faible de certains livres peut se traduire par un prix facial très faible aussi, moins de la moitié du prix d’un livre papier. Et s’ils abandonnent leurs vieilles habitudes de contrôle vertical du marché.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Comme je le disais à l’un de mes lecteurs (RLZ) dans un échange, les éditeurs font par ailleurs une erreur s’ils croient que dans un premier temps (années à venir) le lecteur cherchera des livres «&amp;nbsp;augmentés&amp;nbsp;» (par des fonctions diverses permises par le numérique) plutôt que des livres «&amp;nbsp;homothétiques&amp;nbsp;» (simples reproductions mais moins chères des nouveautés, notamment dans les secteurs porteurs que sont la BD, le livre de jeunesse, le roman et l’essai d’actualité). Si je puis me permettre une métaphore que l’on jugera incongrue dans le noble domaine de l’esprit, c’est «&amp;nbsp;l’effet Logan&amp;nbsp;». Les constructeurs automobiles croyaient que cette voiture bas de gamme et pas chère n’intéresserait que les pays émergents, ils ont fini par la vendre partout vu l’engouement pour un modèle à bas prix. Le roman, c’est pareil&amp;nbsp;: vu le fréquent déplaisir que j’ai à lire des nouveautés, je préfère les payer 8 plutôt que 17 euros. Et pourquoi pas les acheter au chapitre, vu que j’abandonne souvent vers le tiers de l’ouvrage par ennui profond face à un style, une intrigue et une ambiance qui n’éveillent rien en moi. Une vidéo de l'écrivain m'expliquant son inspiration, cela ne m'intéresse pas : je cherche avant tout un texte capable de me remuer par sa seule puissance évocatrice, pas un bonus de promotion télé.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;En restant dans l’édition, on peut aussi évoquer «&amp;nbsp;l’effet poche&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: accueillis fraîchement voici 50 ans, ils représentent environ 30&amp;nbsp;% du marché du livre car bon nombre de gens cherchent systématiquement le prix le plus bas. Et ce sera valable pour le livre numérique&amp;nbsp;: une bonne part du public attend des nouveautés 50 à 60&amp;nbsp;% moins chères, pas des livres aussi chers ou presque que le papier sous le seul prétexte qu’il y aura un entretien vidéo avec l’auteur ou le genre de «&amp;nbsp;bonus&amp;nbsp;» que l’on trouve dans les DVD. Dans la phase actuelle, le livre «&amp;nbsp;enrichi&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;augmenté&amp;nbsp;» trouve sa principale raison d’être dans certains domaines (par exemple guides pratiques, scolaire, universitaire). Il deviendra la norme pour tous les genres quand le numérique sera lui-même la norme de la sortie nouveauté en édition. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;A lire en complément :&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/auto-edition-micro-edition-wiki-edition.html" target="_blank"&gt;Auto-édition, micro-édition, wiki-édition… potentialités du livre numérique&lt;/a&gt;&amp;nbsp;; &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/les-prix-numeriques-selon-numilog-77-de.html" target="_blank"&gt;Les prix numériques selon Numilog&amp;nbsp;: 7,7% de moins que le papier&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-235208961420572432?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/235208961420572432/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/les-couts-de-production-du-livre.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/235208961420572432'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/235208961420572432'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/les-couts-de-production-du-livre.html' title='Les coûts de production du livre numérique (et les non-dits des éditeurs)'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-FUNggVZjI/AAAAAAAABSw/LqI2Bdu0YAU/s72-c/TableauMODIf.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-5950623560946803952</id><published>2010-05-05T13:18:00.002+02:00</published><updated>2010-05-05T13:18:37.880+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-FUARHPubI/AAAAAAAABSo/79PxAJVY4rk/s1600/ecorce.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-FUARHPubI/AAAAAAAABSo/79PxAJVY4rk/s400/ecorce.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-5950623560946803952?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/5950623560946803952/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_05.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5950623560946803952'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5950623560946803952'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_05.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-FUARHPubI/AAAAAAAABSo/79PxAJVY4rk/s72-c/ecorce.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-3634750222748050218</id><published>2010-05-04T23:18:00.004+02:00</published><updated>2010-05-05T19:27:01.696+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société numérique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Censure'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théorie de l&apos;information'/><title type='text'>Internet est-il soluble dans les dictatures?</title><content type='html'>Shaojung Sharon Wang et Junhao Hong, deux chercheurs américains (Université de Buffalo) spécialistes de la Chine, publient un intéressant papier de synthèse sur le blog en Chine. La blogosphère chinoise est parmi les plus actives au monde&amp;nbsp;: on comptait 230.000 blogueurs en 2002, 16 millions en 205, 162 millions à la fin de l’année 2008 (dont 105 millions actifs). Malgré ces chiffres impressionnants, seuls 19&amp;nbsp;% des Chinois (essentiellement urbains) ont une connexion Internet.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Les thèmes les plus populaires des blogs chinois sont apolitiques&amp;nbsp;: émotions (43&amp;nbsp;%), journal personnel (42&amp;nbsp;%), relations romantiques (20&amp;nbsp;%), littérature (20&amp;nbsp;%), humour (18&amp;nbsp;%). Un des déclencheurs de la mode du blog a été le journal des aventures sexuelles de Muzimei (lancé en 2003) qui a reçu plusieurs millions de visites le jour où sa rédactrice a révélé son identité.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Même si 35&amp;nbsp;% des blogueurs n’utilisent pas leur vrai nom, le gouvernement chinois exerce une surveillance active&amp;nbsp;: enregistrement obligatoire, filtrage de contenu, conservation de l’information etc. En 2007, une «&amp;nbsp;Convention d’autodiscipline&amp;nbsp;» a exigé que les fournisseurs d’accès et hébergeurs de blogs signalent les contenus illicites et procèdent à leur effacement – convention signée aussi par des sociétés américaines comme Yahoo ou Microsoft. Si les autorités ne peuvent évidemment pas contrôler chaque contenu, elles n’ont en revanche pas trop de difficultés à identifier l’auteur qui aurait pris trop de liberté sur les points sensibles du régime (cela vaut pour les propriétaires du cybercafé, tenus à un registre strict et responsables si des troubles à l’ordre public proviennent d’un de leurs terminaux).&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Certains sondages anonymisés, dont le résultat doit évidemment être interprété avec prudence vu la crainte du régime policier, montrent que le contrôle de l’information en ligne est approuvé «&amp;nbsp;officiellement&amp;nbsp;» par une large partie de la population (84,8&amp;nbsp;% trouvent normal que le gouvernement s’assure du contrôle des informations en ligne et 78,6&amp;nbsp;% que les entreprises fassent de même, Guo 2007). Les opposants (adeptes du Falung Gong, soutiens aux Tibétains, réformateurs) ont utilisé Internet dès le début des années 2000, mais plusieurs ont été emprisonnés et la crainte d’une arrestation entretient évidemment l’apathie politique que l’on observe sur la blogosphère.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Wang et Hong observent qu’un espace public de discussion a réellement émergé en Chine, apportant une certaine liberté et originalité dans l’expression culturelle, sociale, économique, sexuelle et générationnelle. Mais ils doutent que la politique soit concernée, au moins à court terme. Le gouvernement a massivement investi dans les infrastructures d’information et de communication, suggérant qu’il les envisage comme des moyens de développement économique mais aussi de contrôle politique. Au-delà, il convient aussi de s’interroger sur les aspirations réelles de l’ethnie majoritaire en Chine, dont la cadre culturel conservateur et les flambées nationalistes ne sont probablement pas le simple reflet d’une propagande. Internet est trop jeune pour trancher entre les deux thèses opposées&amp;nbsp;: soit la régulation autoritaire devient inefficace face au flux d’information, soit ce flux d’information augmente l’efficacité de la surveillance.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Dans un autre travail, &lt;span class="forenames"&gt;Kristopher K.&lt;/span&gt;&lt;span class="name"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="surname"&gt;Robinson&lt;/span&gt;&lt;span class="name"&gt; &lt;/span&gt;et &lt;span class="forenames"&gt;Edward M.&lt;/span&gt;&lt;span class="name"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="surname"&gt;Crenshaw&lt;/span&gt;&lt;span class="name"&gt; parviennent à des conclusions similaires. Il s’agit ici d’une synthèse de douze années d’études de la «&amp;nbsp;fracture globale numérique&amp;nbsp;» opposant les pays surconnectés comme les Etats-Unis ou l’Europe occidentale à d’autres nettement moins avancés sur ce plan. L’Europe orientale (49&amp;nbsp;% du taux de connexion de la population nord-américaine de référence), l’Asie (40&amp;nbsp;%), l’Amérique latine (42&amp;nbsp;%) et l’Océanie reste pour le moment loin derrière. Il en va de même pour le Moyen-Orient (33&amp;nbsp;%), l’Afrique du Nord (21&amp;nbsp;%) et l’Afrique sub-saharienne (7&amp;nbsp;%), bien que ces trois dernières régions aient connu avec la Chine la plus forte croissance au cours de la période écoulée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="name"&gt;Si Robinson et Crenshaw considèrent qu’un «&amp;nbsp;seuil critique&amp;nbsp;» de connexion est probablement favorable à la démocratie, ils n’observent pas pour autant une corrélation forte entre ce régime politique et l’avancée d’Internet. Le premier facteur corrélé au taux de connexion numérique est ainsi l’urbanisation, suivi de la croissance économique, de la maîtrise démographique (faible fertilité) et de l’absence de conflit.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Références :&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Robison KK, EM Crenshaw (2010), &lt;a href="http://www3.interscience.wiley.com/journal/123248987/abstract" target="_blank"&gt;Reevaluating the Global Digital Divide: Socio-demographic and conflict barriers to the Internet revolution&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Sociological Inquiry&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;, 80, 1, 34-62&amp;nbsp;; Wang SS, J&amp;nbsp; Hong (2010), &lt;a href="http://www.sciencedirect.com/science?_ob=ArticleURL&amp;amp;_udi=B6V1H-4W0SK0K-1&amp;amp;_user=10&amp;amp;_coverDate=02%2F28%2F2010&amp;amp;_rdoc=8&amp;amp;_fmt=high&amp;amp;_orig=browse&amp;amp;_srch=doc-info%28%23toc%235675%232010%23999729998%231485116%23FLA%23display%23Volume%29&amp;amp;_cdi=5675&amp;amp;_sort=d&amp;amp;_docanchor=&amp;amp;_ct=12&amp;amp;_acct=C000050221&amp;amp;_version=1&amp;amp;_urlVersion=0&amp;amp;_userid=10&amp;amp;md5=51eb3470db9440be861726d790f79c0d" target="_blank"&gt;Discourse behind the Forbidden Realm: Internet surveillance and its implications on China’s blogosphere&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Telematics and Informatics&lt;/i&gt;, 27, 1, 67-78.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-3634750222748050218?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/3634750222748050218/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/internet-est-il-soluble-dans-les.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/3634750222748050218'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/3634750222748050218'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/internet-est-il-soluble-dans-les.html' title='Internet est-il soluble dans les dictatures?'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-2359340579201471113</id><published>2010-05-04T23:16:00.002+02:00</published><updated>2010-05-04T23:16:26.811+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-COl8rfhGI/AAAAAAAABR4/yh7sxDTemZM/s1600/panneaureglement.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-COl8rfhGI/AAAAAAAABR4/yh7sxDTemZM/s400/panneaureglement.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-2359340579201471113?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/2359340579201471113/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_6253.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/2359340579201471113'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/2359340579201471113'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_6253.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S-COl8rfhGI/AAAAAAAABR4/yh7sxDTemZM/s72-c/panneaureglement.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-5697368477875482528</id><published>2010-05-04T11:07:00.004+02:00</published><updated>2010-05-04T14:49:20.294+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Edition numérique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Edition papier'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteurs'/><title type='text'>Livre numérique et livre papier: une co-existence improbable</title><content type='html'>Découvrant le blog de Thierry Crouzet, &lt;a href="http://blog.tcrouzet.com/2010/05/03/edition-la-fourchette-fatale/" target="_blank"&gt;le peuple des connecteurs&lt;/a&gt;, j’y lis une intéressante tribune sur la question suivante&amp;nbsp;: le livre numérique va-t-il se substituer au livre papier&amp;nbsp;? Et je m’aperçois que je n’ai pas directement répondu à cette question alors qu’elle détermine sans doute bien des choses dans la manière dont on se figure le présent à partir d’un avenir jugé le plus probable. Ma réponse&amp;nbsp;: oui, évidemment, le livre numérique fera pour l’essentiel disparaître le livre papier. Et c’est la raison pour laquelle le processus de numérisation, en ce domaine comme dans tous les autres, est un enjeu central du temps présent&amp;nbsp;: passer à côté de la portée de ce phénomène, c’est méconnaître la mutation majeure de notre époque.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Comme le souligne Crouzet, l’argument selon lequel une technologie ne remplace pas une autre (version large) ou un média ne remplace pas un autre (version restreinte) ne tient pas quand on réfléchit au livre numérique par rapport au livre papier.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;D’abord, cet argument est faux en toute généralité. L’évolution technologique procède bel et bien par création destructrice dans la plupart des cas&amp;nbsp;: un système fonctionnel moins efficace est remplacé par un autre, plus efficace. La technique, contrairement au vivant, innove selon un dessein pré-établi (rationalité instrumentale, orientée consciemment vers une fin)&amp;nbsp;: produire de l’énergie, échanger de l’information, modifier la matière, augmenter la vitesse, améliorer la précision ou le rendement, etc. Cet impératif fonctionnel sous-jacent implique qu’un procédé obtenant le même effet qu’un autre avec une moindre dépense de temps et d’énergie (ou d’argent pour une société humaine) sera privilégié, de même qu’un procédé obtenant un meilleur résultat pour une dépense identique, a fortiori moindre. (Cela dans des conditions idéales, il y a toujours des aléas dans l’émergence d’une invention et sa diffusion&amp;nbsp;; mais c’est néanmoins la tendance longue que l’histoire permet d’observer depuis l’invention du silex taillé puis du feu au Paléolithique).&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Si la technologie et le vivant divergent par le caractère finalisé ou aléatoire de leur évolution, ils font face à une triple contrainte identique à la base – rendement matériel, énergétique, informationnel – de même qu’ils réalisent un couplage similaire&amp;nbsp;: une structure porteuse d’une fonction. L’humain est fort heureusement capable de prodiges d’imagination et de dépense pour des finalités non-utilitaires, esthétiques par exemple. Il n’empêche que dans le domaine pratique, ces contraintes s’exercent à plein. La production et la diffusion d’un livre sont avant tout un problème pratique.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;L’histoire montre ainsi que les technologies se remplacent bel et bien dans leur domaine d’usage&amp;nbsp;: il en fut ainsi pour le mail vis-à-vis du fax, la voiture vis-à-vis du cheval, la machine à moteur vis-à-vis de la machine à vapeur, l’imprimerie vis-à-vis de la copie manuelle, l’écriture sur papier vis-à-vis de l’écriture sur argile ou papyrus, l’objet en métal vis-à-vis de l’objet en pierre, etc. Une technique devient dominante, l’autre marginale, quand elle ne disparaît pas purement et simplement.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;L’autre point est «&amp;nbsp;un média ne remplace pas un autre&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: par exemple la radio n’a pas fait disparaître la presse et l’édition, et le cinéma / la télévision n’ont pas fait disparaître les trois précédents. Certains en déduisent que le livre numérique ne fera pas disparaître le livre papier, les deux co-existeront dans un monde harmonieux. Deux remarques à ce sujet.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;D’une part, le «&amp;nbsp;média&amp;nbsp;» concerné par cette observation est d’abord le texte, et non pas le journal ou le livre. Ces derniers sont les supports secondaires d’un moyen primaire de communication à distance. L’invention fondamentale est le texte (l’écriture), les inventions dérivées sont les outils de production et diffusion du texte. Ainsi, l’imprimerie a bel et bien fait disparaître la copie&amp;nbsp;; et au sein de l’imprimerie, l’offset a fait disparaître le plomb&amp;nbsp;; et au sein de l’offset, le pdf a fait disparaître le film intermédiaire que j’ai encore connu à la fin des années 1980… (Voir &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/vers-lecriture-libre-critique-de-la.html" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt; une mise en perspective de l’écriture dans l’histoire.)&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;D’autre part et surtout, la non-substitution télévision &amp;gt; radio &amp;gt; livre concernait la même époque pour la structure de l’information transmise&amp;nbsp;: elle ignore le vrai tournant de notre temps, qui est le passage du mode analogique (continu) au mode numérique (discret). La numérisation du monde signifie&amp;nbsp;: le codage binaire de l’information mis au point dans les années 1930-1950 s’est imposé depuis comme le moyen le plus fiable, le plus simple et le plus universel de transmettre à distance toute information possible, que cette information soit indifféremment un texte, un son ou une image. En conséquence de quoi le livre papier, tout comme le poste de radio, la chaîne hi-fi ou le téléviseur ont de bonnes chances de disparaître à terme, du moins de devenir très marginaux puisqu’un terminal numérique fixe, éventuellement doublé d’un terminal numérique mobile, permet d’accéder à toutes les informations véhiculées par les anciens objets séparés (accessoirement encombrants et indépendants, deux problèmes que l’interopérabilité numérique fait disparaître).&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le livre numérique ne co-existera pas avec le livre papier&amp;nbsp;: il le remplacera et le marginalisera. Ce livre numérique lui-même est entré depuis peu dans sa double phase d’expansion et de perfectionnement&amp;nbsp;: non seulement il s’étend désormais au-delà d’une niche restreinte grâce à un confort de lecture honorable, et même supérieur dans certains cas, mais cette extension lui permet de s’améliorer à mesure de sa progression (encres électroniques pour la qualité de lecture, connexion Internet pour l’accès à un fonds universel, autonomie énergétique avec comme objectif final annoncé l’inépuisable source solaire&amp;nbsp;: on retrouve ici l’amélioration du rendement matériel, énergétique et informationnel dont je parlais plus haut).&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;La seule question ouverte à mon sens est celle du rythme de substitution&amp;nbsp;: le livre numérique atteindra-t-il la moitié du marché en 2020, 2030, 2050...&amp;nbsp;? Là, nous entrons bien sûr dans une zone bien moins prédictible où se mêlent des facteurs nombreux, depuis l’évolution technologique des liseuses jusqu’à l’évolution sociologique des lecteurs en passant par les variables économiques, qui dictent aujourd’hui une bonne part des comportements. La question est un peu périphérique cependant&amp;nbsp;: nous aurons du «&amp;nbsp;bimédia&amp;nbsp;» dominant pendant un certain temps, donc ceux qui sont «&amp;nbsp;viscéralement attachés&amp;nbsp;» au livre papier, comme l’observait l’éditeur Alain Gérardin (voir &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/la-filiere-livre-face-au-numerique.html" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;), ne seront pas privés du choix dicté par leurs viscères... Mais l’érosion progressive du papier par le numérique moins cher et plus accessible a peu de chance d’être réversible.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le livre papier avait atteint un haut degré de perfectionnement dans sa production, avec toutes les qualités qu’on lui connaît&amp;nbsp;: autonome, mobile, résistant assez bien à l’usure du temps c’est-à-dire aux agressions du milieu, agréable. Le rapport Patino (2008) a été jusqu’à le qualifier de «&amp;nbsp;technologie parfaite&amp;nbsp;», ce qui est très abusif, mais ses qualités sont réelles. La principale faiblesse du livre papier n’est pas sa production, mais sa &lt;i&gt;diffusion&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; (vu de l’éditeur) ou son &lt;/span&gt;&lt;i&gt;accès&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; (vu du lecteur). Et là, il est très imparfait&amp;nbsp;: auteurs et éditeurs sont confrontés à des impératifs physiques (limite de place pour les librairies, les stocks) faisant que la durée de vie réelle du livre est faible, au sens où la période d’accès optimal est très limitée. Les éditeurs n’ont aucun intérêt à le rappeler (ils s’en gardent bien), mais c’est une évidence pour l’immense majorité des auteurs. Ceux-ci ne peuvent plus accepter en 2010 que l’avenir de leur création soit enfermé dans un seul support au destin si incertain – et au pilonnage si fréquent.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Cet accès problématique ne concerne pas le livre numérique&amp;nbsp;: son stockage ne coûte quasiment rien, son flux non plus, les métadonnées et l’indexation intégrale font qu’une information précise sur son contenu pourra être extraite à tout moment, bien longtemps après sa parution. Non seulement le livre numérique existe sur chaque serveur de distribution, non seulement l’auteur peut le promouvoir durablement sur ses sites personnels, mais chaque lecteur devient une source de diffusion potentielle. Le contraire du livre papier qui, lorsqu’il disparaît de l’accès physique direct, disparaît peu ou prou de l’accès tout court (sauf pour des recherches spécialisées dans de rares bibliothèques). La principale question numérique est déjà celle des formats, faire en sorte qu’un mode d’écriture-lecture en 2010 soit toujours opérationnel en 2030 ou en 2050. On doit non seulement parvenir à un standard, mais aussi garantir aux créateurs sa pérennité&amp;nbsp;: le temps court de l’évolution informatique doit ici s’adapter au temps long de l’évolution culturelle, et c’est tant mieux.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Depuis son origine, le livre a bel et bien cet enjeu&amp;nbsp;: rendre une pensée aussi accessible que faire se peut. De ce point de vue, le livre papier a déjà perdu la bataille par rapport au livre numérique.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-5697368477875482528?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/5697368477875482528/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/livre-numerique-et-livre-papier-une-co.html#comment-form' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5697368477875482528'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5697368477875482528'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/livre-numerique-et-livre-papier-une-co.html' title='Livre numérique et livre papier: une co-existence improbable'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-6742549988960922288</id><published>2010-05-04T11:04:00.002+02:00</published><updated>2010-05-04T11:04:21.500+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S9_jB0MJjLI/AAAAAAAABRo/Gg7Ugz4UUl8/s1600/plaquemur1520.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S9_jB0MJjLI/AAAAAAAABRo/Gg7Ugz4UUl8/s400/plaquemur1520.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-6742549988960922288?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/6742549988960922288/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_04.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/6742549988960922288'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/6742549988960922288'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_04.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S9_jB0MJjLI/AAAAAAAABRo/Gg7Ugz4UUl8/s72-c/plaquemur1520.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-910376760143047446</id><published>2010-05-03T16:44:00.007+02:00</published><updated>2010-05-04T14:50:06.862+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société numérique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Copie privée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Piratage'/><title type='text'>La copie privée est-elle un droit de l’homme?</title><content type='html'>Selon la &lt;a href="http://www.un.org/fr/documents/udhr/" target="_blank"&gt;Déclaration universelle des droits de l’homme&lt;/a&gt; de 1948&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Article 19 – Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et &lt;b&gt;celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;&lt;i&gt;»&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;Les partisans de l’égal accès aux contenus de l’Internet (principe de neutralité) et de la diffusion entre pairs de ces contenus (principe de liberté) sont aujourd’hui dispersés dans leur stratégie face au rouleau compresseur des États et des industries. Il me semble que leur combat doit être mené sur le plan intellectuel, mais aussi juridique et politique. Or, Internet étant universel et les libertés étant individuelles, c’est probablement la Déclaration des droits de l’homme qui forme la référence naturelle de ce combat. Dans nos démocraties, les droits de l’homme ont valeur constitutionnelle et ils s’opposent aux dérives autoritaires ou totalitaires des lois positives. Un gouvernement peut être contraint par l’instance d’examen de constitutionnalité de ses lois (Conseil constitutionnel en France) et par la Cour européenne des droits de l’homme d’annuler une disposition contraire aux droits fondamentaux et libertés publiques.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;Il se trouve donc, comme le montre l’article 19 reproduit ci-dessus, que les droits de l’homme défendent expressément &lt;i&gt;«&amp;nbsp;la liberté (…) de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit&amp;nbsp;».&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; La version française de 1789 a une disposition semblable dans son article 11&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;&lt;b&gt;La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme&amp;nbsp;: &lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;&lt;i&gt;tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi&amp;nbsp;».&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; Et la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne également, plus proche de la Déclaration universelle dans son article 10&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et &lt;b&gt;la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontières&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;»&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;Si l’on définit la copie privée comme la reproduction de toute œuvre de l’esprit pour un usage privé – non commercial en clair –, il me semble qu’elle relève d’une liberté fondamentale du citoyen.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;Dans nos démocraties, les partisans de la liberté et de la neutralité d’Internet gagneraient à interpeller les élus et les partis afin de soulever ce point, c’est-à-dire de voir reconnaître que l’accès au réseau d’une part et la circulation d’informations sur ce réseau d’autre part relèvent tout simplement des droits de l’homme. Ce même argument peut être opposé aux plaignants par les avocats des «&amp;nbsp;pirates&amp;nbsp;», afin d’obliger les instances compétentes (Cour européenne des droits de l’homme en dernier ressort) à se prononcer sur cette interprétation. Il semble que certaines dispositions de la loi DADVSI contreviennent par exemple aux différents articles cités qui garantissent les droits fondamentaux des citoyens européens.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;Nota&amp;nbsp;: cette réflexion est inspirée de celle de Jérémie Zimmermann, &lt;a href="http://www.laquadrature.net/fr/la-guerre-de-lacces" target="_blank"&gt;La guerre de l’accès&lt;/a&gt; (Quadrature du Net). Je n’ai pas réussi à trouver d’informations sur ce point précis d’interprétation des droits fondamentaux appliqués à la copie privée, merci de me les signaler s’ils existent (surtout au plan juridique&amp;nbsp;: avis du Conseil constitutionnel ou procédure engagée à l’échelle de la Cour européenne des droits de l’homme).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-910376760143047446?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/910376760143047446/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/la-copie-privee-est-elle-un-droit-de.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/910376760143047446'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/910376760143047446'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/la-copie-privee-est-elle-un-droit-de.html' title='La copie privée est-elle un droit de l’homme?'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-7500994609339682886</id><published>2010-05-03T16:44:00.001+02:00</published><updated>2010-05-03T16:44:08.264+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S97hL7-vGsI/AAAAAAAABRg/VasV1HxmPbs/s1600/chiffrepoteau.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S97hL7-vGsI/AAAAAAAABRg/VasV1HxmPbs/s400/chiffrepoteau.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-7500994609339682886?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/7500994609339682886/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_4885.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/7500994609339682886'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/7500994609339682886'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_4885.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S97hL7-vGsI/AAAAAAAABRg/VasV1HxmPbs/s72-c/chiffrepoteau.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-2509711461939201736</id><published>2010-05-03T15:11:00.005+02:00</published><updated>2010-05-05T11:44:45.784+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Edition numérique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Edition papier'/><title type='text'>La filière livre face au numérique: morosité, frilosité et double langage</title><content type='html'>La commission de la culture du Sénat organisait le 28 avril dernier une &lt;a href="http://www.publicsenat.fr/emissions/seance/table-ronde-quel-avenir-pour-la-filiere-du-livre-a-l-heure-numerique-/65354" target="_blank"&gt;table ronde&lt;/a&gt; sur le thème&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Quel avenir pour la filière du livre à l'heure numérique&amp;nbsp;?&amp;nbsp;». Tout le monde du livre ou presque était représenté… sauf les lecteurs bien sûr, c’est-à-dire ceux-là dont les dépenses permettent à ceux-ci de vivre. Et d’ailleurs, hormis deux ou trois saillies dans les interventions, il n’a &lt;i&gt;jamais&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; été question de ce lecteur. Pensez-donc, 30 ans qu’on arrive à lui vendre de la daube à 20 euros pièce, estampillée best-seller de l’année... Sans surprise, c’est Philippe Colombet (Google Livres France) qui a le plus insisté sur le droit du lecteur à éviter les «&amp;nbsp;formats propriétaires&amp;nbsp;» et les «&amp;nbsp;systèmes fermés&amp;nbsp;», afin de lire un livre numérique aussi facilement qu’un livre papier.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Mais les autres semblaient bien moins concernés. Thierry Tuot (Haute Autorité de la concurrence) a eu beau jeu en fin de discussion de souligner qu’avant de réclamer à cor et à cri une régulation de la concurrence, il faudrait déjà sortir de la posture «&amp;nbsp;défensive&amp;nbsp;» et expliquer plus clairement ses ambitions pour le livre numérique, qui sera un marché de services (pour le lecteur) plutôt que de biens (vu du producteur). Car chacun a surtout exposé ses misères et il faut bien dire que l’impression générale de la «&amp;nbsp;filière du livre&amp;nbsp;» est morose. Petit tour d’horizon.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Alain Absire&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; (Société des gens de lettres) a exprimé les inquiétudes des auteurs sur leur rémunération à l’âge du livre numérique, en raison du grand cafouillage sur la politique de prix des éditeurs et sur l’absence d’accord pour les contrats. (Voir &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/libres-et-esclaves-sur-une-tribune.html" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Françoise Benhamou&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; (universitaire) a rappelé qu’il n’existe pour le moment aucun modèle économique du livre numérique. Elle a aussi douté de la pertinence du prix unique pour ce domaine, prix unique dont l’objectif principal (papier) était de soutenir le maillage territorial des librairies. Ce qui n’a pas trop de sens puisque l’Internet sera désormais le lieu virtuel de leur circulation.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Benoît Bougerol&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; (Syndicat de la librairie française) a insisté sur le rôle de passeurs des libraires et sur ce fameux «&amp;nbsp;maillage territorial&amp;nbsp;». Mais finalement, à l’occasion d’une question du public, il a dû reconnaître que les lecteurs numériques iront sur Internet plutôt qu’en librairie, et que celle-ci aura du mal à survivre si le livre numérique tend rapidement vers les 50&amp;nbsp;% du marché. Il n’est pas antipathique, Bougerol, et il est intelligent. Sa lucidité est pessimiste.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Serge Eyrolles&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; (Syndicat national de l’édition), après avoir constaté que le marché français représente à peine 0,3&amp;nbsp;% (contre déjà 5&amp;nbsp;% aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni), a lancé le couplet habituel&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;l’Internaute veut du gratuit, il pirate (…) et la création se tarit&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;. Faux et archifaux&amp;nbsp;: &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/partage-de-fichiers-et-copyright-sortir.html"&gt;la création se porte très bien dans le monde de la musique et du film&lt;/a&gt;. Selon Eyrolles, le livre numérique est plus cher à produire que le livre papier à imprimer (rires). Mais il a ensuite fait des remarques de bon sens sur la nécessité d’un format simple et universel, ainsi que sur le changement attendu du métier d’auteur, à qui on demandera à l’avenir «&amp;nbsp;plein de choses&amp;nbsp;» autour de son texte. (J’imagine déjà les «&amp;nbsp;livres enrichis&amp;nbsp;» des Musso, Lévy et autres Gavalda, on va se rapprocher du livre TF1 à mon humble avis…).&amp;nbsp; Par ailleurs, Eyrolles a évoqué la «&amp;nbsp;lecture sélective&amp;nbsp;» en soulignant que certains livres n’ont pas besoin d’être «&amp;nbsp;lus en totalité&amp;nbsp;»… sous-entendu pas vendus en totalité non plus.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Alban Cerisier&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; (Gallimard) s’est auto-félicité pour Eden Livres. Et je n’ai pas retenu grand chose d’autre dans son cas, disons que le retard français (les 0,3&amp;nbsp;% du marché) n’est vraiment pas la faute des éditeurs, qui sont des gens parfaits, surtout la maison de la rue Sébastien-Bottin.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Alain Gérardin&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;, petit éditeur (Les Oiseaux de papier), a en revanche mis les pieds dans le plat de la réalité du livre papier. Et cela fait plaisir d’entendre quelques propos vrais et directs dans la langue de bois ambiante&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;60.000 livres par an dont les trois-quarts vont au pilon, car il faut occuper le terrain à l’âge du livre-kleenex (…) Une espérance de vie pour le livre de un mois et demi, deux mois, trois mois maximum (…) le libraire devient souvent un étalagiste&amp;nbsp;».&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; Eyrolles et Cerisier regardaient au plafond… Mais Gérardin ne croit pas au livre numérique, le lecteur est pour lui viscéralement attaché au livre papier.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Laurent Fiscal&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; (Syndicat des distributeurs de loisirs culturels), représentant des grandes enseignes (Fnac, Virgin, Furet du Nord, Decitre, Cultura, etc.), a réclamé l’abandon des DRM. Du coup, on ne comprend pas puisqu’Eyrolles du SNE prétendait dix minutes avant vouloir «&amp;nbsp;un format simple et universel&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: serait-ce possible que les éditeurs compliquent la vie des lecteurs&amp;nbsp;en imposant ces DRM archaïques ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Nicolas Georges &lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;(direction du livre du Ministère de la Culture) rappelle que le prix unique du livre devient difficile quand on peut acheter depuis Internet au Luxembourg, au Canada ou dans toutes sortes de pays qui n’ont pas la législation française. Peut-être que les autres n’y pensaient pas, peut-être qu’ils n’ont pas Internet ou peut-être qu’ils espèrent que Sarkozy sera président du réseau en 2012. Georges souligne que la plateforme de BD &lt;a href="http://www.izneo.com/" target="_blank"&gt;Izneo&lt;/a&gt; propose des livres à 1,99 euro (location) et que ce type d’usage et de prix est plus conforme aux attentes des Internautes. Silence dans les rangs.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Et puis c’est tout, ou peu s’en faut, je passe sur les envolées de Toubon et de Ralite. Que les lecteurs puissent aborder les textes de plein de nouvelles manières, que les prix chutent, que les barrières sociales ou géographiques s’abaissent dans l’accès à une vraie diversité, que le livre soit réinventé par des formats nouveaux, que les idées et les styles circulent de manière plus libre, que les talents soient mieux reconnus, que s’efface le règne des best-sellers et des fast-books prenant presque toute la place d’un espace limité, que les petits comme les grands éditeurs accèdent aux mêmes plateformes de distribution, et de même pour les auteurs, que la lecture et l’écriture entament une seconde vie en raison de leur numérisation..&amp;nbsp; toutes ces perspectives de nature à soulever l’enthousiasme n’ont pas atteint les salles lambrissées et attristées du Sénat.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Les gros éditeurs, représentés par Eyrolles (SNE) et Cerisier (Gallimard), tiennent pour le moment les clés de l’affaire, tout comme les gros distributeurs (Apple, Amazon, Google). Mais leurs intérêts sont divergents. Il est assez piquant de voir les éditeurs militer pour un «&amp;nbsp;hub unique&amp;nbsp;» (demande récurrente des libraires et de l’Etat depuis deux ans) alors que chacun a fait sa plateforme de diffusion dans son coin (Eden-Livres pour Gallimard, Numilog pour Hachette, Eyrolles comme éditeur, eh oui, lui aussi, etc.). C’est un autre aspect frappant, outre la morosité&amp;nbsp;: le double langage. En dehors de Girardin sur la réalité sordide du livre papier, de sa surproduction pilonnée et de son matraquage massif par office interposé, personne n’a contredit personne alors que le numérique divise à l’évidence la filière. Evitons les vagues, on réglera nos comptes quand les télévisions ne seront plus là, comme on le fait toujours dans le monde du livre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le seul consensus des acteurs concerne la nécessité de baisser la TVA et de maintenir un prix unique, c’est-à-dire en réalité un prix contractuellement fixé par l’éditeur et le distributeur. Et aussi, au bout du compte, la reconnaissance du décollage désormais inévitable du numérique. Tous les dinosaures sont sur la défensive, l’œil fixé sur la comète qui grandit à l’horizon…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;A lire sur ce thème :&lt;/b&gt; &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/le-systeme-papier-et-sa-fausse.html"&gt;Le système papier et sa fausse conscience&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-2509711461939201736?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/2509711461939201736/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/la-filiere-livre-face-au-numerique.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/2509711461939201736'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/2509711461939201736'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/la-filiere-livre-face-au-numerique.html' title='La filière livre face au numérique: morosité, frilosité et double langage'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-3770332338488434162</id><published>2010-05-03T15:08:00.001+02:00</published><updated>2010-05-03T15:08:28.392+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S97Kwf_2HTI/AAAAAAAABRY/5tctK5nFsk0/s1600/poussetteparc.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S97Kwf_2HTI/AAAAAAAABRY/5tctK5nFsk0/s400/poussetteparc.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-3770332338488434162?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/3770332338488434162/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_03.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/3770332338488434162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/3770332338488434162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post_03.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S97Kwf_2HTI/AAAAAAAABRY/5tctK5nFsk0/s72-c/poussetteparc.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-3819706639825157487</id><published>2010-05-01T14:42:00.007+02:00</published><updated>2010-05-04T14:52:06.510+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Propriété intellectuelle'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Droit d&apos;auteur et copyright'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Edition papier'/><title type='text'>Voici trois siècles naissait… la légende du droit d’auteur</title><content type='html'>Au début de mois d’avril 1710, en Angleterre, le &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Statute_of_anne" target="_blank"&gt;Statut d’Anne&lt;/a&gt; voté l’année précédente prenait effet. Cette loi est souvent considérée comme la fondation droit d’auteur moderne, au sens patrimonial de la propriété intellectuelle. En fait, il s’agit plutôt de la naissance d’une légende du droit d’auteur. Car ce Statut d’Anne fut d’abord l’épisode d’une manœuvre plus vaste menée par des commerçants en vue de protéger leur commerce, comme je l’ai appris en lisant cette nuit un ouvrage de Lyman Ray Patterson consultable sur Google Livres. Ainsi, le Statut d’Anne fut surtout un effet de ce que l’on appellerait aujourd’hui le lobbying.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;Cette législation anglaise eut pour promoteur et défenseur du côté de la société civile non les auteurs, mais la Worshipful Company of Stationers and Newspaper Makers, plus connue sous le simple nom de Stationer’s Company. Ce qui en français donne «&amp;nbsp;l’entreprise de papeterie&amp;nbsp;», on voit que nous ne nageons pas tout à fait dans les eaux douces de l’éther romantique, mais dans celles réputées plus fraîches du calcul entrepreneurial. Cette guilde était en réalité une puissante corporation fondée en 1403, qui avait reçu par décision royale (1557) le monopole de l’édition dans toute l’Angleterre. En 1662, ce monopole fut aboli et le vote du Statut d’Anne arrive au début du XVIIIe siècle en raison de la nécessité d’unifier les lois anglaises et écossaises. Les entrepreneurs en papeterie aimeraient récupérer leur monopole, mais après l’épisode cromwellien, l’époque n’est guère favorable.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;Le texte assez court du Statut d’Anne ne précise nullement que le copyright est attribué à l’auteur en raison d’un droit naturel ou d’un fruit de son travail&amp;nbsp;: cet auteur est simplement cité comment un ayant-droit parmi «&amp;nbsp;toute personne&amp;nbsp;» propriétaire d’un texte. Le copyright lui revient s’il est vivant après un premier délai d’exploitation exclusive de 14 ans, pour 14 autres années, mais si l’auteur a cédé entre-temps sa propriété à un tiers («&amp;nbsp;libraires&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;imprimeurs&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;autres personnes&amp;nbsp;» dit le Statut) ce renouvellement est caduc. Au moment où le Statut d’Anne est voté, la plupart des livres sont en réalité la propriété des libraires-imprimeurs et particulièrement de la Stationer’s Company qui manœuvre en coulisses. Ceux-ci se voient d’ailleurs reconnaître 21 années d’exploitation exclusive après le Statut, y compris pour des textes anciens qui ne tombent dès lors pas dans le domaine public.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;Lorsqu’en 1731 les éditeurs de l’époque virent arriver la fin du terme de ces 21 ans de monopole supplémentaire, ils entamèrent une longue guerre d’usure auprès des tribunaux et du Parlement pour faire prévaloir malgré tout leurs privilèges, notamment contre des concurrents écossais et irlandais très actifs dans les provinces (c’était les «&amp;nbsp;pirates&amp;nbsp;» de l’époque, de méchants contrefacteurs qui proposaient au petit peuple des éditions bon marché). L’épisode est connu sous le nom de «&amp;nbsp;bataille des libraires&amp;nbsp;».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;De manière très habile, les éditeurs monopolistiques ont alors argué que le copyright revenait finalement à l’auteur propriétaire en vertu de règles du droit coutumier (common law) et qu’il était aussi exclusif que perpétuel… Ce qui était évidemment un autre moyen de poursuivre leur monopole sur des livres, puisque dans la plupart des cas l’auteur leur avait abandonné une exploitation exclusive et perpétuelle de son droit exclusif et perpétuel&amp;nbsp;! Après un arrêt favorable à cette interprétation (Millar vs Taylor 1769), la Chambre des Lords a refusé de suivre ce raisonnement spécieux. Jamais le droit anglo-saxon ne reconnaîtra ce que nous nommons le versant «&amp;nbsp;moral&amp;nbsp;» du droit d’auteur&amp;nbsp;: il est clairement posé que ce droit d’auteur a une durée fixée par les politiques publiques et qu’il concerne essentiellement la dimension commerciale. En d’autres termes, on admet que le libraire-imprimeur-éditeur doit être protégé par une exclusivité temporaire pour les risques qu’il prend dans la production et diffusion d’une œuvre, mais il n’y a rien au-delà de ce calcul très prosaïque. Bien sûr, plus la protection exclusive est longue, plus ce libraire-imprimeur-éditeur peut engranger des bénéfices sans trop de souci.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;Lorsque cette question du copyright est arrivée en Europe continentale, elle a été enrobée de toutes sortes d’oripeaux idéalistes et spéculatifs, assez éloignés du pragmatisme anglo-saxon et du même coup assez éloignés des réalités éditoriales. Car sans la croissance de marchés nationaux de masse nés de l’alphabétisation et des progrès techniques de l’imprimerie, c’est-à-dire sans l’aiguillon du profit escompté, jamais ces questions n’auraient eu une telle importance dans les débats. La figure romantique de l’auteur masque la réalité commerciale de son expropriation par le contrat d’édition. A une époque (XIXe siècle) où n’existaient ni la télévision ni la radio, il faut bien concevoir que le livre est vite devenu un divertissement de masse (d’où le succès des illustrés) et non seulement un enjeu intellectuel ou créatif, en d’autres termes que le livre est devenu le prototype des industries culturelles de la société du spectacle, appelées à connaître leur âge d’or au XXe siècle.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;Voici trois siècles, donc, on n’a pas tant assisté à la naissance du droit d’auteur qu’à un épisode parmi d’autres d’une longue bataille de boutiquiers souhaitant conserver leur monopole. Et depuis trois siècles, les mêmes boutiquiers n’ont eu cesse de faire pression sur les pouvoirs publics, enrôlant volontiers les auteurs comme porte-drapeau, pour que la loi étende sans cesse la durée du copyright, c’est-à-dire finalement restaure les conditions monopolistiques des privilèges d’Ancien Régime.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;L’auteur est toujours placé au centre des débats, mais les auteurs savent bien qu’ils ne sont pas au centre des réalités&amp;nbsp;: ils ne touchent en moyenne que 8% de royalties sur un livre, 87% revenant aux intermédiaires et 5% à l’Etat. En d’autres termes, le droit d’auteur est le nom que l’on donne à l’exploitation économique de l’auteur, où une chaîne de commerçants intermédiaires gagne dix fois plus que lui sur sa création. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;En 2010, nous sommes bien loin du Statut d’Anne et des législations subséquentes votées aux XVIIIe et XIXe siècles, amendées au XXe siècle. Le passage de l’édition papier à l’édition numérique impose une réévaluation complète du droit d’auteur car les conditions techniques et économiques ont de nouveau changé, la production et la diffusion numériques créant un écosystème informationnel entièrement nouveau. La simple répétition (généralement renforcée dans la protection des droits) des anciennes législations est tout simplement dénuée de sens. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;La «&amp;nbsp;bataille des éditeurs&amp;nbsp;» depuis dix ans n’est pas de même nature que la «&amp;nbsp;bataille des libraires&amp;nbsp;» au XVIIIe siècle&amp;nbsp;: au lieu d’avoir une simple querelle entre des agents économiques en compétition pour la production et en quête d’un monopole d’Etat, on a désormais le phénomène inédit d’une appropriation massive et libre des contenus par leur public. La bataille des producteurs culturels est donc ouvertement dirigée contre les consommateurs. Il est désormais manifeste qu’elle a comme enjeu le profit et non la culture, puisque la diffusion de la seconde est entravée au nom du premier. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;&lt;b&gt;Référence citée&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Patterson RL (1968), &lt;i&gt;&lt;a href="http://books.google.fr/books?id=a4_Mo-60HasC&amp;amp;pg=PA143&amp;amp;dq=statute+of+ann+copyright&amp;amp;cd=1#v=onepage&amp;amp;q=statute%20of%20ann%20copyri" target="_blank"&gt;Copyright in historical perspective&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;, Vanderbilt University Press (voir pp 42-179)&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;&lt;b&gt;A lire sur le même thème&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/03/notes-sur-la-propriete-intellectuelle.html" target="_blank"&gt;Notes sur la propriété intellectuelle et ses mutations à l’âge numérique&amp;nbsp;&lt;/a&gt;; &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/02/notes-rapides-sur-le-systeme-du-livre.html" target="_blank"&gt;Notes sur le système du livre papier, son agonie prochaine et son ultime combat&amp;nbsp;&lt;/a&gt;; &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/partage-de-fichiers-et-copyright-sortir.html" target="_blank"&gt;Partage de fichiers et copyright&amp;nbsp;: sortir des idées reçues, ouvrir le débat politique&lt;/a&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-3819706639825157487?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/3819706639825157487/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/voici-trois-siecles-naissait-la-legende.html#comment-form' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/3819706639825157487'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/3819706639825157487'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/voici-trois-siecles-naissait-la-legende.html' title='Voici trois siècles naissait… la légende du droit d’auteur'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-4703993076674762215</id><published>2010-05-01T14:40:00.001+02:00</published><updated>2010-05-01T14:40:22.748+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S9whLiTWhrI/AAAAAAAABRQ/55gPNNqZTfU/s1600/lampenevitrine.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S9whLiTWhrI/AAAAAAAABRQ/55gPNNqZTfU/s400/lampenevitrine.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-4703993076674762215?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/4703993076674762215/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/4703993076674762215'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/4703993076674762215'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/05/blog-post.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S9whLiTWhrI/AAAAAAAABRQ/55gPNNqZTfU/s72-c/lampenevitrine.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-3052883204141184540</id><published>2010-04-30T23:15:00.009+02:00</published><updated>2010-05-04T14:53:06.313+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société numérique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théorie de l&apos;information'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Copie privée'/><title type='text'>Copiez-vous les uns les autres</title><content type='html'>C’est le conseil que l’on peut déduire des travaux d’un groupe de dix chercheurs récemment publiés dans &lt;i&gt;Science&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;. Ce consortium s’est intéressé à l’apprentissage adaptatif dans les sociétés humaines. La culture est généralement considérée comme la base du succès évolutif d’Homo sapiens. Cette culture procède par observation et interaction entre les individus. Kevin Laland (Université St Andrews, Royaume-Uni) et ses collègues ont donc souhaité comprendre l’importance relative de deux stratégies, l’apprentissage social et l’innovation individuelle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Les scientifiques ont organisé un tournoi international auquel ont participé 104 équipes envoyant chacune un modèle. L’environnement simulé (modèle du Multi-Armed Bandit, une série de défis à plusieurs solutions ou «&amp;nbsp;comportements&amp;nbsp;» possibles) proposait des comportements de type Innovate (choix individuel d’essais et erreurs sans apprentissage social), Observe (partage social des informations entre joueurs) et Exploit (choisir l’un des comportements acquis de son répertoire pour surmonter le défi). Chacune de ces stratégies simulées dans le jeu pouvait être affectée de contreparties pénalisantes, par exemple la probabilité de copier une erreur dans l’apprentissage social. Ces différentes pénalités conduisaient de manière équiprobable à une «&amp;nbsp;mort&amp;nbsp;» de la stratégie en cas d’accumulation des échecs, créant une pression sélective comparable à la lutte pour la survie des meilleures solutions.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Une première vague du concours a donné lieu à 5000 affrontements «&amp;nbsp;face-à-face&amp;nbsp;» de paires de stratégies, occasionnant 100.000 simulations. Les 10 stratégies ayant survécu sont entrées dans la seconde phase de «&amp;nbsp;mêlée&amp;nbsp;» où elles s’affrontaient toutes simultanément. A la grande surprise des organisateurs, un modèle a emporté le concours en dépassant nettement ses concurrents après 10.000 rounds et 15.000 scénarios&amp;nbsp;: ce modèle était fondé sur l’imitation sociale massive. La place de l’innovation individuelle est réelle, mais restreinte (moins de 10&amp;nbsp;%). Commentaire de Samuel Bowles&amp;nbsp;:&lt;i&gt; «&amp;nbsp;Beaucoup de gens, quand ils se demandent comment viennent les nouvelles idées, pensent à un excentrique qui fait des tests dans son garage ou un geek timide qui bidouille son ordinateur. Nous considérons que le progrès fonctionne comme ça. Cette étude suggère que cela se passe ainsi, mais que le point réellement décisif est la diffusion de ces idées&amp;nbsp;».&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;L'évolution sociale et culturelle semble donc favoriser les groupes encourageant la libre copie des idées, ce qui forme une condition de sélection des innovations les plus adaptatives.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Référence&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Rendell L et al (2010), &lt;a href="http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/sci;328/5975/208?maxtoshow=&amp;amp;hits=10&amp;amp;RESULTFORMAT=&amp;amp;fulltext=%28mod%E8le+du+Multi-Armed+Bandit%29&amp;amp;searchid=1&amp;amp;FIRSTINDEX=0&amp;amp;resourcetype=HWCIT" target="_blank"&gt;Why Copy Others? Insights from the Social Learning Strategies Tournament&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Science&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;, 328, 208-213, doi&amp;nbsp;: 10.1126/science.1184719&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Sur le même thème &lt;/b&gt;: &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/linformation-veut-etre-libre-apres-tout.html"&gt;L'information veut être libre, après tout&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-3052883204141184540?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/3052883204141184540/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/copiez-vous-les-uns-les-autres.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/3052883204141184540'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/3052883204141184540'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/copiez-vous-les-uns-les-autres.html' title='Copiez-vous les uns les autres'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-8724074002655609539</id><published>2010-04-30T23:14:00.001+02:00</published><updated>2010-04-30T23:14:47.437+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S9tIPH67zAI/AAAAAAAABRA/N82bqte2zPg/s1600/rouagepoussiere.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S9tIPH67zAI/AAAAAAAABRA/N82bqte2zPg/s400/rouagepoussiere.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-8724074002655609539?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/8724074002655609539/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/blog-post_5352.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/8724074002655609539'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/8724074002655609539'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/blog-post_5352.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S9tIPH67zAI/AAAAAAAABRA/N82bqte2zPg/s72-c/rouagepoussiere.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-2564617944584361790</id><published>2010-04-30T11:16:00.004+02:00</published><updated>2010-05-04T15:34:33.680+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Propriété intellectuelle'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Libre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Droit d&apos;auteur et copyright'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Edition numérique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteurs'/><title type='text'>Création libre ou création contrôlée: les nouveaux choix de l’auteur</title><content type='html'>Un auteur ou un artiste peut convenir des dérives de la propriété intellectuelle depuis une ou deux décennies, mais se demander&amp;nbsp;: qu’y puis-je&amp;nbsp;? Après tout, la loi est la loi. En réalité, comme le rappellent notamment Marin Dacos et Pierre Mounier dans leur excellent ouvrage sur l’édition électronique, il existe désormais plusieurs choix pour un créateur (Dacos et Mounier 2010). Le mouvement du «&amp;nbsp;libre&amp;nbsp;», qui concernait initialement les logiciels, a gagné l’ensemble de la création et l’auteur peut aujourd’hui choisir le régime d’accès à son œuvre.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le droit d’auteur repose sur une présomption d’interdiction généralisée&amp;nbsp;: le lecteur, l’auditeur ou le spectateur se voit a priori interdire la reproduction, la diffusion, la représentation, la modification, la continuation et la commercialisation d’une œuvre. Pour l’essentiel, ces interdits relèvent du domaine commercial (droit d’exploitation)&amp;nbsp;: c’est en réalité l’éditeur qui les a progressivement imposés, afin d’extraire une valeur marchande d’un bien rare. Lancées à la fin des années 1990 à l’initiative du juriste &lt;a href="http://www.lessig.org/" target="_blank"&gt;Lawrence Lessig&lt;/a&gt;, les licences &lt;a href="http://fr.creativecommons.org/" target="_blank"&gt;Creatives Commons&lt;/a&gt; (CC) reposent sur un choix inverse&amp;nbsp;: l’auteur définit volontairement les droits du lecteur. Aux «&amp;nbsp;tous droits réservés&amp;nbsp;» se substitue le principe «&amp;nbsp;certains droits réservés&amp;nbsp;».&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Dans une licence CC, deux droits sont imposés au départ&amp;nbsp;: l’auteur a un droit de paternité (propriété intellectuelle au sens moral), l’usager un droit de reproduction (incluant l’échange entre pairs). Les autres options des licences CC sont optionnelles et décidées par l’auteur&amp;nbsp;: celui-ci autorise ou non la commercialisation, la modification, l’agrégation à d’autres travaux. De même, il impose ou non un respect des conditions à l’identique&amp;nbsp;: par exemple, si un auteur autorise la modification et la non-commercialisation de sa création, et s’il prend l’option partage à l’identique, aucune personne modifiant ultérieurement ce texte ne peut revenir sur ce choix. Les six contrats différents sont détaillés &lt;a href="http://fr.creativecommons.org/contrats.htm" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Les licences CC s’inspirent de l’Open Source dans le &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Logiciel_libre" target="_blank"&gt;logiciel libre&lt;/a&gt;, et s’inscrivent dans le mouvement &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Copyleft" target="_blank"&gt;copyleft&lt;/a&gt; considérant l’Internet comme un domaine public et les biens informationnels comme des biens communs, avec un droit d’accès des usagers. Les CC sont mieux adaptées que les licences Open Source aux créations texte, musique et vidéo. Wikipedia et Wikimedia ont choisi les contrats CC. Il en va de même pour des sites comme &lt;a href="http://www.inlibroveritas.net/" target="_blank"&gt;In Libro Veritas&lt;/a&gt;, proposant plus de 12.000 œuvres originales en lecture libre, ou encore pour le réseau des &lt;a href="http://creativecommons.org/weblog/entry/18599" target="_blank"&gt;blogs Al Jazeera&lt;/a&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;À mesure que le support numérique s’impose sur les anciens supports analogiques, les auteurs et artistes ont donc le choix entre deux attitudes diamétralement opposées vis-à-vis des futurs consommateurs de leurs œuvres&amp;nbsp;: liberté de diffuser ou obligation d’acheter. La plupart des éditeurs et producteurs ne veulent évidemment pas entendre parler des licences CC, puisque leur commerce consiste à rentabiliser l’œuvre en créant une rareté désormais artificielle et en imposant un contrôle kafkaïen à trois étages&amp;nbsp;: le droit d’auteur ou copyright (propriété intellectuelle de droit commun), le DRM (digital right management, protection technique du fichier), la surveillance et répression (instance type Hadopi).&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Dans le domaine du livre, l’existence des CC est un argument supplémentaire pour que l’auteur négocie avec son éditeur un contrat numérique fondé sur une limitation de la cession des droits d’exploitations (voir &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/auteurs-editeurs-la-guerre-numerique.html" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/auteur-editeur-nouveaux-arguments-pour.html" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;). L’écrivain peut toujours souhaiter faire l’expérience d’une commercialisation sous copyright et, si celle-ci ne lui rapporte quasiment rien (ce qui est le cas pour la grande majorité des œuvres publiées), il peut décider de passer son œuvre en CC et lui permettre ainsi une diffusion potentielle plus large.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Par ailleurs, les auteurs peuvent s’accorder avec leurs éditeurs pour faire une diffusion payante et traditionnelle sur papier doublée d’une diffusion libre sur Internet. Chris Anderson a publié une version libre (texte et audio) de &lt;i&gt;Free&amp;nbsp;: The Future of A Radical Price&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; en 2009, ce qui ne l’a pas empêché de figurer plusieurs semaines dans la liste des best-sellers papier de son pays. Cinq ans plus tôt, en 2004, l’ouvrage &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://www.freescape.eu.org/piraterie/" target="_blank"&gt;Du bon usage de la piraterie&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; de Florent Latrive avait été imprimé en papier chez Exils bien que le contenu intégral soit gratuitement disponible sur Internet. Il faut croire que cela n’a pas nui au succès de l’essai, puisque La Découverte a même édité une version poche en 2007. Dans la musique, les exemples sont innombrables, soit de parfaits inconnus ayant trouvé le succès en diffusant depuis Myspace ou YouTube, soit de stars reconnues (RadioHead, Prince) ayant distribué un album gratuitement ou à prix libre, soit encore de chanteurs et groupes encourageant ouvertement leurs fans à la copie privée.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Rappelons que pour l’édition de texte, l’absurde copyright à durée plus que séculaire, donnant à l’éditeur des droits jusqu’à 70 ans (voire près de 90 ans dans certaines circonstances) après la mort de l’auteur, aboutit à ce que des millions d’œuvres orphelines du XXe siècle, non exploitées commercialement et dont les ayants-droit sont inconnus, ne peuvent aujourd’hui être versées dans le domaine public.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;La co-existence du copyright et du copyleft pousse également l’auteur et l’artiste à prendre leur responsabilité vis-à-vis de leur public. Avec un risque d’image qui deviendra de plus en plus manifeste pour le choix exclusif du copyright, puisque contrairement à bon nombre d’autres professions, l’auteur et l’artiste sont censés puiser leur inspiration dans des motifs nobles et désintéressés… qu’ils mettent d’ailleurs très volontiers en avant lorsqu’on les interroge à ce sujet. Pas un d’entre eux n’affirme cyniquement qu’il fait ce métier dans le seul but d’accumuler une fortune&amp;nbsp;; de fait, il est douteux qu’une telle finalité suffise à soutenir une œuvre créatrice dans le domaine de l’esprit.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Se montrer solidaire des tentatives de criminalisation de son public menées par les industries et les Etats délivre donc un message de défiance ou de mépris, évidemment incompatible avec la posture du créateur généreusement dévoué à susciter les émotions ou éveiller l’intelligence de ce même public. C’est d’autant plus vrai que les travaux empiriques ne montrent pas une chute dramatique des revenus lorsque le secteur marchand est confronté à l’échange entre pairs (voir ici &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/partage-de-fichiers-et-copyright-sortir.html" target="_blank"&gt;notre recension de Oberholzer-Gee et Strumpf 2010&lt;/a&gt;). Mais bien sûr, cela suppose de la part d’un éditeur d’inventer et de proposer de nouveaux modèles économiques à ses auteurs… ce qui n’est pas le cas pour le moment, l’imagination infertile de ces éditeurs étant bornée à la surprotection des fichiers et à la répression du piratage.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Référence citée&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Dacos M, P Mounier (2010), &lt;i&gt;&lt;a href="http://leo.hypotheses.org/4482" target="_blank"&gt;L’édition électronique&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;, Découverte.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Nota&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Comme l’a relevé le site &lt;a href="http://www.numerama.com/magazine/15555-le-libre-censure-par-l-inpi-a-la-cite-des-sciences.html" target="_blank"&gt;Numerama&lt;/a&gt;, vous ne risquez pas de trouver des informations sur les Creative Commons et la licence libre en vous rendant à l’exposition de la Cité des sciences et de l’industrie sur la &lt;a href="http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/expositions/contrefacon/" target="_blank"&gt;contrefaçon&lt;/a&gt;, ouverte cette semaine. Isabelle Vodjdani, du collectif Libre Accès, avait initialement négocié avec les organisateurs la présence d’un volet dédié à l’explication du libre et de ses enjeux. Mais quelques jours avant l’ouverture, les commissaires ont fait marche arrière&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Notre partenaire principal, l’INPI, est farouchement opposé à ce que l’exposition donne la parole aux défenseurs du "libre". Nous avons essayé de discuter et d’argumenter avec eux mais l’INPI reste intransigeant sur sa position. Nous sommes donc obligés, avec grand regret, de ne pas présenter votre parole que vous aviez, aimablement, accepté de rédiger et d’enregistrer&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;". L’INPI et la Cité des sciences, deux établissements publics, censurent donc l’information sur les formes nouvelles de la propriété intellectuelle. Dans un &lt;a href="http://www.cite-sciences.fr/cs/Satellite?c=Presse_Page&amp;amp;cid=1193651203530&amp;amp;idexpo=1195224843528&amp;amp;pagename=SitePresse%2FPresse_Page%2FPresse_Page_Accueil%2FAfficheExpo&amp;amp;pid=1193651203530&amp;amp;tname=Detail" target="_blank"&gt;communiqué&lt;/a&gt;, les deux organismes assurent que cette décision est pleine de bonnes intentions&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Nous avons finalement choisi de ne pas aborder le thème du logiciel libre dans cette exposition sur la contrefaçon afin d’éviter toute confusion et mélange des genres entre libre et contrefaçon, pour un public non-initié. Il ne s’agit donc en aucun cas d’une censure mais d’un souci légitime de clarté.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; L’argument est plutôt comique&amp;nbsp;: le meilleur moyen de faire œuvre de pédagogie pour le «&amp;nbsp;public non-initié&amp;nbsp;» serait précisément d’expliquer en quoi le libre et la contrefaçon diffèrent (et en quoi la contrefaçon prospère sur les prétentions exorbitantes de contrôle de la propriété intellectuelle).&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-2564617944584361790?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/2564617944584361790/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/creation-libre-ou-creation-controlee.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/2564617944584361790'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/2564617944584361790'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/creation-libre-ou-creation-controlee.html' title='Création libre ou création contrôlée: les nouveaux choix de l’auteur'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-1522307054773160648</id><published>2010-04-30T11:13:00.001+02:00</published><updated>2010-04-30T11:13:43.347+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S9qfPcAYl0I/AAAAAAAABQ4/li8Au9n8FJg/s1600/saintgermain2.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S9qfPcAYl0I/AAAAAAAABQ4/li8Au9n8FJg/s400/saintgermain2.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-1522307054773160648?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/1522307054773160648/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/blog-post_30.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/1522307054773160648'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/1522307054773160648'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/blog-post_30.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S9qfPcAYl0I/AAAAAAAABQ4/li8Au9n8FJg/s72-c/saintgermain2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-3468908080119485028</id><published>2010-04-29T02:42:00.004+02:00</published><updated>2010-05-04T14:54:22.359+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société numérique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Copie privée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Piratage'/><title type='text'>80% des lycéens téléchargent: une génération numérique et criminelle…</title><content type='html'>Fréquence Ecoles et la Fondation pour l’enfance publient une étude très intéressante sur les pratiques numériques des jeunes générations. Son titre, qui fait allusion aux «&amp;nbsp;dangers&amp;nbsp;» de l’Internet, est assez malheureux puisqu’il reprend l’antienne favorite des vieux médias déclinants&amp;nbsp;: Internet assimilé à un «&amp;nbsp;danger&amp;nbsp;», avec tout ce que l’on imagine derrière – des nazis infâmes, des négationnistes pervers, des pédophiles tortionnaires, des violeurs récidivistes, des addicts asociaux, des joueurs ultraviolents, des escrocs à chaque coin de site, bref toute la négativité de l’époque fantasmatiquement projetée sur le réseau. (Non que ces réalités soient inexistantes, hélas, mais leur expression ultraminoritaire ne fait justement que révéler leur existence, et nos enfants courent toujours plus de risque dans la rue que devant leur ordinateur, sauf s’ils s’amusent avec la prise électrique).&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Mais au-delà du titre, le contenu révèle une solide analyse quantitative (1000 individus) et qualitative (48) sur ce que font les élèves du primaire du collège et du lycée derrière leurs écrans. Sa richesse fait qu’il est fort difficile d’en exposer toutes les conclusions, et je n’en retiens que quelques-unes.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;La première est la formidable pénétration d’Internet&amp;nbsp;: 99&amp;nbsp;% des enfants de 8 à 18 ans ont déjà navigué sur le web, et 44,5&amp;nbsp;% le font désormais quotidiennement. De même, un tiers des foyers a deux ordinateurs, un autre tiers en a trois ou quatre, seuls 1,4&amp;nbsp;% n’en ont aucun&amp;nbsp;: dans toutes les familles, la présence de l’ordinateur est équivalente à celle de la télévision, et cette mutation a été bien plus rapide. Le trait principal de ceux qui Donald Tapscott a nommé les «&amp;nbsp;digital natives&amp;nbsp;» est d’abord qu’ils ne conçoivent pas l’existence sans un ordinateur connecté au réseau et qu’ils sont la première génération à grandir massivement dans cette condition.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Pour autant, les jeunes ne font rien d’exceptionnel et le contraire à leur âge aurait été assez étonnant du point de vue statistique&amp;nbsp;: 90&amp;nbsp;% d’entre eux s’intéressent aux clips, aux films et à la musique, 80&amp;nbsp;% aux jeux. Le point le plus notable dans les pratiques de masse est le plébiscite de l’ordinateur comme outil de lien avec les pairs&amp;nbsp;: 75&amp;nbsp;% de l’ensemble des enfants l’utilisent pour échanger avec des amis, et 86&amp;nbsp;% des lycéens ont une page Facebook. Quand on sait l’importance de la socialisation par les pairs chez l’enfant et l’adolescent, ce n’est pas surprenant mais la forme numérique de cette socialisation peut produire des évolutions inattendues des comportements sociaux. Elle contredit en tout état de cause le lieu commun de l’ordinateur comme facteur de solitude et de repli sur soi, puisqu’il s’agit d’une machine manifestement sociale. D'ailleurs, les plus jeunes des enfants le pratiquent volontiers à plusieurs devant l'écran.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Ils sont un quart seulement (selon déclaration) à avoir rencontré des «&amp;nbsp;images pornographiques&amp;nbsp;» que l’enquête présente comme une &lt;i&gt;nécessaire&lt;/i&gt; «&amp;nbsp;expérience fâcheuse&amp;nbsp;» pour une raison assez mystérieuse – outre que la recherche active et non subie d’images pornographiques est un classique de l’adolescence, surtout masculine, aucune étude ne démontre le moindre lien entre expositions à la pornographie chez l’enfant et pathologies mentales ou comportements violents chez l’adulte. (Fort heureusement vu l’évolution de l’espèce humaine&amp;nbsp;: si les vingt mille générations d’enfants paléolithiques exposés à la promiscuité sexuelle dans leur clan étaient devenues psychopathes, le passé d'Homo sapiens ne serait qu’un immense dérèglement mental&amp;nbsp;; mais évidemment, ce genre de raisonnement échappe à ceux qui ont figé leur conception de la normalité à l’image bourgeoise et urbaine du XIXe siècle occidental). Il est certes regrettable qu'un pop-up ou un spam impose une image non souhaitée à l'enfant, mais il convient de raison garder et de relativiser le "traumatisme" subi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Enfin je relève un point troublant&amp;nbsp;: l’étude présente le «&amp;nbsp;piratage&amp;nbsp;» comme une expérience fâcheuse au même titre que les spams, virus ou bugs (l’ensemble formant 36,40&amp;nbsp;%, au premier rang des désagréments). Or, l’une des conclusions de l’enquête est que le téléchargement apparaît très vite comme une activité régulière&amp;nbsp;: inexistant chez l’enfant en primaire, il concerne 65,5&amp;nbsp;% des collégiens et 80&amp;nbsp;% des lycéens, dont la moitié le pratique régulièrement. Cela donne quelques éléments empiriques à ce que je désignais comme la tendance spontanée et programmée de notre esprit à répliquer les informations plaisantes ou utiles (voir &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/linformation-veut-etre-libre-apres-tout.html" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Les deux chercheuses montrent par ailleurs que ces téléchargeurs assidus sont des criminels endurcis pour les Hadopistes&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;la grande majorité sait pertinemment que c’est interdit&amp;nbsp;». Dès lors, loin d’être une «&amp;nbsp;expérience fâcheuse&amp;nbsp;», il faut en déduire que le «&amp;nbsp;piratage&amp;nbsp;» est plutôt vécu comme une «&amp;nbsp;expérience heureuse&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Nous avons donc une évolution qui transforme les pratiques spontanées des quatre-cinquièmes de la jeunesse en une vaste association de malfaiteurs. Bien sûr les apôtres du droit d’auteur, missionnaires de la propriété intellectuelle et inquisiteurs de la copie privée vont en déduire qu’il faut décidément corriger à la racine les mauvais penchants de cette masse pécheresse. Ce beau monde va très probablement perdre du temps (le leur) et claquer du pognon (le nôtre) en évangélisation des écoles, nos pauvres têtes brunes, blondes et rousses devant subir des cours de citoyenneté vertueuse au lieu de voir s’éveiller des curiosités plus nourrissantes pour l’esprit. Et puis dans la foulée, comme il est fort probable que cela ne changera que marginalement les pratiques, il faudra sans doute menacer de supprimer les allocations familiales, de déchoir de la nationalité française, d’inventer cent autres mesures arbitraires ou autoritaires dont le gouvernement de Small Brother est si familier.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Comme tout individu raisonnable, j’ignore ce que nous pourrions gagner à cette démente course en avant dictée par quelques oligarques des industries culturelles. Mais je crois savoir ce que les auteurs et artistes complices d’une telle folie ont à y perdre. S’ils ne se dressent pas pour y mettre un frein, personne ne le fera&amp;nbsp;: c’est en leur nom que l’on s’apprête à sanctionner la jeunesse et à brider la liberté.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;b&gt;Référence&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt; Kredens E., B. Fontar (2010), &lt;a href="http://www.frequence-ecoles.org/ctl/ressources/view/id/37c48d9366cfe18d321ef6e1db77cd38" target="_blank"&gt;Comprendre les comportements des enfants et adolescents pour les protéger des dangers&lt;/a&gt;, Fondation pour l’enfance, Fréquence Ecoles&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-3468908080119485028?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/3468908080119485028/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/80-des-lyceens-telechargent-une.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/3468908080119485028'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/3468908080119485028'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/80-des-lyceens-telechargent-une.html' title='80% des lycéens téléchargent: une génération numérique et criminelle…'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-5076493485038787713</id><published>2010-04-29T02:38:00.001+02:00</published><updated>2010-04-29T02:38:58.477+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S9jVGTt_c9I/AAAAAAAABQw/OcWpesIFY-Y/s1600/tetebizarre.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S9jVGTt_c9I/AAAAAAAABQw/OcWpesIFY-Y/s400/tetebizarre.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-5076493485038787713?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/5076493485038787713/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/blog-post_29.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5076493485038787713'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5076493485038787713'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/blog-post_29.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S9jVGTt_c9I/AAAAAAAABQw/OcWpesIFY-Y/s72-c/tetebizarre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-3648918728240350527</id><published>2010-04-28T21:01:00.005+02:00</published><updated>2010-05-04T14:54:49.249+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Remix (actualités)'/><title type='text'>Remix</title><content type='html'>&lt;span lang="FR"&gt;A2K (&lt;a href="http://a2knetwork.org/"&gt;Access to kowledge&lt;/a&gt;) diffuse un court film sur les contradictions et excès de la propriété intellectuelle à l’âge d’Internet, &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=l_C77d7KBHk"&gt;When copyright goes bad&lt;/a&gt;. Aux Etats-Unis, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont déjà été traînées devant les tribunaux par les industries de la culture. ••• &lt;a href="http://www.framablog.org/index.php/post/2010/04/11/moglen-freedom-cloud"&gt;Eben Moglen&lt;/a&gt; défend la liberté sans nuage&amp;nbsp;: ce juriste pointe les dangers des données personelles retenues dans les nuages de serveurs à fin de monétisation privée ou de contrôle gouvernemental. &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Les problèmes de société engendrés par le modèle client-serveur viennent de ce que les serveurs conservent dans leur journaux de connexion (logs) les traces de toute activité humaine sur le Web, et que ces journaux peuvent être centralisés sur des serveurs sous contrôle hiérarchisé. (…) Les services sont centralisés dans un but commercial. Le pouvoir des traces est monnayable, parce qu’elles fournissent un moyen de surveillance qui est intéressant autant pour le commerce que pour le contrôle social exercé par les gouvernements. Si bien que le Web, avec des services fournis suivant une architecture de base client-serveur, devient un outil de surveillance autant qu’un prestataire de services supplémentaires. Et la surveillance devient le service masqué, caché au cœur de tous les services gratuits.&amp;nbsp;».&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt; La solution&amp;nbsp;? Des micro-serveurs comme Sheevaplug ou Linutop 2&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;les gens le ramènent à la maison, le branchent sur une prise électrique, puis sur une prise réseau, et c’est parti. Il s’installe, se configure via votre navigateur Web, ou n’importe quelle machine disponible au logis, et puis il va chercher toutes les données de vos réseaux sociaux en ligne, et peut fermer vos comptes. Il fait de lui-même une sauvegarde chiffrée vers les prises de vos amis, si bien que chacun est sécurisé de façon optimale, disposant d’une version protégée de ses données chez ses amis.(…) Mais le journal de connexion est chez vous, et dans la société à laquelle j’appartiens au moins, nous avons encore quelques vestiges de règles qui encadrent l’accès au domicile privé : si des gens veulent accéder au journal de connexion ils doivent avoir une commission rogatoire.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt; •••&amp;nbsp;A propos de la vie privée, &lt;a href="http://standblog.org/blog/post/2010/04/26/Actualit%C3%A9-de-la-vie-priv%C3%A9e-en-ligne"&gt;Tristant Nitot (Mozilla)&lt;/a&gt; donne une série de liens utiles pour rappeler ce que les géants du web (Google, Facebook) savent sur vous. La question des données personnelles devient un enjeu important… en même temps qu’une bonne part de la gratuité du web est fondée sur la publicité et le «&amp;nbsp;profilage&amp;nbsp;» (comme d’ailleurs les médias presse, radio et télé). Je suis pour ma part plus circonspect sur ces questions, préférant à tout prendre que la manne publicitaire se déverse sur le net que sur les anciens médias centraux. •••&amp;nbsp;Réponse du berger à la bergère&amp;nbsp;? Google a décidé de publier la &lt;a href="http://www.google.com/governmentrequests/"&gt;carte mondiale des requêtes gouvernementales&lt;/a&gt; qui lui sont adressées, pour supprimer un service ou obtenir l’adresse IP d’un particulier. Pour le second semestre 2009, la France arrive en cinquième positition (846 requêtes). Brésil, Etats-Unis et Royaume-Uni sont en tête. •••&amp;nbsp;Paul Young (&lt;a href="http://www.observer.com/2010/media/twitter-study-new-york-times-top-10-best-selling-authors"&gt;Observer&lt;/a&gt;) ne constate pas de corrélation forte entre l’activité Twitter et le succès des livres numériques, contrairement à ce qui a été analysé pour le cinéma. Cela n’est pas très étonnant à ce stade de maturité du marché numérique pour le livre. •••&amp;nbsp;Un site dédié, un site Facebook,&amp;nbsp; une application iPhone, un compte Twitter… Jonathan Egg met le paquet pour assurer la popularité de son &lt;i&gt;Get Capone&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;, à paraître chez Simon &amp;amp; Schuster, comme l’explique Clément Buée sur &lt;a href="http://www.ebouquin.fr/2010/04/24/promouvoir-son-livre-avec-une-application-iphone-lexemple-de-chicago-gangland-tour/"&gt;eBouquin&lt;/a&gt;. ••• O’Reilly publie une &lt;a href="http://radar.oreilly.com/2010/04/price-of-the-top-50-ipad-books.html"&gt;première étude&lt;/a&gt; sur les prix moyens observés sur l’iBookStore d’Apple. Tous livres payants confondus, cela s’échelonne de 10 à 13 $, les essais étant plus chers que la fiction. Il reste que ces prix sont environ 40 à 50% moins chers que les hardcovers (première édition, couverture cartonnée et reliure cousue) et 30 à 35% que les paperbacks (seconde édition retardée, moindre qualité). On verra bientôt si Hachette et ses amis ont consenti à de tels efforts en France ••• Alors que Serge Eyrolles (SNE) rappelle au &lt;a href="http://www.publicsenat.fr/emissions/seance/table-ronde-quel-avenir-pour-la-filiere-du-livre-a-l-heure-numerique-/65354"&gt;Sénat&lt;/a&gt; que le marché du livre numérique n’existe quasiment pas en France (moins de 1%), il atteint déjà &lt;a href="http://www.publicsenat.fr/emissions/seance/table-ronde-quel-avenir-pour-la-filiere-du-livre-a-l-heure-numerique-/65354"&gt;5% au Royaume-Uni&lt;/a&gt;. Peut-être que le Syndicat national de l’édition a une explication pour ce décalage&amp;nbsp;? La mienne est simple&amp;nbsp;: une entente cordiale des gros acteurs industriels de la chaîne papier pour freiner une évolution qui leur sera économiquement défavorable, le lecteur n’étant plus prisonnier d’un modèle datant du XIXe siècle et aboutissant à un livre bien trop cher ••• Constantin Film a exigé de You Tube le &lt;a href="http://www.numerama.com/magazine/15546-les-parodies-d-hitler-retirees-a-la-demande-de-constantin-film.html"&gt;retrait de toutes les parodies «&amp;nbsp;hitlériennes&amp;nbsp;»&lt;/a&gt; faites à partir de la désormais célèbre scène de la crise de nerf dans le bunker (film &lt;i&gt;La Chute&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;). Ce qui a évidemment donné lieu à plein de nouvelles parodies... hébergées ailleurs. ••• Par la voie de l’eurodéputée Marielle Gallo, la France est à la pointe des positions les plus conservatrices en matière de &lt;a href="http://www.numerama.com/magazine/15606-la-france-defend-son-ideologie-du-droit-d-auteur-au-parlement-europeen.html"&gt;répression des internautes au nom du droit d’auteur&lt;/a&gt;. Avec un vieil ami de la police et de l’industrie à la tête d’un Etat ataviquement porté à pondre des lois tous les quatre matins pour réguler une société civile jugée incapable d’autonomie, ce n’est pas non plus une surprise. •••&amp;nbsp;Sur &lt;a href="http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2010/04/questions-ecosysteme.html"&gt;Affordance&lt;/a&gt;, Olivier Ertzscheid publie papier très intéressant consacré à l’écosystème informationnel d’Internet.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-3648918728240350527?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/3648918728240350527/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/remix_28.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/3648918728240350527'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/3648918728240350527'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/remix_28.html' title='Remix'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-3191997763575736872</id><published>2010-04-28T21:00:00.001+02:00</published><updated>2010-04-28T21:00:46.928+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S9iF1vSWGaI/AAAAAAAABQo/QIubP_ihlOY/s1600/cielfractal.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S9iF1vSWGaI/AAAAAAAABQo/QIubP_ihlOY/s400/cielfractal.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-3191997763575736872?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/3191997763575736872/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/blog-post_28.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/3191997763575736872'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/3191997763575736872'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/blog-post_28.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S9iF1vSWGaI/AAAAAAAABQo/QIubP_ihlOY/s72-c/cielfractal.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-4722782947772204035</id><published>2010-04-26T22:33:00.022+02:00</published><updated>2010-05-04T14:55:16.296+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Edition numérique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Edition papier'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteurs'/><title type='text'>Libres ou esclaves (sur une tribune d'Alain Absire)</title><content type='html'>&lt;span lang="FR"&gt;Alain Absire, écrivain et président de la Société des gens de lettres, publie ce jour dans &lt;i&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/04/26/ecrivains-et-editeurs-meme-combat-contre-la-numerisation-des-livres-par-alain-absire_1342768_3232.html" target="_blank"&gt;Le Monde&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt; un constat d’échec des accords entre auteurs et éditeurs sur le numérique. J’ignore si le titre de cette tribune est dû à la rédaction du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt; ou à l’auteur, mais il est assez révélateur&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Ecrivains et éditeurs, même combat contre la numérisation des livres&amp;nbsp;».&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt; Et en effet, on a beau assurer d’un ton faussement enjoué que le numérique est une formidable aventure ouvrant d’immenses horizons, personne n’en croit un mot. La majorité des éditeurs comme des auteurs ne manifestent aucun enthousiasme particulier à l’idée d’entrer dans un monde dont ils ne connaissent pas les règles ou, s’ils les connaissent, dont ils savent qu’elle aboutira à la pulvérisation du modèle économique actuel.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Le constat d’Alain Absire est le suivant&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;En dépit de nombreuses concessions des auteurs, malgré l'approche constructive d'éditeurs tels que P.O.L. et le travail de réflexion de fonds entrepris depuis des années, y compris en matière de contrat numérique, par les Editions Gallimard, pour des raisons inexplicables à nos yeux, plusieurs membres du SNE ont choisi de ne pas signer l'accord a minima auquel nous étions parvenus au terme de nombreuses et longues séances de travail.&amp;nbsp;» &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Dommage que les noms des honorables industriels du livre ayant refusé de signer cet accord ne soient pas cités&amp;nbsp;: les auteurs auraient su d’emblée quels éditeurs entendent les entuber au premier contrat venu.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Dans la ligne de mire du président de la SGDL, l’attitude de blocage de la majorité des éditeurs qui n’entendent pas s’écarter du modèle papier – il est vrai qu’ils ont dépensé des fortunes pour maîtriser cette fameuse «&amp;nbsp;chaîne du livre&amp;nbsp;» s’ils sont parmi les «&amp;nbsp;gros&amp;nbsp;», ou pour y être tolérés à la marge s’ils comptent parmi les «&amp;nbsp;moyens »&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Face à des modes de création, de publication, de diffusion, d'usage et de lecture révolutionnaires, et sans modèle économique défini, ils ne peuvent se résoudre à figer les nouvelles pratiques éditoriales selon les seuls paramètres de l'édition papier.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;À ces éditeurs, Alain Absire répond par une menace tacite de désertion vers d’autres plateformes d’édition et diffusion&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Face aux numérisations de masse actuellement à l'étude, il est ainsi vital d'admettre que, supprimant la notion même de stocks et d'édition "épuisée", les techniques d'exploitation numériques sont distinctes de l'exploitation permanente et suivie des livres imprimés. Comme il est impératif de repenser le mode et la durée de cession des droits numériques, faute de quoi nombre d'auteurs se tourneront vers un nouveau type d'éditeurs dont le seul objectif est la rentabilité immédiate… e-libraires, e-diffuseurs, pionniers des techniques numériques et autres opérateurs télécom peu soucieux de la qualité des contenus en ligne, mais plus offrants et à la pointe des services informatiques et des techniques de Web-marketing permettant une diffusion active de chaque ouvrage en ligne.&amp;nbsp;(…)À moins que les premiers maillons de la chaîne du livre ne préfèrent laisser Google, Amazon, Apple et quelques autres dormir tranquilles en se répétant que demain leur appartient. »&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Mon opinion est que le clash est inévitable à court ou moyen terme. L’écosystème papier et l’écosystème numérique sont bien trop divergents du point de vue de l’auteur, de l’éditeur et du lecteur, sans parler des éléments essentiels de la chaîne du livre qui seront liquidés ou métamorphosés (diffuseurs, distributeurs, imprimeurs, libraires) – ce que l’hypocrisie ambiante, coutumière en France et atavique dans le monde feutré du livre, interdit de dire trop fort.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Contrairement à Absire, j’applaudis des deux mains Google. L’espèce d’autosatisfecit pavlovien de l'antigooglisme primaire me sort par les yeux. Les éditeurs laissent crever plus de la moitié de leur fonds papier protégé par leur sacrosainte propriété intellectuelle (*), et du haut de cette hécatombe d’œuvres orphelines dont ils sont responsables, ils n’ont rien d’autres à faire qu'intenter des procès et donner des leçons à Google, alors que la firme américaine entreprend ce qu’ils auraient dû accomplir depuis vingt ans, à savoir numériser tout leur fonds du XXe siècle. Que les auteurs se félicitent de cette attitude des éditeurs, et plus encore qu’ils s’y associent (la SGDL était co-plaignante avec le SNE), voilà qui me navre. Et entendre dire que les éditeurs ne chercheraient pas le "profit à court terme" contrairement aux industries numériques qui seraient obsédées par cette dimension, voilà qui me surprend : il me semblait que les industriels du livre multipliant des piles d'ouvrages ineptes en librairie cherchaient aussi bien cela, le profit &amp;nbsp;à court terme, ni plus ni moins que les acteurs numériques.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Oh, je ne suis certes pas naïf au point de penser que Google est une association sans but lucratif. Mais voilà, même quand on cherche son profit dans le monde numérique, on est obligé d’obéir à certaines règles ne prévalant pas dans le monde physique. Et voyez-vous, j’aime ces règles. Par exemple, Google ne gagnerait pas grand chose s’il ne commençait pas par offrir gratuitement un grand nombre de biens et services, parce que cette gratuité est la norme du numérique et la condition des effets de réseau. Google risquerait gros à ne pas préciser sa politique de respect de la vie privée et des données personnelles, parce que la transparence est de mise – quelques centaines de millions d’individus observent vos faits et gestes – et que le moindre faux-pas coûte très cher, il suffit d’un clic pour aller chez le concurrent d’à côté. Google sait que l’ancien modèle du contrôle autoritaire et vertical des marchés n’a plus tellement de sens dans la dimension libre et horizonale des réseaux (sauf peut-être pour Steve Jobs, Bill Gates et quelques dinosaures, ceux-là qui ressemblent aux anciens industriels et que les anciens industriels aiment bien pour cette raison). Google développe des algorithmes aveugles qui exploitent l'intelligence collective du réseau et qui me connectent aux sites les plus valorisés par les multitudes, je préfère cette cécité robotique ouverte aux choix des inconnus et du grand nombre à toutes les combines de couloir et de concave de l’industrie papier, presse et édition mêlées, aboutissant inévitablement à la pensée unique d’une classe dominante et méprisante.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;(Car après tout grâce à Google, une recherche &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/03/le-livre-numerique-est-cher-merci.html"&gt;sur mon ami Nourry&lt;/a&gt; donne ce blog en 31&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; position, je compte d’ailleurs sur vos efforts pour me porter dans les dix premières, chers lecteurs&amp;nbsp;; ce n’est certes pas grâce aux médias du groupe Lagardère que ma critique de l’industrie lourde dans sa version culturelle aurait gagné cette audience faible, mais réelle... et durable, car l'Internet est plus cumulatif que le papier).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Nous avons derrière nous dix ans d’échec complet de l’industrie du disque, dont la seule réponse au numérique a été une obsession maladive de contrôler son marché, de défendre religieusement des droits de propriété totémiques, de traîner en justice ses consommateurs ou de les dénoncer comme des assassins de la culture, de refuser la péremption de son modèle économique centré sur un produit en fin de cycle (le CD). Cette attitude me débecte profondément. On n’est pas obligé de partager mon dégoût, mais au moins peut-on faire preuve d’un minimum de lucidité&amp;nbsp;: cette attitude est inefficace en terme économique, et désastreuse en terme d'image. Si les éditeurs prennent ce même chemin, et c'est le cas, les auteurs doivent les abandonner tout de suite. Ils ne sont d’ailleurs pas contraints d’aller chez Amazon, Google, ou Apple, plein d’autres solutions existent chez de petits éditeurs, et plein d’autres sont en train d’émerger sur Internet. S'ils ne cherchent pas le "profit à court terme", c'est l'occasion ou jamais de démontrer leur désintéressement... C’est le &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/02/le-systeme-papier-et-sa-dissidence.html"&gt;choix&lt;/a&gt; que j’ai fait, je suis persuadé que ce choix s’imposera à bon nombre d’auteurs dans les mois et années à venir, quand ils constateront que les grosses pointures de l’édition emboitent comme un seul homme le pas stupide des grosses huiles de la musique. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Aucun écrivain libre n’aura envie d’être complice de cet enfermement de l’écriture et de cette confiscation de la lecture. Quant aux esclaves, ils suivront leurs maîtres comme d’habitude.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span lang="FR"&gt;(*) Aux Etats-Unis, Jason Schultz a examiné le nombre d’ouvrages publiés à certaines années et encore disponibles sur le marché des éditeurs (voir &lt;a href="http://cyber.law.harvard.edu/openlaw/eldredvashcroft/cert/archive-amicus.html" target="_blank"&gt;note 10&lt;/a&gt; de ce document). Ainsi, en 1910, 13.470 livres ont été publiés, seul 180 étaient encore imprimés en 2001. Et le rapport ne s’améliore guère ensuite&amp;nbsp;: 1920 (8422 publiés, 307 disponibles) ; 1930 (10.027 publiés, 174 disponibles) ; 1940 (11.328 publiés, 224 disponibles) ; 1950 (11.022 publiés, 431 disponibles)… Cela signifie qu’outre-Atlantique, &lt;b&gt;les éditeurs préfèrent laisser pourrir plus de 95% des titres protégés par la propriété intellectuelle, mais non réimprimés pour cause de probable non-rentabilité. &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Je serais curieux de connaître les proportions des Hachette, Editis, Flammarion, Gallimard et autres. Rappelons que le &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/03/project-gutenberg.html" target="_blank"&gt;projet Gutenberg&lt;/a&gt; de Michael Hart a été lancé en 1971. Dans le monde du libre et de l’Open Source, cela fait &lt;b&gt;quarante ans&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt; que l’on songe à nourrir les biens communs culturels. Mais en 2010, les éditeurs vous expliqueront que tout cela est compliqué, inattendu, tellement rapide… ce qui est archi-faux, le texte a été le premier support numérisé avec le chiffre, et la production éditoriale elle-même est numérisée depuis les années 1980. Les éditeurs avaient largement le temps de voir venir, de contacter les ayants-droit, de préparer une offre numérique gratuite ou payante. Au bout du compte, et selon le dernier rapport Lagarde (&lt;a href="http://www.gouvernement.fr/sites/default/files/fichiers_joints/04.15_Rapport_de_Christine_ALBANEL_-Pour_un_livre_numerique__createur_de_valeurs-.pdf" target="_blank"&gt;Pour un livre numérique créateur de valeurs&lt;/a&gt;, pdf), c’est Gallica et la BnF qui feront l’essentiel de ce travail sur les œuvres orphelines. Je suis ravi de savoir que l'argent de mes impôts paiera l'impéritie d'éditeurs si prompts à perdre du temps et de l'argent dans les procédures anti-Google...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;A lire sur le même thème :&lt;/b&gt; &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/auteurs-editeurs-la-guerre-numerique.html"&gt;Auteurs-éditeurs, la guerre numérique est-elle déclarée?&lt;/a&gt; ;&amp;nbsp;&lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/auteur-editeur-nouveaux-arguments-pour.html"&gt;Auteurs-éditeurs, nouveaux arguments pour un contrat numérique&lt;/a&gt; ; &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/le-systeme-papier-et-sa-fausse.html"&gt;Le système papier et sa fausse conscience&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-4722782947772204035?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/4722782947772204035/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/libres-et-esclaves-sur-une-tribune.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/4722782947772204035'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/4722782947772204035'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/libres-et-esclaves-sur-une-tribune.html' title='Libres ou esclaves (sur une tribune d&apos;Alain Absire)'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-3618924083363449195</id><published>2010-04-26T22:09:00.001+02:00</published><updated>2010-04-26T22:09:01.602+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S9Xy1PeQ-_I/AAAAAAAABQg/XLkvhfkYHZ0/s1600/boulonrouge.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S9Xy1PeQ-_I/AAAAAAAABQg/XLkvhfkYHZ0/s400/boulonrouge.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-3618924083363449195?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/3618924083363449195/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/blog-post_26.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/3618924083363449195'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/3618924083363449195'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/blog-post_26.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S9Xy1PeQ-_I/AAAAAAAABQg/XLkvhfkYHZ0/s72-c/boulonrouge.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-3499850282116837392</id><published>2010-04-25T19:20:00.007+02:00</published><updated>2010-05-04T15:34:59.169+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société numérique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théorie de l&apos;information'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Copie privée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Libre'/><title type='text'>L'information veut être libre (après tout)</title><content type='html'>&lt;i&gt;«&amp;nbsp;L’information veut être libre&amp;nbsp;».&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; Ce &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Information_wants_to_be_free" target="_blank"&gt;propos&lt;/a&gt; de Stewart Brand à la Conférence des Hackers de 1984 est souvent repris comme un slogan par les partisans de l’accès libre aux contenus sur Internet. Le propos originel de Brand est cependant plus balancé&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;D’un côté, l’information veut être chère, car il est si profitable. La bonne information au bon moment change votre vie. D’un autre côté, l’information veut être gratuite / libre [free], car le coût pour y accéder ne cesse de baisser avec le temps. Vous avez ces deux visions antagonistes&amp;nbsp;».&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;On ne peut arguer d’un simple déterminisme technologique (numérisation des contenus, connexion des individus) ou économique (coût marginal nul de la réplication numérique) pour déduire que l’information sera &lt;i&gt;nécessairement&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; libre ou gratuite. Il est évident que ces deux facteurs contribuent à la baisse du coût de production et de diffusion d’une information quelconque, ainsi qu’à l’affaiblissement conséquent des barrières de propriété intellectuelle. Mais en soi, et notre monde prend pour le moment ce chemin, l’information peut malgré tout être bloquée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Par ailleurs, l’histoire ne démontre pas qu’une technique plus simple de copie entraîne de facto une gratuité ou quasi-gratuité. Le coût marginal de reproduction d’une œuvre est nettement plus faible avec l’imprimerie qu’avec le copiste. Or, la disparition des scribes n’a nullement entraîné la gratuité de l’information – c’est même le contraire en un sens, le droit d’auteur n’existait pas avant l’époque moderne, l’ère Gutenberg a conduit à son émergence. (Si l’on prend l’autre sens de «&amp;nbsp;free&amp;nbsp;», c’est-à-dire la liberté et non plus la gratuité, l’inverse paraît en revanche exact&amp;nbsp;: l’imprimerie associée à l’alphabétisation ont plutôt favorisé la libre pensée et l’esprit critique, comme l’écriture l’avait déjà fait avant elles par rapport à la tradition orale).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;De manière tout à fait intéressante, à la préhistoire de l’Internet qui s’appelait alors cybernétique (années 1940), Norbert Wiener avait déjà posé le problème. Fondant son raisonnement sur «&amp;nbsp;l’homéostasie&amp;nbsp;», phénomène de préservation de l’équilibre dans un milieu changeant observable au niveau cellulaire comme au niveau individuel ou social, Wiener remarque que celle-ci est étroitement associée à l’information&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Tout organisme se maintient par cette action d’acquisition, d’utilisation, de rétention et de transmission de l’information. Dans une société trop large pour un contact entre ses membres, ces moyens sont l’imprimé, qui rassemble à la fois les livres et l’ensemble des journaux, la radio, le téléphone, le télégraphe, la poste, le théâtre, les films, les écoles et les églises&amp;nbsp;».&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; Les sociétés humaines de plus en plus ouvertes et complexes déploient donc des moyens de communication eux-mêmes de plus en plus ouverts et complexes. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Mais Wiener observe que des «&amp;nbsp;fonctions secondaires&amp;nbsp;» s’ajoutent à ces moyens de communication, et notamment le profit. &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Dans une société comme la nôtre, largement fondée sur l’achat et la vente, dans laquelle toutes les ressources humaines ou naturelles sont regardées comme la propriété absolue du premier homme d’affaires assez entreprenant pour les exploiter, ces aspects secondaires des moyens de communication tendent à primer sur leur dimension primaire (…) Ainsi de tous côtés observe-t-on une triple limitation des moyens de communication&amp;nbsp;: l’élimination des moins profitables au profit des plus profitables&amp;nbsp;; le fait que ces moyens sont aux mains d’une classe très limitée d’hommes riches, et expriment donc naturellement les opinions de cette classe&amp;nbsp;; et également le fait que, voie royale vers le pouvoir politique et personnel, ils attirent par-dessus ceux qui ont l’ambition de ce pouvoir&amp;nbsp;». &lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;(Wiener 2000)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;A l’heure d’Acta et d’Hadopi, l’actualité des analyses de Wiener reste entière&amp;nbsp;: la classe concentrée des producteurs industriels de contenus ne veut pas abandonner ses anciens privilèges, et elle partage avec la classe politique un certain goût du pouvoir sur les masses, caractéristique de l’époque moderne. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;De manière également très actuelle, Wiener observait déjà que le marché n’est nullement garant de l’homéostasie des sociétés. Depuis les travaux de la jeune théorie des jeux (Von Neumann et Morgenstern à l’époque), il montrait que les individus ne produisent pas les solutions optimales d’allocation de ressources notamment en raison d’une distribution aléatoire de l’information sur ces ressources. (Dans un travail classique qui lui a valu le Prix Nobel, George Akerlof a montré depuis que ces asymétries d’information ruinent l’optimalité supposée de la concurrence parfaite, cf son travail princeps Akerlof 1970) Aussi Wiener est-il fondé à douter que la fonction sociale d’homéostasie des moyens de communication fait bon ménage avec l’appropriation monétaire et politique de ces moyens, qui est plutôt un facteur de déséquilibre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Pourquoi penser malgré tout que l’information sera, tendanciellement, libre et gratuite&amp;nbsp;?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;J’ai cité des facteurs technologiques et économiques propre à la numérisation du monde qui, s’ils n’impliquent pas &lt;i&gt;obligatoirement&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; la liberté de circulation des informations, la rendent néanmoins beaucoup plus simple et beaucoup plus distribuée que tous les anciens moyens de communication, donc en dernier ressort beaucoup plus &lt;/span&gt;&lt;i&gt;probable&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Mais on peut ajouter un facteur anthropologique bien plus puissant. Celui-ci se déduit des résultats obtenus par les sciences de l'évolution, de la cognition et du comportement depuis quelques décennies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La survie de tout organisme et de toute société d’organismes repose sur la circulation d’information, comme l’observe Wiener – même des organismes simples comme les bactéries interprètent des signaux chimiques de déséquilibre. Or, l’être humain, doté d’un système nerveux consommant une importante énergie utile, a été qualifié d’hypersocial&amp;nbsp;: il forme des groupes élargis, qui s’étendent très au-delà de la proximité génétique&amp;nbsp;; il produit une évolution culturelle bien plus rapide que l’évolution biologique&amp;nbsp;; il s’adapte aux pressions écologiques et biologiques de son milieu naturel par l’intermédiaire un milieu technique de plus en plus complexe. Ces différents traits caractérisent l’évolution humaine. Tous reposent en dernier ressort sur une circulation accélérée de l’information par rapport aux autres organismes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;L’évolution culturelle et technique, dont tous les observateurs s’accordent à dire qu’elle distingue l’humain des autres animaux par sa rapidité et son ubiquité, n’est possible que si notre espèce est génétiquement et neurologiquement disposée à l’entreprendre. D’innombrables travaux empiriques suggèrent que nous sommes ainsi programmés à l’évolution culturelle&amp;nbsp;: par exemple, les neurones-miroir nous permettent de produire spontanément des théories de l’esprit et de l’action en observant simplement nos semblables, le cerveau de l’enfant humain ne se développe pas s’il est privé d’informations à certains stades critiques, l’activité principale des groupes humains les plus simples (tribus de chasseurs-cueilleurs) est le «&amp;nbsp;gossip&amp;nbsp;», ce commérage étant une forme primitive du réseau social permettant de capter de tous les signaux pertinents. (Sur l’évolution culturelle, voir par exemple des synthèses chez Boyd et Richerson 1985, Donald 1999, Dunbar, Knight et Power 1999, Plotkin 2002).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Pour le dire autrement, la libre copie des informations présentes dans le milieu naturel, social ou culturel soutient depuis son origine le développement humain, qu’il soit individuel ou collectif. Aux capacités d’imitation déjà présentes chez les autres primates sociaux et surexprimées chez l’humain s’ajoutent des capacités de compréhension et modification des informations imitées&amp;nbsp;: notre culture est à la fois mimétique, symbolique et théorique. Le mot que Newton reprend à Bernard de Chartres – &lt;i&gt;«&amp;nbsp;s'il m'a été donné de voir un peu plus loin que les autres, c'est parce que j'étais monté sur les épaules de géants&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; – ne s’applique pas qu’aux génies, mais à tout individu dont le développement cognitif dépend de l’appropriation spontanée de toutes les informations présentes dans son milieu.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;L’esprit humain est un système à copier l’information&amp;nbsp;; les moyens de communication sont une extension de cette disposition innée. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;De là un statut très particulier de l’information, que Richard Dawkins a exprimé en forgeant le concept de «&amp;nbsp;mème&amp;nbsp;»&amp;nbsp;par analogie avec les gènes&amp;nbsp;: l’évolution biologique est guidée par la transmission horizontale et (surtout) verticale des unités de programmation élémentaires que sont les gènes&amp;nbsp;; l’évolution culturelle est guidée par la transmission verticale et (surtout) horizontale des unités d’information élémentaires que sont les mèmes (Dawkins 1976). «&amp;nbsp;L’information veut être libre&amp;nbsp;» au sens où nos cerveaux sont programmés à la répliquer, de manière différentielle selon l’intérêt que nous y portons. Depuis le feu, la roue ou l’écriture jusqu’au best-seller, au tube ou au blockbuster, il suffit que les humains soient en contact les uns des autres pour que des informations circulent d’esprit en esprit, certaines avec une grande rapidité compte-tenu de l’utilité ou du plaisir qu’elles procurent à leurs émetteurs et récepteurs. (Un autre paradigme que le mimétisme, aboutissant au même constat, est celui de la contagion, cf. par exemple Sperber 1996&amp;nbsp;; voir cependant les critiques de Henrich, Boyd et Richerson 2008 pour un modèle pluraliste de la transmission culturelle).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Les journaux, les livres, les musiques, les jeux ou les films ne sont pas de simples informations, mais des agrégats complexes d’information. Cela ne change pas fondamentalement leur statut ni notre disposition à leur égard&amp;nbsp;: nous les partageons spontanément dans notre cercle de socialité primaire (famille, amis, proches) lorsque nous les apprécions, nous le faisons dans le cercle élargi de la socialité numérique puisque leur numérisation le permet pour une dépense quasi nulle de temps et d’énergie. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;Résumons&amp;nbsp;: anthropologiquement, technologiquement et économiquement, les conditions sont réunies pour que l’information devienne massivement libre et gratuite – ou le redevienne, puisque seule une courte parenthèse de l’époque moderne a prétendu imposer une propriété sur cette information. «&amp;nbsp;Imposer&amp;nbsp;» car la question est purement &lt;i&gt;politique&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;: depuis deux siècles, l’État a accordé un monopole temporaire d’exploitation à certains créateurs d’information en vue de leur garantir un revenu. On observe qu’avant cette intervention de l’État (et après la diffusion de l’imprimerie), le mouvement spontané a été la «&amp;nbsp;contrefaçon&amp;nbsp;», en réalité la réplication maximale de l’information, tout à fait conforme à ce que l’on peut attendre d’une société humaine.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;Dans ce monopole décidé et imposé par les pouvoirs publics s’est engouffrée une chaîne d’exploitation privée de la rareté artificiellement produite sur l’information. Cette solution affronte aujourd’hui ses limites car la numérisation a restauré le caractère spontané, simple et universel de la circulation d’information (la complexité est désormais dans les machines et les tuyaux, qui n’ont pas de problème particulier car ce sont des biens matériels rivaux pour lesquels la propriété est mieux adaptée). Il est légitime que des créateurs espèrent un revenu de leur travail, mais si la solution trouvée pour ce revenu aboutit à la criminalisation des masses, la non-assistance à populations en danger, l’obstruction ou l’exclusion des moyens de communication, on peut dire sans grand risque d’erreur que cette solution n’est pas viable à long terme pour la société qui l’adopte. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 84.65pt;"&gt;&lt;b&gt;Références citées&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Akerlof G (1970), &lt;a href="http://www.jstor.org/pss/1879431" target="_blank"&gt;The Market for "Lemons" : Quality Uncertainty and the Market Mechanism&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Quarterly Journal of Economics&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;, 84, 3, 488-500&amp;nbsp;; Boyd R, PJ Richerson (1985), &lt;i&gt;Culture and the Evolutionary Process&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, Chicago University Press&amp;nbsp;; Dawkins R (1976), &lt;/span&gt;&lt;i&gt;The Selfish Gene&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, Oxford University Press&amp;nbsp;; Donald M. (1999), &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Les origines de l'esprit moderne&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, DeBoeck&amp;nbsp;; Dunbar R, C Knight, C Power (1999), &lt;/span&gt;&lt;i&gt;The Evolution of Culture&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, Edinburgh University Press&amp;nbsp;; Henrich J, R Boyd, P. J. Richerson (2008), &lt;a href="http://www.sscnet.ucla.edu/anthro/faculty/boyd/HenrichBoydRichersonHumNat08.pdf" target="_blank"&gt;Five Misunderstandings about Cultural Evolution&lt;/a&gt;, &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Human Nature&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, 19, 119–137&amp;nbsp;; Plotkin H (2002), &lt;/span&gt;&lt;i&gt;The Imagined World Made Real. Toward A Natural Science of Culture&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, Penguin&amp;nbsp;; Sperber D (1996), &lt;/span&gt;&lt;i&gt;La contagion des idées&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, Odile Jacob&amp;nbsp;; Wiener N (2000, &lt;/span&gt;&lt;i&gt;1948, 1961&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;), &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Cybernetics&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, MIT Press.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-3499850282116837392?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/3499850282116837392/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/linformation-veut-etre-libre-apres-tout.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/3499850282116837392'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/3499850282116837392'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/linformation-veut-etre-libre-apres-tout.html' title='L&apos;information veut être libre (après tout)'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-5300492645410008772</id><published>2010-04-25T19:17:00.001+02:00</published><updated>2010-04-25T19:17:49.699+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S9R5NBn58PI/AAAAAAAABQY/bE9I1celIWc/s1600/DefenseSCNF.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S9R5NBn58PI/AAAAAAAABQY/bE9I1celIWc/s400/DefenseSCNF.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-5300492645410008772?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/5300492645410008772/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/blog-post_25.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5300492645410008772'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/5300492645410008772'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/blog-post_25.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S9R5NBn58PI/AAAAAAAABQY/bE9I1celIWc/s72-c/DefenseSCNF.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-1586401719031945469</id><published>2010-04-24T16:19:00.004+02:00</published><updated>2010-05-04T14:56:34.466+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théorie de l&apos;information'/><title type='text'>L'information comme vision du monde</title><content type='html'>En conclusion d’un chapitre sur les calculateurs et le cerveau, Norbert Wiener souligne&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;L’information est l’information, pas la matière ni l’énergie. Un matérialisme qui n’admet pas cela ne peut survivre aujourd’hui&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; (Wiener 2000, 132). Ce point de vue n’a pas vraiment triomphé pour le moment. Certes, les travaux fondateurs des Turing, Shannon, Neumann, McCulloch, Pitts, et donc Wiener ont fini par produire la numérisation du monde qui forme le basculement le plus étonnant de notre époque, avec comme effet secondaire «&amp;nbsp;l’information&amp;nbsp;» mise à toutes les sauces (société de l’information, économie de l’information, technologie de l’information, etc.). Mais en science, cette information n’est pas réellement constituée ou pensée comme concept physique central au même titre que la matière et l’énergie, comme l’espérait Wiener, malgré quelques prises de position célèbres en ce sens (le &lt;/span&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;it from bit&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; de &lt;a href="http://www.scientificamerican.com/article.cfm?id=pioneering-physicist-john-wheeler-dies" target="_blank"&gt;James Wheeler&lt;/a&gt; par exemple).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Et pourtant… il existe de l’information. Comme à l’époque de la première cybernétique, l’intuition nous en vient de l’émergence du système nerveux dans l’évolution biologique&amp;nbsp;: un organisme extrait par ses neurones de l’information sur son milieu interne et externe&lt;span style="color: black;"&gt;. Par exemple, le rouge est dans certaines circonstances naturelles un indicateur de dangerosité qui influe certains comportements : à la longueur d’onde électromagnétique définissant le rouge pour un type de récepteur sensoriel s’ajoute une propriété supplémentaire dans l’interaction entre un organisme et son milieu. &lt;/span&gt;Toutes les cellules échangent des signaux chimiques, mais les neurones semblent spécialisés dans l’extraction et la régulation des informations à travers des mécanismes végétatifs, perceptifs ou cognitifs. L’approche du cerveau comme «&amp;nbsp;organe de traitement de l’information&amp;nbsp;» domine aujourd’hui la théorie de la cognition (par exemple Buser et Lestienne 2001), de même qu'elle sous-tend les théories de l’évolution et de l’hérédité (Avery 2003) et l’exploration structurale-fonctionnelle du vivant en général (Nurse 2008).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Cette propriété est-elle une simple émergence locale du vivant – et tout récemment des machines conçues par lui&amp;nbsp;? Ou bien l’univers lui-même est-il structuré par de l’information, au-delà de notre approche énergie-matière ou particules-champs-forces&amp;nbsp;? Ces questions n’ont pas de réponse ferme, mais elles intéressent un nombre croissant de chercheurs (pour des synthèses en anglais, voir par exemple Siegfried 2001, Leff et Rex 2002, Von Bayer 2004&amp;nbsp;; en français voir Ségal 2003, Tricot 2008&amp;nbsp;; voir aussi les publications du site de &lt;a href="http://www.research.ibm.com/people/b/bennetc/chbbib.htm" target="_blank"&gt;Charles Bennett&lt;/a&gt;). La raison en est que le paradigme de l’information joue un rôle important dans divers champs scientifiques et technologiques, mais aussi que l’approche quantique de la physique continue d’interroger les limites de son approche classique. Le &lt;a href="http://arxiv.org/abs/hep-th/0203101" target="_blank"&gt;principe holographique&lt;/a&gt;, né de l’observation des propriétés quantiques des trous noirs, est un des exemples les plus connus d’une approche par l’information. Nous allons sans doute retrouver ces questions par un autre angle et dans un proche avenir&amp;nbsp;: la &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Moore%27s_law" target="_blank"&gt;loi de Moore&lt;/a&gt; qui soutient l’actuel développement informatique s’achemine vers un niveau atomique de miniaturisation où une théorie de l’information quantique sera nécessaire (Bennett et DiVincenzo 2000). Il ne s’agira pas d’une théorie logique, comme celle de Shannon, mais d’une théorie physique. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;L’émergence d’une telle théorie de l’information a de bonnes chances de bouleverser notre vision du monde – &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/le-degre-infini-de-lecriture.html" target="_blank"&gt;notre écriture et notre lecture du monde&lt;/a&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Références&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Avery J (2003), &lt;i&gt;Information Theory and Evolution&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;, Word Scientific Publishing&amp;nbsp;; Bennett CH, DP DiVincenzo (2000), &lt;a href="http://www.nature.com/nature/journal/v404/n6775/full/404247a0.html" target="_blank"&gt;Quantum information and computation&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Nature&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, 404, 247-255&amp;nbsp;; Buser P, R Lestienne (2001), &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Cerveau, information, connaissance&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, CNRS-Editions&amp;nbsp;; Leff H, AF Rex (dir) (2002), &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Maxwell's Demon 2: Entropy, Classical and Quantum Information, Computing&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, Taylor &amp;amp; Francis&amp;nbsp;; Nurse P (2008), &lt;a href="http://www.nature.com/nature/journal/v454/n7203/full/454424a.html" target="_blank"&gt;Life, logic and information&lt;/a&gt;, &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Nature&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, 454, 424-426&amp;nbsp;; Ségal J (2003), &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le Zéro et le Un : Histoire de la notion scientifique d'information au 20e siècle&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, Syllepses&amp;nbsp;; Siegfried T (2001), &lt;/span&gt;&lt;i&gt;The Bit and the Pendulum: From Quantum Computing to m Theory - The New Physics of Information&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, John Wiley &amp;amp; sons&amp;nbsp;; Tricot M (2008), &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le moment cybernétique : La constitution de la notion d'information&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, Champ Vallon&amp;nbsp;; Von Baeyer HC (2004), &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Information: The New Language of Science&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, Harvard University Press&amp;nbsp;; Wiener N. (2000, &lt;/span&gt;&lt;i&gt;1948, 1961&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;), &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Cybernetics&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, MIT Press.&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-1586401719031945469?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/1586401719031945469/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/linformation-comme-vision-du-monde.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/1586401719031945469'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/1586401719031945469'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/linformation-comme-vision-du-monde.html' title='L&apos;information comme vision du monde'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-3987672135499458098</id><published>2010-04-24T16:17:00.001+02:00</published><updated>2010-04-24T16:17:00.321+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S9L9Td16hKI/AAAAAAAABQQ/1oAV-IpTTlQ/s1600/Cablemetro.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S9L9Td16hKI/AAAAAAAABQQ/1oAV-IpTTlQ/s400/Cablemetro.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-3987672135499458098?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/3987672135499458098/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/blog-post_24.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/3987672135499458098'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/3987672135499458098'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/blog-post_24.html' title=''/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/S9L9Td16hKI/AAAAAAAABQQ/1oAV-IpTTlQ/s72-c/Cablemetro.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-933670645833000762.post-1037163357112977175</id><published>2010-04-22T06:14:00.010+02:00</published><updated>2010-05-04T14:57:02.177+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Propriété intellectuelle'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ACTA'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Copie privée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Droit d&apos;auteur et copyright'/><title type='text'>La conjuration des épiciers et des policiers (ACTA, suite pascalienne et voltairienne)</title><content type='html'>La version consolidée du &lt;a href="http://trade.ec.europa.eu/doclib/docs/2010/april/tradoc_146029.pdf" target="_blank"&gt;texte de travail du traité ACTA&lt;/a&gt; (accord commercial anti-contrefaçon) vient finalement d’être publiée par la Commission européenne (21 avril 2010), juste après le round de négociation en Nouvelle-Zélande. Cette publication de travaux jusqu’alors tenus screts, au mépris du droit de tout citoyen d’accéder aux documents administratifs, réglementaires ou légaux, fait suite à une pression internationale venue d’Internet, relayée par un vote du Parlement européen exigeant la transparence sur les tractations en cours.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 160.8pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 160.8pt;"&gt;A ce stade, juste deux observations de principe.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 160.8pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 160.8pt;"&gt;&lt;b&gt;D’abord, l’ACTA ne répond pas à une nécessité, mais à une visée hégémonique.&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Outre l’Organisation mondiale du commerce, il existe depuis 1967 une Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI / WIPO) qui représente 192 Etats et qui a produit 24 traités internationaux. L’OMPI est déjà critiquée pour sa gouvernance mondiale non-démocratique, l’ACTA aggrave encore la situation. Cet accord est une «&amp;nbsp;entente cordiale&amp;nbsp;» d’une poignée de pays riches et industrialisés, dont les décisions ne procèdent d’aucun débat réel sur les conditions de l’innovation et sur le partage de ses bénéfices économiques, sociaux ou culturels. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 160.8pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 160.8pt;"&gt;La &lt;a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/04/21/plus-de-deux-ans-de-negociations-secretes-sur-la-propriete-intellectuelle_1340525_651865.html" target="_blank"&gt;chronologie&lt;/a&gt; d’Acta rappelle cette évidence. Les premières cogitations devant aboutir à l’accord ont eu lieu en 2004 lors du &lt;a href="http://www.ccapcongress.net/Brussels.htm" target="_blank"&gt;Congrès global de Bruxelles pour combattre la contrefaçon&lt;/a&gt;. Le Congrès en question parle pudiquement d’une «&amp;nbsp;collaboration publique privée unique&amp;nbsp;» pour expliquer la présence d’acteurs privés dans sa co-organisation, en l’occurrence les lobbies industriels comme l’International Trademark Association ou le Global Business Leaders Alliance Against Counterfeiting. On avait cru comprendre depuis un certain temps que le politique ne servait plus guère aux arbitrages et équilibres locaux en vue d’un bien commun ; mais qu’il devienne si visiblement l’agent d’excécution des intérês privés confine au grotesque.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 160.8pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 160.8pt;"&gt;La poignée d’Etats qui a matérialisé cette intitiative en lançant le processus ACTA à partir de 2007, Etats au premier rang desquels on trouve les Etats-Unis et l’Union européenne, vise à l’évidence à court-circuiter une OMPI où les pays pauvres ou émergents pèsent trop lourd à leur goût. Cet unilatéralisme n’est pas sans rappeler dans un autre domaine la disqualifiation progressive de l’ONU quand certaines coalitions occidentales jugent nécessaires de mener des guerres punitives.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 160.8pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 160.8pt;"&gt;&lt;b&gt;Ensuite, l’ACTA ne sera pas applicable dans le domaine culturel et numérique.&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Pas plus que les précendents accords ou traités ou réformes formant les étapes de la guerre absurde du copyright. Dans l’histoire humaine, un contenu culturel, intellectuel ou informationnel a toujours pu être copié, prêté, donné&amp;nbsp;: et pour cause, circuler d’esprit en esprit est sa raison d’être. Le numérique rend cette circulation accessible en un clic&amp;nbsp;: il n’y a aucun «&amp;nbsp;vol&amp;nbsp;» dans ce geste, il s’agit du partage d’une création que l’on apprécie au moyen d’une technologie nouvelle justement destinée à ce partage. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 160.8pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 160.8pt;"&gt;Les revenus du créateur et de son producteur pourront de moins en moins provenir du contenu numérique lui-même, d’autres modèles économiques sont à inventer. Prétendre le contraire revient inexorablement à dire&amp;nbsp;: nous allons désormais surveiller étroitement chaque individu à seule fin que tout bien culturel soit réduit de force au statut de bien marchand confiné dans un terminal ; nous allons détruire la raison d’être du réseau Internet (donner accès aux contenus d’information, de culture et de connaissance), à seule fin de le transformer en une sorte de supermarché rempli de vigiles. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 160.8pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 160.8pt;"&gt;Cette perspective orwellienne doit être dénoncée pour sa stupidité, sa médiocrité et sa dangerosité. Et elle devrait être dénoncée au premier chef par les créateurs eux-mêmes. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 160.8pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 160.8pt;"&gt;&lt;span class="pag00000036st000195"&gt;Face à la conjuration des épiciers et des policiers, je laisse à Pascal et Voltaire le soin de conclure. Peut-être que le monde du livre, à la mémoire plus ancienne que ceux du cinéma ou de la musique, sera plus accessible à certaines évidences.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 160.8pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 160.8pt;"&gt;&lt;span class="pag00000036st000195"&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Certains&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt; &lt;span class="pag00000036st000196"&gt;auteurs&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000036st000197"&gt;parlant&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000036st000198"&gt;de&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000036st000199"&gt;leurs&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000036st000200"&gt;ouvrages&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000036st000202"&gt;disent&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000036st000203"&gt;:&lt;/span&gt; ‘&lt;span class="pag00000036st000204"&gt;mon&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000036st000205"&gt;livre,&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000036st000206"&gt;mon&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000036st000207"&gt;histoire,&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000036st000208"&gt;mon&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000036st000209"&gt;commen&lt;/span&gt;&lt;span class="pag00000036st000211"&gt;taire’.&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000036st000212"&gt;Ils&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000036st000213"&gt;sentent&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000036st000214"&gt;leurs&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000036st000215"&gt;bourgeois&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000036st000216"&gt;qui&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000036st000217"&gt;ont&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000036st000218"&gt;pignon&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000036st000220"&gt;sur&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000036st000221"&gt;rue&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000036st000222"&gt;et&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000036st000223"&gt;toujours&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000036st000224"&gt;un&lt;/span&gt; ‘&lt;span class="pag00000036st000225"&gt;chez&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000036st000226"&gt;moi’&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000036st000227"&gt;à&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000036st000228"&gt;la&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000036st000229"&gt;bouche,&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000036st000230"&gt;ils&lt;/span&gt;&lt;span class="pag00000037st000004"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="pag00000037st000005"&gt;feraient&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000006"&gt;mieux&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000007"&gt;de&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000008"&gt;dire&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000009"&gt;:&lt;/span&gt; ‘&lt;span class="pag00000037st000010"&gt;notre&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000011"&gt;livre,&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000012"&gt;notre&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000013"&gt;com&lt;/span&gt;&lt;span class="pag00000037st000015"&gt;mentaire,&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000016"&gt;notre&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000017"&gt;histoire’,&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000018"&gt;vu&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000019"&gt;que,&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000020"&gt;d'ordinaire,&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000021"&gt;il&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000023"&gt;y&lt;/span&gt;&amp;nbsp;a&amp;nbsp;&lt;span class="pag00000037st000024"&gt;en&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000025"&gt;cela&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000026"&gt;plus&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000027"&gt;du&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000028"&gt;bien&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000029"&gt;d'autrui&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000030"&gt;que&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000031"&gt;du&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000032"&gt;nôtre.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 160.8pt;"&gt;&lt;span class="pag00000037st000033"&gt;Pascal (&lt;i&gt;Pensées&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="pag00000037st000033"&gt;)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="pag00000037st000034"&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt; &lt;span class="pag00000037st000039"&gt;Il&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000040"&gt;en&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000041"&gt;est&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000042"&gt;du&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000043"&gt;livre&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000044"&gt;comme&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000046"&gt;du&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000047"&gt;feu&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000048"&gt;de&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000049"&gt;nos&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000050"&gt;foyers&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000051"&gt;:&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000052"&gt;on&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000053"&gt;va&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000054"&gt;prendre&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000055"&gt;ce&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000056"&gt;feu&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000057"&gt;chez&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000059"&gt;son&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000060"&gt;voisin,&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000061"&gt;on&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000062"&gt;l'allume&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000063"&gt;chez&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000064"&gt;soi,&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000065"&gt;on&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000066"&gt;le&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000067"&gt;commu&lt;/span&gt;&lt;span class="pag00000037st000069"&gt;nique&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000070"&gt;à&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000071"&gt;d'autres&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000072"&gt;et&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000073"&gt;il&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000074"&gt;appartient&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000075"&gt;à&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000076"&gt;tous.&lt;/span&gt; &lt;span class="pag00000037st000077"&gt;»&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 160.8pt;"&gt;Voltaire (&lt;i&gt;Lettres philosophiques&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;A lire sur le nouvel épisode ACTA :&lt;/b&gt; &lt;a href="http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39751057,00.htm" target="_blank"&gt;ZDNet&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.laquadrature.net/fr/acta-un-semblant-de-transparence-ne-legitime-rien" target="_blank"&gt;Quadrature du net&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.numerama.com/magazine/15556-acta-publication-officielle-d-un-texte-consolide-maj.html" target="_blank"&gt;Numerama&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/933670645833000762-1037163357112977175?l=moniphonematuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/feeds/1037163357112977175/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/la-conjuration-des-epiciers-et-des.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/1037163357112977175'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/933670645833000762/posts/default/1037163357112977175'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniphonematuer.blogspot.com/2010/04/la-conjuration-des-epiciers-et-des.html' title='La conjuration des épiciers et des policiers (ACTA, suite pascalienne et voltairienne)'/><author><name>C.</name><email>noreply@blo
